vendredi 27 novembre 2020

Rouge Novembre

ça fait quelque temps que le terrain n'a plus évolué.
Petits travaux de détail pour le plaisir, des rêves éveillés au sujet de l'aciérie, des plans afin que ça colle au mieux à ce qui a du exister en réalité, tout en restant réalisable.
Un peu de travail sur matériel et c'est tout.
Les rails s'arrêtent ici, les voies sont numérotées afin de suivre le projet : 

Mais le projet reste vivant et j'ai commencé à déblayer la table de travail pour attaquer ce fameux module dont je livrais le plan sur un autre post.
Je le reprends ici pour plus de clarté, 

afin de voir si la longueur théorique de ce module peut être un peu raccourcie je vais essayer un montage à plat.
Ce ne sont pas les différences de niveau qui restent en dessous des 10 mm qui vont changer grand chose.
J'ai écrit ce qui précède il y a deux jours :roll: .
Deux jours pour me rendre compte que je rêvais tout éveillé. Pas possible de faire moins long...
On va s'en apercevoir en regardant la photo du projet avec les coupons de rails et les appareils de voie dans la position qu'ils devront occuper

 La voie 1 est à l'aise, elle converge avec la voie d'accès à l'usine.
L'aiguillage suivant conduit vers la gauche à un faisceau de voies qui occupera la partie avant du module aciérie, module en suite encore à planifier et à construire.
Continuer tout droit nous fait croiser les rails qui viennent du haut-fourneau.
L'aiguillage suivant permet aux poches de laitier des convertisseurs d'être évacuées.
En continuant on passe sur le module aciérie ou une aiguille combinée avec une voie en tiroir permet de rebrousser chemin.
Cet artifice est surtout important
1/ pour la trajet des cuves de laitier du haut-fourneau. Elles peuvent de la sorte remonter le chemin que nous venons de parcourir afin de monter au crassier par la voie 1
2/ Cela permet aussi aux lingots qui sortent par la voie notée "aciérie" de rebrousser une première fois jusque devant le gazomètre,passer derrière l'aciérie, faire tiroir et revenir par la diagonale pour rebrousser une troisième fois pour se diriger vers le faisceau et au delà vers les laminoirs qui ne seront pas représentés 
La voie 2 est une impasse pour les cuves en attente ou pour les poches à fonte, elle est un peu en contre bas de la voie 1 qui achève sa descente

Je pensais traiter chaque voie séparément... avec chacune son plan de roulement... c'est compliquer inutilement les travaux... après avoir posé les voies sur la plaque représentant la surface du module, après donc... je me suis dit que je pouvais simplement poser toute la surface en une fois... à l'époque de la création de l'usine, le terrain avait certainement été choisi parce qu'il était à peu près plat et nécessitait un minimum de terrassement.
Bonne décision, mais j'avais déjà collé les trois couples affleurants au cadre 

Par le fait, j'étais bien obligé soit de défoncer la tranche de ces couples là où la surface de roulement devait être au niveau du cadre, soit de découper ce plan de roulement afin de l'encastrer par segments. J'ai choisi cette dernière solution à mes yeux plus simple. 

Au final, je cherchais à faire un module moins long et il sera plus long de 1.6 cm.
Afin de se faire une petite idée du boulot, cela vaut sans doute la peine de montrer des photographies de chantier ?
remettons un peu d'ordre quand même

La progression des travaux me fait douter de l'emplacement définitif du gazomètre. Il n'a jamais existé je suis donc libre, il pourrait passer à l'avant plan il y a la place au creux de la courbe d'arrivée et le site qu'il allait occuper accueillera un beau stock de ferrailles.
car il y a un four Siemens-Martin dans l'aciérie*, il lui faut donc de la matière, j'ignore où se trouvait ce stock de ferraille, mais à cette place elle peut aisément être basculée à partir de la voie en tiroir qui surplombe le site. Cette voie aura alors deux fonctions... C'est les actionnaires qui vont être contents...
voici ce que ça donne, 

mais je garde de sérieux doutes car cet espace je pense aussi pouvoir l'utiliser pour la station de décantation des boues issues du dépoussiérage avant rejet au Viroin.

* C'est que bien entendu, j'ai déjà des rêves pour l'aciérie... Des rêves qui reposent sur ce qu'elle a été et ces rêves sont déjà plus ou moins cotés, mais on en parlera lorsque le chantier abordera ce sujet...

Je pense bien que le gazo gardera sa place à l'arrière plan et j'ai commencé l'aménagement de la partie du fond qui prolonge la voie des cases à minerais.

Une chose me chagrine, la raideur du talus, si on peut encore nommer cela un talus. A l'arrière du haut-fourneau, j'ai respecté le bétonnage existant. Mais ici, la pente est bien moins raide 45 ou 50 degrés d'angle à tout casser.
Je ne dispose pas de la profondeur nécessaire pour me conformer à cette situation, mais il faut représenter cette portion de rails qui permet de faire tiroir.
Alors, j'ai inventé un coffrage/bétonnage qui permet le déchargement des ferrailles, et de part et d'autre de ce toboggan aux vieux fers... on dira que c'est gunité. La technique date du début du XXème siècle et son usage dans ce site semble plausible d'autant que la nature du terrain est déjà rocheuse, donc, on a seulement consolidé la roche.

Le relief est maintenant équipé pour recevoir un revêtement.
J'utiliserai la bande plâtrée pour qu'on ne pense pas que j'ai abjuré ma foi,

et le bétonnage sera représenté de la même manière qu'à l'arrière du HF (merci la Chouffe)


Mais, il n'y a pas que le chantier...
nous avons eu la visite de Monsieur épervier, 
sur la page précédente, c'était Madame.
Nous pouvons raisonnablement penser que nous hébergeons un couple
et autre chose encore, certaines fleurs d'intérieur choisissent l'hiver pour fleurir, sont elles de l'hémisphère sud ?
voici le 10 novembre
le spathe tout lisse se couvre de petites cupules à partir de sa base, voici son aspect aujourd'hui


dimanche 11 octobre 2020

Mais des locomotives sortaient de leurs mains...

Je fais une nouvelle fois allusion à la chanson de Gérard Berliner
mais c'est avec raison.
Il y a quelque temps, je transformais le concept du "tigre de papier" en "loco de carton"
Pourquoi parler du tigre de papier ? Parce que cette loco, je l'ai rencontré entre autres sur une illustration qui n'a rien de pacifique
Nombreuses sont celles qui après leur fuite vers la France en 1914, ont pris du service à la manœuvre des pièces d'artillerie lourde sur voie ferrée au sein de l'armée française. Et même belge, c'était une sorte de retour au pays.
C'était une locomotive très appréciée : sobre, costaude et fiable, les dernières ont été retirées du service (civil hein !) en 1966 à la fin de l'époque vapeur.

Revenons à notre loco de carton, j'écrivais :
Au moins ça donne une idée pour un modèle à adapter au châssis d'une BR 81, je pense que c'est possible, et alors là... roule ma poule !

Je pars donc d'une BR 81 produite par Fleischmann. Je garde le châssis le moteur et sa transmission pour transformer la superstructure en respectant son adaptation sur le châssis et son lest.
C'est stressant, mais il faut bien détruire afin de reconstruire.
j'ai aménagé un petit socle en bois pour servir de "billard" afin de pouvoir maintenir plus aisément la carrosserie.
La première étape, c'est la découpe de la porte de la boîte à fumée pour la récupérer et pour raccourcir un tout petit peu la chaudière. On en profite pour prélever le compresseur double, le plus délicatement possible car, avec la porte, ce sont des éléments que je compte réutiliser.
On va s'efforcer de pratiquer une chirurgie "à minima" la moins invasive possible... mais, y a des limites :
on me dira que c'est difficile d'être plus à ciel ouvert que ça

Y a pas de porte de sortie, pas de plan B. Mais le pire n'aurait il pas été de ne pas essayer ?


Le travail de découpe a progressé en gardant continuellement en parallèle le modèle en carton (inspiré de l'iconographie disponible, et elle est importante ) afin de contrôler si je ne pars pas dans une direction non souhaitée. On peut remarquer que les roues et les parties visibles du châssis ont été peintes autant que possible.

La dépose des sablières et des dômes de vapeur (je pense qu'il doit s'agir de ça) laisse des trous dans la chaudière
ils sont obturés par l'insertion de joncs tirés du cadre d'une grappe de modèle réduit (ne jamais rien jeter...).
Reste à peaufiner la dimension de la chaudière, et à amputer le châssis des deux feux de route pour dégager le trottoir devant la porte de la boîte à fumée
on peut commencer à composer la nouvelle carrosserie, toujours en comparant avec le "brouillon" et en vérifiant les mesures avec ce que j'en sais du modèle réel.
Le sommet de la chaudière est un peu plus haut, à cause du châssis sur lequel je ne pense même pas intervenir (peinture et détails exceptés)
surtout, il ne faut pas coller le bas de cette face antérieure au châssis 😁 !

Une fois cette partie frontale collée, on peut continuer le montage de la structure des tanks à eau
j'avais laissé les espèces de marchepieds sur la chaudière dans l'espoir de pouvoir m'appuyer dessus.
Illusions je vais devoir les supprimer ils sont un poil trop haut.
la forme générale commence à se montrer
parallèlement, je me suis occupé du revêtement du tablier. Pour cela j'ai employé une vieille recette, le plasticarte serré contre une lime chauffée avec un décapeur thermique
voici le résultat censé imiter la tôle antidérapante.
le moteur est laissé pendant ces travaux, car il faut lui préserver sa place, je ne toucherai pas aux cylindres, à la distribution ni à l'embiellage.
Il vaut mieux connaître ses limites.

Le relief du toit du foyer est sec (hé oui, il faut parfois faire preuve de patience) on peut entreprendre la nouvelle cabine de conduite.
Je ne me complique pas la vie et je prends sans vergogne exemple sur le brouillon qui n'est pas trop moche.
De toute façon, je n'ai pas les mesures de la loco réelle. (je vais regretter, mais on me préviendra à temps)
Ce toit qui après les difficultés rencontrées pour sa mise en œuvre me semblait satisfaisant,  sur la photographie, ce toit me semble trop arrondi...
Je suis certain qu'en diminuant un peu sa courbure, on peut rattraper au moins 1/2 à sans doute 1 millimètre de l'exagération de hauteur due au châssis. La nuit porte conseil...

Et le lendemain matin, la décision est prise.
Une nouvelle toiture m'a pris quatre fois moins de temps. Sachant que la thermoplastie est difficile et hasardeuse, sachant que le moindre effet ressort pose des problèmes angoissants lors du collage, c'est aux emballages cadeaux du moment des fêtes que j'ai emprunté la technique : comme pour les rubans décoratifs, le styrène en épaisseur 0,25 répond bien au frottement sur une lame de ciseaux. Il faut seulement être délicat dans la pression, la vitesse et l'angle selon lequel on tire la bandelette.
Voilà, c'est 'y pas mieux ainsi ?
Remontage sur le châssis, et là... problème : ça ne se clipse plus à l’arrière.
Deux ergots métalliques du châssis remontent plus haut que le bas de la soute à charbon.
C'est vrai, la cabine de la BR 81 était plus haute...
la sablière et le dôme de vapeur et la cheminée sont tournés en bois de cornouiller (très serré)
beaucoup d'éléments rapportés soupapes etc sont collés et j'ai passé une première couche de primer.
Je fais la liste des détails auxquels j'avais pensé :
- Les mains courantes en fil laiton 3/10 (punaise que c'est fin pour les ramasser et les manipuler)
- les diverses soupapes elles ne sont pas toujours les mêmes selon les illustrations
- la grosse sablière et ses tuyaux 4/10 qui descendent se perdre dans le volume des tanks
- le dôme vapeur et ses conduites plus grosses 9/10
- les trappes de remplissage des tanks à l'emporte-pièce 2 mm
elle commence à avoir un petit air la loco...


C'est à ce stade que Jean Marie Burton me prévient :
Une petite remarque
L 'ouverture de la cabine est elliptique au dessus comme en dessous, il n' y a pas d' angle vif

Il était temps, une petite plastie s'impose car il a raison le bougre...
et voilà, c'est mieux. Je n'ai pas su attendre de trouver de la peinture Valejo... 😌:
Je me suis débrouillé avec ce que j'avais sous la main

Een pagina over de voortgang van de bouwwerk schaal N van een stoomlocomotief type 53 ex 23 van de Belgische Staatsspoorwegen.
Het chassis met motor is van een BR 81
De bovenbouw van de originele locomotief is grotendeels ingekerfd ...
Het resultaat is echter zeer plausibel 53.

A page on the progress of the construction work  N scale of a steam locomotive type 53 ex 23 of the Etat Belge railway society.
the chassis with its engine is from a BR 81
The superstructures of the original locomotive are largely notched ...
But the result is a very plausible 53.

Eine Seite über den Fortschritt der Bauarbeiten im Maßstab N einer Dampflokomotive Typ 53 ex 23 der Etat Belge Eisenbahngesellschaft.
Das Chassis mit Motor stammt von einem BR 81
Die Aufbauten der Originallokomotive sind weitgehend gekerbt ...
Das Ergebnis ist jedoch sehr plausibel 53.

Una página sobre el avance de los trabajos de construcción a escala N de una locomotora de vapor tipo 53 ex 23 de la Etat Belge sociedad ferroviaria.
el chasis con su motor es de un BR 81
Las superestructuras de la locomotora original tienen muescas en gran parte ...
Pero el resultado es un 53 muy plausible.

dimanche 27 septembre 2020

y a pas de mal

Ouais... y a pas de mal à s'fair' du bien...

C'est exactement ce que nous nous sommes dit et entre tous les empêchements qui peuvent nous barrer cette route, nous avons pu renouer avec les simples moules (ostendaises et crème / estragon respectivement)
Que du bonheur... mais que c'est pas fini : Difalux nous avait proposé du bar de ligne, nous en avions réservé un. Nous avons donc poussé leur porte.
Ce samedi vingt-sixième jour du mois de septembre, c'est la fête.

Avant que de croiser le fer avec le bar, nous avons aiguisé notre appétit avec un gros morceau (un tout petit pavé il ne faut pas exagérer) de saumon fumé
j'aurais trop de difficulté pour détailler alors ma fainéantise me pousse à seulement copier le détail
Chez Difalux, outre ce saumon merveilleux, nous avons été tentés par des ormeaux.
Nous connaissions.
Outre le fait que, quasi chaque fois nous trouvons des coquilles déshabitées sur les fonds de cala Guilola, mais des petites, nous n'avions encore jamais eu l'occasion d'en manger.
Voilà, c'est fait. Sans aller jusqu'à dire que c'est une "tuerie" comme annoncé (nous sommes toujours en vie), il faut reconnaître que c'est vraiment délicieux.
Attendries après une nuit sous vide, snakées au beurre, mais deux bonnes minutes quand même
du persil, une touche d'ail, les voici

Et puis, il y a l'autre : ce bar...
filet sauté au beurre (encore) à l'unilatérale, bien mouillé, il aime le beurre...
les haricots attendent, on a trouvé des cornes, il y avait bien longtemps il me semble

et la sauce
et voilà
het kan geen kwaad jezelf goed te doen
alleen met de foto's zal men begrijpen hoe we verder gaan

there's nothing wrong doing oneself a bit of good
just with the photos one will understand how we proceed

Es schadet nicht, sich selbst Gutes zu tun
Nur mit den Fotos wird man verstehen, wie wir vorgehen

no hay nada de malo en hacerte bien
Solo con las fotos entenderás como procedemos

mercredi 16 septembre 2020

Tous azimuts.

Oui, ça va fuser dans toutes les directions.
Essentiellement il s'agit de la capture de moments qui nous ont semblé un peu exceptionnels, dignes d'être gardés du moins.

On ne pouvait pas passer à côté ici, nous terminons une bouteille d'Amarone de 2012 que nous avions entamée deux jours avant avec un osso buco. C'est du "Corte Allodola"
Dans l'assiette ce jour ; saucisse de Cailteux en tronçons avec une saucisse de Faissault, de la sauce tomate (à partir de tomates bien mûres, épluchées, épépinées... waw), des galettes de courgettes et une petite salade

ensuite une côte de porc à l'échine, déstructurée dans son jus, accompagnée d'une ratatouille de mirabelles au gingembre, de carottes psychédéliques et d'une petite purée

celui qui suit, nous l'avons rencontré plus tard, pas beaucoup, une semaine ou deux : c'est un autre 
osso buco mais ici dans les premiers moments de sa préparation. Il est là parce que nous venons de rentrer de l'Amarone de Zenato, du 2015 et nous voulions le tester.
Grande distinction pour les deux, mais c'est avec le Zenato que nous avions fait connaissance de l'Amarone il y a bien une trentaine d'années et ça fait plaisir de constater qu'il reste régulier et merveilleux. Avant la cuisson
et à table


Après, des rencontres...
ces mouches qui ont du se retrouver sur un site de rencontre je présume

un, ou une solitaire qu'il vaut mieux ne pas rencontrer

une autre solitaire mais elle nous l'avons recueillie
c'est fou la qualité et la quantité des mirabelles de notre jardin ! Et en plus nous en avons profité tout
au long du mois d'août et encore en septembre car la maturité des fruits s'est échelonnée.
Les haricots pareil, on a bien géré leur saison (et on la gère encore)


ça c'est une autre histoire, vous connaissez beaucoup de gens qui roulent sur leurs lunettes ? 
maintenant, même les petites voitures flirtent avec la tonne et... vraiment, aucune chance.
Encore heureux que je ne les avais pas sur mon nez direz vous.
mais, cette paire de lunettes, je la porte sur mon nez maintenant en écrivant ce texte...
Explication : lorsque je les ai achetées, à Troyes, je les ai trouvé si agréables que j'avais acheté celles qui restaient, une demi-dioptrie en plus. On n'est jamais trop prévoyant.
Et ce sont ces verres plus puissants qu je viens d'écraser (je ne détaillerai pas comment) mais miraculeusement un verre, le droit n'était pas éclaté, il faisait seulement un angle bizarre avec la branche... j'ai remis les choses dans l'ordre et j'ai récupéré la selle nasale et l'autre verre avec sa branche sur la paire précédente, mon œil gauche participe assez peu à ma vision binoculaire et franchement je ne ressens aucune gène. C'est bien vrai qu'il ne faut rien jeter et faut avoir l'idée de se débrouiller.

La suite reste dans le droit fil de la diversité, un pilote qui s'est manifestement trompé de direction
une ipomée du matin
une fleur séchée (d'artichaut ?)
encore quelque chose d'indéfini : alien ?
et une rencontre surprenante

Pour terminer, on voit que la 53 en carton m'a inspiré... on en reparlera certainement
Waar we over van alles praten, de mogelijkheid ook om enkele foto's te laten zien die we mooi vinden ...

Where we talk about everything, the opportunity also to show some photos that we find beautiful ...

Wo wir über alles reden, besteht auch die Möglichkeit, einige Fotos zu zeigen, die wir finden schön ...

Donde hablamos de todo, la posibilidad también de mostrar algunas fotos que nos gustan ...