lundi 24 décembre 2018

Revue.

L'année tirant (déjà) à sa fin, le moment me semble venu de faire le point sur les travaux qui s'étirent autour de cette extrapolation des Forges de Vireux.

La  façon que j'ai trouvée la meilleure, c'est de situer les étapes de la démarche sur un extrait de la photographie aérienne datée de 1961 qui nous a déjà bien aidé jusqu'ici.
Les numéros que j'y ai disposés renvoient à ces étapes.


1 - Au tout début est un essai carton du bâtiment survivant. Je le suppose ayant abrité les soufflantes. C'est bien possible. Quelques modifications seront nécessaires sur le bâtiment définitif.

2 - Le bunker des cases à minerais, autre témoin, a suivi. A ce stade, j'ai construit un module qui pourrait héberger les éléments centraux et qui se rapproche de la configuration des lieux.

3 - sur le relief dans lequel les cases à minerais sont incluses, j'ai posé les voies d'approvisionnement, suivies par une représentation des voies de l'étage inférieur aussi fidèle que possible.

4 - après avoir localisé les traces du socle du haut-fourneau, j'ai entrepris d'en construire un qui n'est certainement pas représentatif des originaux (car il y en a eu deux au dix-neuvième siècle) qui étaient en maçonnerie cerclée surmontée d'une sorte de balcon pour alimenter le fourneau.
Sans doute pas loin de celui qui a été reconstruit après les dégâts de 1917-18 et qui devait être blindé et entouré d'une cage. C'est de cela que j'ai 3 documents...
En dessous, on distingue les traces de ce qui aurait pu être 3 cowpers. C'est logique, mais je n'ai jamais vu sur photo que deux cowpers, alors, on dira que la troisième trace, c'est la base de la cheminée que je ne situe pas autrement. Ça m'arrange car tout cela prend de la place.
Le bloc HF et annexes a été glissé vers les cases et le bâtiment des soufflantes pour la même raison.

5 - la voie qui monte au niveau surplombant noté au point 3 était posée provisoirement, mais si je
respectais l'ascension qui débute après avoir passé devant le bâtiment survivant, j'avais un problème de longueur de rampe. J'ai donc amorcé cette montée (à un bon 3% quand même) depuis le bord du module. On en reparlera quand je construirai les modules concernés.
A noter que la voie entre cette dernière et le Viroin n'est pas reprise.

La construction des éléments : HF, cowpers, pot à poussières etc...a pris un certain temps et demande encore beaucoup de travaux.
Afin de ne pas surcharger l'image, je vais continuer la promenade sur un nouvel exemplaire.


6 - Il faut bien que les wagons arrivent en haut des cases à matières, on a parlé de la rampe au point 5. La suite nécessite la construction de deux nouveaux modules et c'est à peu près à ce niveau que l'ascension continue sur le premier de ces deux modules.

7 - J'ai installé un aiguillage à ce niveau. Il n'existait pas, mais il me permet de placer en parallèle de la voie ascendante, la portion de cette voie ascendante qui après avoir dépassé un aiguillage à rebours permettant de continuer l'ascension en tiroir, continuait jusqu'au crassier. Voir l'image qui reprend toute l'usine.

8 - Sur un nouveau module (nous sommes hors champ de l'image) un aiguillage permet par rebroussement de gagner encore un peu d'altitude, je viens d'en parler.
Par ce stratagème absolument conforme à la réalité, la voie arrive au niveau supérieur des trémies et avant de les surplomber,

9 - un nouveau rebroussement conduit à deux voies d'attente (wagons en attente de vidage ou wagons en attente de descente après vidage).
Ces voies étaient en réalité visibles sur le plateau, plus longues et plus nombreuses.

10 - Un aiguillage permet ensuite le doublement de la voie qui au premier module surmonte les trémies.

11 - en contre-bas du mur de soutènement, j'ai gardé ces trois cases à matières qui n'existent plus actuellement. Je les ai déplacés à l'endroit où foisonnent des petites cabanes à côté du bâtiment survivant. Elles occupent la place entre la talus de la voie en montée et le chemin d'accès qui court au pied du dit mur.
On reste jusqu'ici, quasi dans la réalité du site.

12 - le crassier est représenté en bout du troisième module en contrebas de la voie en tiroir.
On a adapté la réalité afin de raccourcir l'emprise.


Nous sommes arrivés aux butoirs du fond de la boucle que dessine le Viroin. Le haut-fourneau peut recevoir sa nourriture et il peut évacuer ses déchets.
On peut encore rêver de cette boucle de la rivière et de la centrale qu'elle anime, mais cela ne pourra se faire que dans le contexte des modules frontaux qui comporteront la ligne 132 et l'entrée dans le tunnel de Najauge. Tout ça est loin...


13 - retour sur le module du haut-fourneau.
Il faut donc maintenant imaginer que le haut-fourneau et ses accessoires occupent la place du pont transbordeur (disparu à l'heure actuelle) et en 13 on aborde le problème du vent.
Là courent les gros tuyaux entre les cowpers et la circulaire, entre les soufflantes et les cowpers au pieds desquels sont les vannes qui commandent l'accès des fumées aux carneaux (c'est bien ceux là, je n'ai pas besoin de m'en occuper, ils sont en sous-sol...)

14 - de l'autre côté des éléments HF j'ai commencé l'arrivée des gaz dont la combustion va chauffer les ruchages des cowpers.
Les bâtiments et le réservoir qui sont juste en dessous du rond rouge 14 étaient prévus à l'origine pour devenir le système de pompage dans le Viroin (c'était sans doute vrai) mais ils vont passer sur un module nouveau.
Leur place est occupée par une tour de lavage. J'ai expliqué pourquoi j'introduisais un lavage des gaz dont je n'ai aucun témoignage.
Pour cette partie et d'autres choses à venir qui vont avec, nous sommes hors réalité.
Mais ce haut-fourneau n'a t'il pas été arrêté dans les années 30 ?
Alors...


Et au delà de ces projets qui ne feront qu'attendre, sans doute... nous terminons cette année en découvrant des lards. Les lards italiens.
Nous avions connaissance du Colonnata, nous l'avons cherché difficilement. Trouvé, goûté, c'est excellent mais on lui a peut-être taillé un costume qui doit à la promotion du produit ?
Il y a peu, c'est le Guanciale que nous avons trouvé. Et fumé de surcroît. C'est franchement  délicieux. Nous en avons revu (et acheté) non fumé, chez un marchand de la rue de Montorgueil (une rue intéressante pour ce qui est des choses de bouche)
 Toute Italienne qui est une vraie Italienne et c'est valable pour un Italien aussi vous dira immédiatement que c'est l'ingrédient de la pasta a la carbonara. Nous on savait pas... honte...
c'est délicieux tel que, mais avec de l’œuf poché... c'est mortel.
Et ce samedi, c'est à Sedan que nous avons trouvé le lard sicilien marbré : un peu dans le genre, mais ce n'est pas de la joue, ce doit être du lard de poitrine assemblé en couches et avec une belle connotation poivrée.
Le voici dans un emploi que nous lui avons trouvé :
il recouvre un filet de chevreuil préalablement mariné et va l'accompagner dans sa cuisson. Le lard est visible dans le coin inférieur gauche.

Bon...ben voilà, l'affaire est pliée, le filet va être découpé

on va accompagner classiquement avec des cèpes

et tout ça parait bien sympathique. Cela permet de se mettre dans l'ambiance des fêtes.

et nous allons parler du vin qui accompagne, c'est Collioure "les Clos de Paulilles" un vin qu'on vendange au bord de la mer autour de l'anse de Paulilles entre Port-Vendres et Banyuls.
C'est un assemblage de Grenache (ça va de soi) de Syrah et de Mourvèdre. Du bon et bien calculé, Wine Advocate le crédite de 92/100 (cote Parker) et il les mérite. 2016 à boire dès maintenant.

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