dimanche 30 décembre 2018

les tubes de la fin de l'année

voilà, encore un petit peu de boulot, mais je pense que ce sont les derniers travaux de l'année.
Ça devient fragile pour chipoter là dedans...





deze zijn waarschijnlijk laatste werk van het jaar ...
Met een beetje courrage en standvastigheid, nadat, we zullen nieuwe industrievelden 
te veroveren in de richting van de Maas, de staalfabriek ...
Ik denk zelfs niet aan walserijen
et voilà

I think these are really the last jobs of the year ...
With a little courage and consistency, after, we will conquer new territories to the Meuse,
the steel mill ...
I do not even think of rolling mills
et voilà...

Ich denke, das sind wirklich die letzten Werke des Jahres ...
Mit etwas Mut und Konsequenz werden wir danach neue Gebiete an der Maas, dem Stahlwerk erobern...
Ich denke nicht einmal an Walzwerke
und voilà ...

Creo que estan realmente las últimas obras del año ...
Con un poco de coraje y consistencia, conquistaremos nuevas áreas en direction Meuse, la acería ...
Ni siquiera pienso en laminadores.
et voilà ...

lundi 24 décembre 2018

Revue.

L'année tirant (déjà) à sa fin, le moment me semble venu de faire le point sur les travaux qui s'étirent autour de cette extrapolation des Forges de Vireux.

La  façon que j'ai trouvée la meilleure, c'est de situer les étapes de la démarche sur un extrait de la photographie aérienne datée de 1961 qui nous a déjà bien aidé jusqu'ici.
Les numéros que j'y ai disposés renvoient à ces étapes.


1 - Au tout début est un essai carton du bâtiment survivant. Je le suppose ayant abrité les soufflantes. C'est bien possible. Quelques modifications seront nécessaires sur le bâtiment définitif.

2 - Le bunker des cases à minerais, autre témoin, a suivi. A ce stade, j'ai construit un module qui pourrait héberger les éléments centraux et qui se rapproche de la configuration des lieux.

3 - sur le relief dans lequel les cases à minerais sont incluses, j'ai posé les voies d'approvisionnement, suivies par une représentation des voies de l'étage inférieur aussi fidèle que possible.

4 - après avoir localisé les traces du socle du haut-fourneau, j'ai entrepris d'en construire un qui n'est certainement pas représentatif des originaux (car il y en a eu deux au dix-neuvième siècle) qui étaient en maçonnerie cerclée surmontée d'une sorte de balcon pour alimenter le fourneau.
Sans doute pas loin de celui qui a été reconstruit après les dégâts de 1917-18 et qui devait être blindé et entouré d'une cage. C'est de cela que j'ai 3 documents...
En dessous, on distingue les traces de ce qui aurait pu être 3 cowpers. C'est logique, mais je n'ai jamais vu sur photo que deux cowpers, alors, on dira que la troisième trace, c'est la base de la cheminée que je ne situe pas autrement. Ça m'arrange car tout cela prend de la place.
Le bloc HF et annexes a été glissé vers les cases et le bâtiment des soufflantes pour la même raison.

5 - la voie qui monte au niveau surplombant noté au point 3 était posée provisoirement, mais si je
respectais l'ascension qui débute après avoir passé devant le bâtiment survivant, j'avais un problème de longueur de rampe. J'ai donc amorcé cette montée (à un bon 3% quand même) depuis le bord du module. On en reparlera quand je construirai les modules concernés.
A noter que la voie entre cette dernière et le Viroin n'est pas reprise.

La construction des éléments : HF, cowpers, pot à poussières etc...a pris un certain temps et demande encore beaucoup de travaux.
Afin de ne pas surcharger l'image, je vais continuer la promenade sur un nouvel exemplaire.


6 - Il faut bien que les wagons arrivent en haut des cases à matières, on a parlé de la rampe au point 5. La suite nécessite la construction de deux nouveaux modules et c'est à peu près à ce niveau que l'ascension continue sur le premier de ces deux modules.

7 - J'ai installé un aiguillage à ce niveau. Il n'existait pas, mais il me permet de placer en parallèle de la voie ascendante, la portion de cette voie ascendante qui après avoir dépassé un aiguillage à rebours permettant de continuer l'ascension en tiroir, continuait jusqu'au crassier. Voir l'image qui reprend toute l'usine.

8 - Sur un nouveau module (nous sommes hors champ de l'image) un aiguillage permet par rebroussement de gagner encore un peu d'altitude, je viens d'en parler.
Par ce stratagème absolument conforme à la réalité, la voie arrive au niveau supérieur des trémies et avant de les surplomber,

9 - un nouveau rebroussement conduit à deux voies d'attente (wagons en attente de vidage ou wagons en attente de descente après vidage).
Ces voies étaient en réalité visibles sur le plateau, plus longues et plus nombreuses.

10 - Un aiguillage permet ensuite le doublement de la voie qui au premier module surmonte les trémies.

11 - en contre-bas du mur de soutènement, j'ai gardé ces trois cases à matières qui n'existent plus actuellement. Je les ai déplacés à l'endroit où foisonnent des petites cabanes à côté du bâtiment survivant. Elles occupent la place entre la talus de la voie en montée et le chemin d'accès qui court au pied du dit mur.
On reste jusqu'ici, quasi dans la réalité du site.

12 - le crassier est représenté en bout du troisième module en contrebas de la voie en tiroir.
On a adapté la réalité afin de raccourcir l'emprise.


Nous sommes arrivés aux butoirs du fond de la boucle que dessine le Viroin. Le haut-fourneau peut recevoir sa nourriture et il peut évacuer ses déchets.
On peut encore rêver de cette boucle de la rivière et de la centrale qu'elle anime, mais cela ne pourra se faire que dans le contexte des modules frontaux qui comporteront la ligne 132 et l'entrée dans le tunnel de Najauge. Tout ça est loin...


13 - retour sur le module du haut-fourneau.
Il faut donc maintenant imaginer que le haut-fourneau et ses accessoires occupent la place du pont transbordeur (disparu à l'heure actuelle) et en 13 on aborde le problème du vent.
Là courent les gros tuyaux entre les cowpers et la circulaire, entre les soufflantes et les cowpers au pieds desquels sont les vannes qui commandent l'accès des fumées aux carneaux (c'est bien ceux là, je n'ai pas besoin de m'en occuper, ils sont en sous-sol...)

14 - de l'autre côté des éléments HF j'ai commencé l'arrivée des gaz dont la combustion va chauffer les ruchages des cowpers.
Les bâtiments et le réservoir qui sont juste en dessous du rond rouge 14 étaient prévus à l'origine pour devenir le système de pompage dans le Viroin (c'était sans doute vrai) mais ils vont passer sur un module nouveau.
Leur place est occupée par une tour de lavage. J'ai expliqué pourquoi j'introduisais un lavage des gaz dont je n'ai aucun témoignage.
Pour cette partie et d'autres choses à venir qui vont avec, nous sommes hors réalité.
Mais ce haut-fourneau n'a t'il pas été arrêté dans les années 30 ?
Alors...


Et au delà de ces projets qui ne feront qu'attendre, sans doute... nous terminons cette année en découvrant des lards. Les lards italiens.
Nous avions connaissance du Colonnata, nous l'avons cherché difficilement. Trouvé, goûté, c'est excellent mais on lui a peut-être taillé un costume qui doit à la promotion du produit ?
Il y a peu, c'est le Guanciale que nous avons trouvé. Et fumé de surcroît. C'est franchement  délicieux. Nous en avons revu (et acheté) non fumé, chez un marchand de la rue de Montorgueil (une rue intéressante pour ce qui est des choses de bouche)
 Toute Italienne qui est une vraie Italienne et c'est valable pour un Italien aussi vous dira immédiatement que c'est l'ingrédient de la pasta a la carbonara. Nous on savait pas... honte...
c'est délicieux tel que, mais avec de l’œuf poché... c'est mortel.
Et ce samedi, c'est à Sedan que nous avons trouvé le lard sicilien marbré : un peu dans le genre, mais ce n'est pas de la joue, ce doit être du lard de poitrine assemblé en couches et avec une belle connotation poivrée.
Le voici dans un emploi que nous lui avons trouvé :
il recouvre un filet de chevreuil préalablement mariné et va l'accompagner dans sa cuisson. Le lard est visible dans le coin inférieur gauche.

Bon...ben voilà, l'affaire est pliée, le filet va être découpé

on va accompagner classiquement avec des cèpes

et tout ça parait bien sympathique. Cela permet de se mettre dans l'ambiance des fêtes.

et nous allons parler du vin qui accompagne, c'est Collioure "les Clos de Paulilles" un vin qu'on vendange au bord de la mer autour de l'anse de Paulilles entre Port-Vendres et Banyuls.
C'est un assemblage de Grenache (ça va de soi) de Syrah et de Mourvèdre. Du bon et bien calculé, Wine Advocate le crédite de 92/100 (cote Parker) et il les mérite. 2016 à boire dès maintenant.

lundi 10 décembre 2018

à bout de souffle...

pas tout à fait, mais il en faut…  du souffle...
Mais pourquoi donc n'ais-je pas choisi de représenter une petite gare rurale  :
Deux, un quai, un vague piquet avec les présumés horaires, un distributeur de billets avec un panonceau  – définitivement en panne -
Ah oui, aussi une voiture de navetteur montée sur quatre blocs en béton.  Ça évite de devoir représenter les roues, c'est compliqué les roues, en plus la caisse sur des blocs, ça fait réaliste :-(

Bah… revenons à la dure réalité. C'est p'têt que du vent, mais faut le faire… le vent.
Pour le lavage des gaz, j'ai du inventer, enfin j'ai un peu copié sur ce qu'on trouve au U 4 de Uckange.
Copié dans les grandes lignes parce que c'est compliqué une tour de lavage. Pendant que laborieusement je fabriquais et fixais les rambardes en fil de 3/10, j'essayais d'imaginer leur place dans l'ensemble. J'étais tout heureux de pouvoir occuper le  peu d'espace entre la voie qui monte au plateau et une voie qui vient du bloc HF, mais les diverses simulations que j'ai pu faire en cours de travail m'ont convaincu de l’exiguïté de la place disponible.

Du fait cette tour a migré à la place où je prévoyais de construire le bâtiment des pompes



Je devais aussi trouver un endroit où stocker un cubage de gaz qui peut faire volant entre la production et la consommation.
Ça devait exister un gazomètre, je crois savoir que Vireux a aussi utilisé une unité gazogène lorsque un HF n'était pas en fonction (1895-1913 et après 1932)
Résultat de ces réflexions, le gaz lavé ira vers le module suivant, on y trouvera aussi le bâtiment des pompes qui cède sa place à la tour de lavage. Faut de la place tout de même !
Et, de  retour depuis le gazomètre le gaz de HF arrive au pied des cowpers. J'ai essayé de reproduire une vanne avec la partie mâle d'un bouton pression de 5 mm.
C'est pas génial, mais de loin ça le fait…

Ne possédant à nouveau aucune documentation, n'appréhendant pas suffisamment le principe de fonctionnement d'un gazomètre, je me suis tourné vers ma source principale de renseignements sidérurgiques :
qui m'aide beaucoup dans l'élaboration plausible de mes Forges de Vireux au 1/160

À  quoi sert  un  Gazomètre  ?  ...
Il  a  deux  rôles:
— maintenir le Réseau de Gaz H.F. en pression;
— servir  de  réservoir  tampon  pour écrêter  les  variations  de  consommation  dans l'Usine  et  de  ce  fait  optimiser  le  placement  du Gaz.
Le rôle du Gazomètre est donc double :
1-  permettre  le  stockage  de  l'excédent  de production   quand   elle   est   supérieure   à   la demande et, dans le cas inverse, assurer l'alimentation des secteurs consommateurs;
2- régulariser  la  pression  dans  le  Réseau  de distribution.
La  capacité  des  Gazomètres  est  telle  qu'elle doit  donner  une  sécurité  de  marche  suffisante,  surtout  dans  le  cas  d'un  arrêt  imprévu  des extracteurs de gaz

Les Gazomètres sont de trois sortes:
- les Gazomètres humides, les plus anciens et  les  plus  répandus,  constitués  par  une  cuve en  Tôle  remplie  d'eau  où  flotte  une  cloche  à une  ou  plusieurs  levées  télescopiques  contenant le Gaz à stocker;
-  les  Gazomètres  secs,  constitués  d'un  cylindre  vertical  dans  lequel  un  piston  mobile flotte au-dessus du Gaz emmagasiné, montant ou descendant suivant les variations du volume  de  Gaz
- les Gazomètres sous pression, n général de  forme  sphérique,  dans  lesquels  le  Gaz  est emmagasiné   sous   des   pressions   atteignant plusieurs dizaines de kg/cm2.

Pour ce qui est du modèle, j'ai eu la chance de trouver une photographie du feu gazomètre de la cokerie d'Anderlues. Merci Vincent Duseigne alias Tchorski 

Sa simplicité relative et son encombrement me permettront d'essayer de restituer sa silhouette sur le futur module voisin.
Un problème surgit : je dois trouver un endroit où placer ce gazomètre et voir quelle taille  vraisemblable  lui donner. C'est un travail de simulation sur plan  afin d'avoir une idée plus précise.
Le voilà par exemple en position centrale

Mais je ne rejette pas une position en fond de module ou dans le coin gauche à l'avant-plan.
Encore une décision à prendre…
L'aciérie n’apparaîtra ainsi que sur un module supplémentaire, c'est bien vrai qu'une usine sidérurgique est un monstre !
En attendant, les travaux se poursuivent et les cowpers ont reçu les vannes du vent chaud et la passerelle qui les sert.
oufti ! qu'est ce que ça s'oxyde vite





niet echt buiten adem, maar ik ben nog steeds druk bezig met het ontwerp van de gasleidingen en een minimum aan scrubben van deze gassen.
Ik heb geen documenten, dus geen referentie die me dwingt een duidelijk omschreven pad te volgen ..
Als gevolg daarvan heb ik plezier bij het creëren van een plausibele situatie.

not really out of breath, but I'm still busy with the design of the gas lines and a minimum of scrubbing of these gases.
I do not have any documents, so no reference that compels me to follow a well-defined path ...
As a result, I have fun creating a plausible situation.

nicht wirklich außer Atem, aber ich bin immer noch mit dem Design der Gasleitungen und einem Minimum an Reinigung dieser Gase beschäftigt.
Ich habe keine Dokumente, also keinen Hinweis, der mich dazu zwingt, einen genau definierten Weg zu gehen ...
Deshalb habe ich Spaß daran, eine plausible Situation zu schaffen.

No estoy realmente sin aliento, pero todavía estoy ocupado con el diseño de las líneas de gas y un mínimo de lavado de estos gases.
Tengo ningún documento, por lo que hay ninguna referencia que me obligue a seguir una ruta bien definida ...
Como resultado, me divierto creando una situación plausible.