dimanche 18 août 2019

Le mythe de la caverne

Certains diront la parabole...
dans ma jeunesse, c'était le mythe... on garde le mythe.
Grosse différence, dans ce cas, dehors sont les copeaux, c'est ce qui est dedans qui est ignoré.
Nous n'allons pas ergoter, j'écrivais que j'avais à disposition une billette de cerisier qui allait sans doute me permettre de tourner une pièce selon les prévisions.
J'avais cette billette, mais absolument inadéquate. Alors, j'ai pensé à autre chose, mais voilà, lors du creusage, la complexité de cette caverne en question m'a amené à tirer ces photos
 et à remettre à plus tard une décision finale. Enfin, un projet de décision finale.
Je pensais faire un creusage au travers la cavité installée par l'âge dans ce tronc de cerisier. Le phénomène est plus fréquent chez les pruniers et les pommiers.
La situation de ce creux et son développement ne m'ont pas permis ce travail. J'avais en seconde intention l'idée d'une coupe "aérée" par deux pertuis. J'avais commencé le travail dans ce sens...
Mais... comme bien souvent, l'aspect que prenait ce chaos, et les photos de la caverne au cours du travail, tout cela a fait naître une troisième solution.

La fragilité était acquise en même temps que germait l'idée. Résultat, certains éléments se sont trouvés imponçables avant que d'être pensés. On fera avec.
L'objet se finalisant, éclatait l'idée d'un titre... je voyais un trajet traversant.
Pas difficile, ça saute aux yeux... chtak !
mais ne soyons pas trop sinistre et remettons les choses à l'endroit




mardi 13 août 2019

Au fil de l'eau...

nous commencerons par suivre le fil. C'est plus qu'un jeu de mots, c'est la réalité.

Pour marquer ce jour, le 7 août, nous avons rejoint une destination depuis longtemps envisagée : Fontenoy-le-Château.
C'est dans la Vôge, une région située en gros entre Épinal et Vesoul, ce sont les confins sud-ouest des Hautes-Vosges, l'eau y coule vers la Méditerranée par l'entremise de la Saône.
Nous y avions déjà marqué un court arrêt en 1998, c'est ainsi que nous savions y trouver un musée de la broderie.
J'ai dit : entre Épinal et Vesoul, c'est donc par Épinal, ville encore quasi inconnue par nous que le périple va débuter. Il pleuvait des cordes, aussi, nous n'avons pas exposé d'appareils photo au déluge, et c'est avec une image extraite de la toile que nous aborderons brièvement la basilique Saint Maurice
ne vous fiez pas aux ogives, en gros c'est du Roman solidement campé.
C'est juste en face que nous avons pris des forces au restaurant "In Extremis" (c'est son nom)
on se lave les mains !
et on peut suivre le fil...
on notera que la broderie est réalisée à une échelle proto-industrielle mais les brodeuses travaillent à leur domicile. Un peu comme la filière coutellerie pratiquait à Thiers et ses environs ou l'armurerie à Liège










Dans le village, on trouve les traces d'un passé.........


Fontenoy-le-Château est traversé par le canal de l'Est, rebaptisé ici canal des Vosges.
certaines des maisons qui bordent le canal , sans être des hôtels particuliers, loin de là, sont quand même presque blasonnées
et c'est ce canal qui, demain, de fil en aiguille va nous conduire au bord de l'eau
depuis la "rue au bord de l'eau" photographiée hier, le canal monte vers Épinal et pour cela il doit passer une tranchée
pour permettre aux habitants de hameaux de rejoindre un moulin, on leur a construit une passerelle
un coude à 90 ° et on longe la manufacture royale de ferblanterie
un peu plus loin on peut passer sur l'autre rive et nous essayons de rejoindre cette manufacture en "tous terrains"
peine perdue, le Coney, la rivière qui longe et alimente le canal nous fait obstacle. Mais on en reparlera tout à l'heure. Après la rencontre d'un nid avorté ou en cours, va savoir
il est temps de rejoindre Fontenoy, de nous alimenter, de revoir une sympathique brodeuse 
et de décider une visite à la manufacture que nous avons découverte.
en voiture et par l'autre bord...

c'est en réalité un peu à l'abandon, les locaux qui abritaient la fabrication sont occupés par un ensemble hétéroclite d'objets, de machines, d'affiches qui sont en attente d'un rangement dans un écomusée tournant autour de la ferblanterie.
J'ai noté :
une machine pour fabriquer les clous à partir d'un fil d'acier
dont nous avions trouvé un explicatif hier au musée de Fontenoy.
La photographie qui suit montre bien l'arbre qui rapproche ou écarte les cames à galets du schéma (à la gauche de l'explication)


il y a des tas d'autres trucs, mais en voici un qui m'intéresse particulièrement.
Je suis certain qu'il vient d'ailleurs, car il n'y avait pas de fonderie ici.
Si ce n'est pas franchement un tour de modeleur, son poids et son gabarit autorisent son utilisation comme tel.

un dernier regard sur le site avec un atelier à shed longé par le canal de sortie des eaux du bief, et nous reprendrons la route du Nord.

samedi 10 août 2019

Damas et verre

Encore que, c'est plutôt le verre qui justifie cette exposition qui se tient dans l'ancien casino de Dinant.

Les passeurs de lumière... le titre est bien dans la couleur :-) des propos déjà entendus lors d'interviews de Bernard Tirtiaux l'un des deux protagonistes de cette belle exposition.
Passionné par le vitrail, on en trouve fatalement un, ouvert sur la grisaille de la rue qui est sous un déluge rare...
mais le vitrail ne sera pas vraiment le fil conducteur,
on y trouvera surtout des empilements de plaques de verre dont le décalage crée le jeu de lumière


on pourra même trouver une pièce inspirée de la vague d'Hokusai ce qui introduit la suite....

Grzegorz Gurgul, le second acteur, lui, va nous conduire sur les chemins du damas
car, ses disques en verre colorés aux sels de métaux précieux, sont présentés sur socle en damas


et cela ne fait il pas penser au Mokume ou au Itame du grain des lames japonaises ?
Ici, l'effet est donné par les métaux différents soudés dans la trousse. C'est très bien expliqué dans le site auquel le lien renvoie.
Pour les lames, cet effet est du au mille-feuille créé lors des plis et replis de l'acier. Au fond, un peu comme le damas, mais avec une seule nuance d'acier.
Alors, là, on quitte le verre et on admire les lames



au fond, on est un peu dans la continuité de la page précésente ?

dimanche 4 août 2019

De bois et de fer

De bois d'abord, car les derniers seront les premiers... je n'en suis pas si certain que ça, mais faisons "comme si"
Pour garder la main, enfin, pour essayer... Du tronc du cerisier que nous avons été contraints de faire démonter parce qu'il mettait la serre en danger lors de chaque coup de chien,
 ce tronc était creux sur une portion. J'ai tenté d'exploiter ce creux. Je ne suis pas entièrement satisfait, mais je crois que je possède une autre bille qui présente cette situation. Alors on verra peut-être.
C'est en tout cas une fois de plus l’opportunité de découvrir combien une pièce peut selon sa présentation, montrer des aspects différents. combien elle peut être diverse.


Il n'y a pas bien longtemps, les événements m'ont replongé dans le monde des couteaux...
Attention, une lame est souvent bien plus dangereuse qu'elle en a l'air. Surtout lorsqu'il est question de passion, s'il existe des crimes passionnels, il existe également des addictions passionnelles.

Alors voilà l' histoire : après la page en question, j'ai recherché, j'ai retrouvé d'autres couteaux que j'avais fabriqués à l'époque. J'en avais déjà présenté un sur un site coutelier. Ses photographies ont disparu avec le temps, mais je retrouve une illustration que j'avais glissée sur un forum de tournage
là, il est à son mieux, mais lorsque je l'ai découvert avec un de ses grands frères
il a obstinément refusé de sortir du fourreau. En cause des traces d'oxydation malgré un huilage de rangement; Cet acier d'obus aurait il  par delà le feu de la forge, le martelage, la trempe... gardé des éléments de son histoire qui le rendraient plus prompt à s'oxyder ? Je n'ai pas de réponse.
Le voici décoincé et soigné en première urgence

le grand frère, stocké dans les mêmes conditions a lui mieux passé les années
son acier ne vient pas d'un champ de bataille, c'est simplement de l'acier à ressort forgé et émouturé à la meule
Dans les deux cas, manche (tsuka) et foureau (saya) sont en buis. Les entrées de fourreau (koiguchi) sont en os comme les gardes des manches (fuchi) . Les Habakis sont en cuivre, l'un fabriqué avec du feuillard et le plus grand tiré d'un tronçon de tuyau domestique recuit.
Les Mekugis sont en bois exotique pour le petit et en bambou pour le grand. Voilà, vous savez tout, tout sur mes kaikens
et pour plus, il n'y a qu'à suivre le lien.

Et puisque les couteaux sont tirés...
celui ci est mon premier pliant.


Il vient de loin, la queue a été battue sur un coupon de rail (qui assez curieusement provient de la gare de Vonêche...le destin ?) le manche est en buis de sous le Château-Thierry et la lame qui n'a pas été forgée sort d'une lame de scie circulaire ramenée de Ténériffe (c'était avant la proscription de l'acier dans les avions). Condensé très hétéroclite témoin du début des années 70.
Et le temps z'est passé...

hout en ijzer
handwerk, deels oud, deels recent. Met geen andere ambitie dan het plezier om te doen

wood and iron
handicrafts, some old, some recent. With no other ambition than the pleasure of doing them

Holz und Eisen
Kunsthandwerk,  alt und neu. Mit keinem anderen Ehrgeiz als dem Vergnügen, zu tun

madera y hierro
artesanías, algunas antiguas, algunas recientes. Sin otra ambición que el placer de hacerlas.