vendredi 3 juin 2016

Dans l'os !

C'est dans l'os sans aucun doute,
         mais il ne s'agit pas d'un échec (je ne crois pas) ou d'autre chose (non non)
On va d'ailleurs commencer par la fin
On se doutera que l'idée vient de cette visite, de ces visites que nous avons faites à l'exposition de dinanderie.
Quand un gosse voit un incendie et les pompiers qui l'éteignent, il rêve automatiquement à devenir pompier.
Je suis resté très gosse. Cela suffira comme explication préambule.
Alors quoi ?
 - C'est du tournage ?
 - Y en a...
 - Mais, c'est de la dinanderie basique... de l'émail...
 - Y en a aussi...

Non, ce n'est pas un dialogue d'Audiard, c'est vraiment la présentation d'une pièce de hasard.
Trouver une chute de cuivre et lui donner une forme de lentille, c'est quelque chose que j'avais déjà fait. Pour trouver un truc afin de régulariser la forme, c'est ainsi que le tournage a déjà fait irruption.
et sur ce gabarit, rebattre ce qui sera une gouttière (parce que l'idée de l'émail était déjà là et je sentais que j'aurais besoin d'une gouttière)

pour cet émail, pas dur, je savais où retrouver du matériel qui date d'une quarantaine d'années.
Le four est toujours fonctionnel et j'ai juste du faire un petit test, je ne me souvenais plus bien de la marche à suivre.
Un premier essai avec la couleur choisie me montre que je dois mettre plus de poudre
c'est ce que je ferai.
Ma première intention était d'en faire un couvercle de boîte, une boîte de plus à mettre dans un carton au grenier... ? Ouais... j'étais donc tout prêt pour changer d'objectif...
Sabine va bientôt s'engager dans un concours de "fabrication" d'un vêtement moyenâgeux (on en parlera ... on a beaucoup de choses à en parler...) alors pourquoi ne pas embrayer sur un bijou ?
J'ai une petite idée qui germe et pour cela il me faut une certaine surface d'os. Je sais que j'ai ça, je ne cherche pas bien longtemps et je trouve. On scie le morceau qu'il faut et c'est retour au tour
en travaillant au martyr on en arrive à cette forme, cousine des mantas
 à côté de quoi on voit le résultat de la seconde couche d'émail. C'est un peu "rugueux" mais c'est un peu ça que je veux alors ?
Yapuka faire un peu de finition, faire un trou pour le ruban et coller.
Voilà l'envers du décor

the brief history of a jewel that I made following your visit to an exhibit of brassware
With a copper waste, edge enameled in green, and a piece of bone.

la breve historia de una joya que hice después de mi visita a una exposición de objetos de cobre (dinanderie)
Con un desecho de cobre con corona esmaltada en verde, y un trozo de hueso.


dimanche 29 mai 2016

if I had a hammer...

je taperais le jour, je taperais la nuit...
tap tap tap... nous avons été revoir l'expo de dinanderie.
 Nous y sommes passés samedi et nous y avons rencontré un homme de l'Art.
Une femme de l'Art en l’occurrence. Elyane Antoine, bijoutière.
rencontre très intéressante par le fait que nous avons appris certaines choses

et aussi parce que nous avons été fortement encouragés à repasser le dimanche dans la 
perspective d'assister au travail de Didier Delitte, l'auteur d'Eva,
Eva, la madame qui ouvrait la page BCBG

Et dimanche donc...
pour l'occasion, c'est sur un morceau de poutrelle fixé à un échafaudage de fortune que l'Artiste nous a dévoilé sa technique.
Sur une surface en laiton d'à peu près 25/30 il a dessiné un Modigliani bien identifiable à ses yeux en amande. A l'aide d'un burin mousse frappé (le titre) il va accentuer ce contour.
Pendant ce travail la plaque est fermement maintenue au plus près de la partie travaillée afin d'éviter une déformation générale.
Après cette phase, la plaque est maintenant contenue sur son pourtour, (l'épaisseur de tissu qui est serrée en dessous n'a pas d'autre fonction que d'amortir le son du frappé)
 et à coups de matoir, un outil du genre burin mais avec une surface travaillante plate, et à coups de marteau donnés sur le pourtour, la matière est forcée vers le centre où elle fait bomber la figure soulignée.
C'est assez spectaculaire.
reste bien entendu un long travail de détaillage et de finition.

Tout ceci dans une ambiance détendue. Temps maussade au dehors mais soleil dedans, propre aux gens qui font quelque chose avec leurs mains.

J'avais parlé d'encore aborder divers aspects de notre petit périple ardéchois.
Je n'oublie pas, cela viendra en son temps.

Si j'avais un marteau
I'd hammer in the morning, in the evening...all over the land
Because we return to the dinandery exhibition and we enjoy a  demonstration from the artist who made Artwork Eva : Didier Delitte

Martillaría de la mañana, por la tarde ... por todo el país
Debido a que volvamos a la exposición dinandery y gozamos una demostración del artista que hizo ilustraciones de Eva : Didier Delitte

samedi 28 mai 2016

et un peu plus haut...

mais avant de continuer notre découverte, je voudrais encore signaler une adresse où trouver plus d'informations sur ce que fut cette ligne de chemin de fer 
et livrer quelque réflexions qui ont surgi :
Le pays d'abord. Il est sauvage juste ce qu'il faut pour être intéressant. Il n'est pas désert loin de là, on ne doit guère tourner la tête pour découvrir de l'habitat. Niché sur des pentes improbables, isolé, groupé par quelques unités ou serré en villages compacts. Nous n'avons pas là les vastes horizons sans faîte de toiture qu'on peut encore voir sur les grands causses ou la garrigue.
Le sol... enfin, le terrain. La roche est du granite, c'est dur et il a bien fallu tailler dedans. Et l'établissement de la plateforme a nécessité du granite concassé. A la masse. A bout de bras, on était en fin du XIXème... quel courage ont eu nos grands parents (qui finissaient en débutant comme le chante Brel)
Il faudra aussi parler de la végétation.
On le fera, mais pour l'heure nous remontons et sur nos vélos et nous remontons vers Saint-Julien-Boutières. Ou plus haut...

Hier, nous avons rebroussé un peu au delà de 560 mètres, nous remontons les vélos sur un parking de Saint-Martin-de-Valamas en compagnie d'une chatte très consciente de sa personne
et nous repartons donc d'un peu moins que 520 mètres, on va refaire un morceau du parcours d'hier. L'occasion de prendre une photo de ce filet d'eau présent dans chaque passage en tranchée du côté de la colline
s'il n'était pas là, entre les infiltrations et le ruissellement, la tranchée serait vite embourbée.
Nous rencontrerons ce cas de figure un peu plus loin.
Et après une longue montée douce mais régulière
le chemin devient plus sauvage. Dégagé, mais pavé de ces cailloux de granite dont j'ai parlé
On se rend compte que l'aménagement en Dolce Via n'est pas encore réalisé ici : les garde-corps sont encore d'origine, et bonheur...
un premier peit viaduc en courbe enfoui dans la végétation
et c'est un peu plus loin qu'a lieu le passage boueux, nous n'en avons pas de photo...
La gare de Saint-Julien et son hôtel reconverti...
et c'est un peu plus haut que nous passons sous un bâtiment qui doit faire partie d'une carrière maintenant desservie par la route
c'est un peu plus loin que nous décidons de mettre un terme à notre ascension.
le chemin est bon et nous ne savons pas ce que nous aurions pu découvrir... quelques centaines de mètres plus loin il y a un autre viaduc. Maintenant, nous le savons et nous le découvrirons lors d'une prochaine session.
Nous sommes à près de 720 mètres et nous redescendons.

vendredi 27 mai 2016

Ad augusta per angusta

le train-train quoi.
la voie étroite qui va son petit train... au rythme des coups de pédales.
J'ai oublié dans quelle occasion j'ai eu connaissance de la Dolce Via.
Sur le chemin de Saint-Pierreville, il y a quelques années, j'avais remarqué les murs de soutènement qui avaient quelque chose de ferroviaire. J'avais bien pensé approfondir et puis, j'ai oublié.
C'est il y a peu que en consultant le site Géoportail que j'ai découvert ce cheminement.
Nous étions donc appelés (sinon obligés) à sa découverte.

Une petite escapade en Ardèche donc par ce froid moi de mai.
Avec une étape à Chalon pour admirer la roseraie

un peu trop tôt, nous parlerons donc peu des roses pour débarquer rapidement au Cheylard.

A ce stade une petite mise en situation s'impose.
Je l'emprunterai sans vergogne à gauche et à droite (en attendant d'avoir d'autres sources dans un livre que je viens de commander)
En fin du XIXème siècle, lorsque la décision a été prise par les autorités de créer un désenclavement du centre/nord du département de l'Ardèche, Le Cheylard a été choisi pour être le nœud ferroviaire.
Une ligne montait de la vallée du Rhône empruntant la vallée de l'Eyrieux
Du Cheylard et toujours au long de l'Eyrieux elle gravissait la chaîne des Boutières pour se hisser à un peu plus de 1000 mètres à Saint-Agrève et ensuite rejoindre la vallée de la Haute-Loire.
De la Gare du Cheylard une troisième ligne coudoyait quelques temps celle montant du Rhône pour passer une chaîne de collines et redescendre vers Lamastre et de là vers Tournon par la vallée du Doux
Ces lignes, toutes à l'écartement métrique afin de composer avec le terrain, étaient en fonction au début du XXème siècle et ont été abandonnées dans les années cinquante. Le tronçon Lamastre-Tournon a connu une exploitation touristique connue sous le nom de "lou Mastrou"
Pour l'anecdote on a même rêvé un temps d'une jonction vers Aubenas mais c'était vraiment du rêve.
La petite carte qui suit a pour ambition de clarifier mon texte, je l'emprunte à un site web
Mais, trêve de bavardages, on enfourche les vélos...
Nous ne suivrons pas tout à fait l'ordre chronologique, il a peu d'importance et c'est logiquement qu'on commence par la partie la plus basse de notre périple
Sabine passe ici une passerelle qui n'est absolument pas dédiée au train. On s'en rendra compte.
nous sommes ici aux environs de 340 mètres...
ici, c'est du solide, mais le train ne passe plus...
le relief reste affirmé tout au long de la balade et on va s'en rendre compte



en passant sous ce pont nous ne sommes plus bien loin de notre point d'arrêt pour ce jour,
  nous sommes à 559 mètres et un kilomètre plus loin nous entamons la descente de retour
demain, nous irons voir un peu plus loin...

a quick getaway in Ardeche to cycle on the base of an old narrow gauge railway line (is to follow)

una escapada rápida en Ardeche para andar en bicicleta
 en la base de una antigua línea de ferrocarril de via estrecha (es a seguir)

samedi 14 mai 2016

BCBG

Beau Cu, Belle Galerie...
et d'entrée, pour faire mentir mon titre, il n'y avait pas que du cuivre.
 un tableau en laiton (bcbg toutefois *...)

C'était à Dinant, célèbre pour la dinanderie qui lui doit son nom.
Un rien déçus par l'absence d'hommes de l'art au travail, c'est toujours fascinant de voir, d'essayer de comprendre.
Même seulement de voir.
Un homme de l'art il y en avait un sur le pont et qui a pu répondre à nos questions.

Mais décrire n'est pas suffisant, place aux photographies qui essayent de rendre ce que les yeux ont vu.







une oeuvre de Camille Rolin aussi, je lui demanderai à l'occasion si en martelant cet oiseau drapé dans l'espace il pensait à Constantin Brancusi ou si c'est fortuit...

pareil pour l'auteur du suivant. J'ai pensé immédiatement à Picasso et je me demande maintenant pourquoi après les deux naseaux du bovidé on ne lui a pas déstructuré restructuré le regard en lui donnant des yeux de sole ? enfin, les soles sont en bas. Y a quand même quêkchose...


et ici, moi j'ai pensé aussi rapidement à Otto Dix (en moins brutal). Mais je dois sans doute me tromper...

je suis quand même certain que des œuvres qui nous ont frappés restent dans un coin de notre mémoire;
Encore un beau trio qui m'inspire personnellement (ce serait une suite)

Et nous rejoignons la rue et nous découvrons sur le chemin de la voiture une sympathique impasse que peu de gens de la région doivent connaître

avec en finale une ancienne porte de la ville de Dinant

qui est malheureusement en terrain privé.
Surréalisme belge

*Bon Chic Bon Genre

the relation a visit to an exhibition of dinandery
few pictures speak better than long explanations ...
And the discovery of a place of Dinant that we do not know yet.


la relación de una visita a una exposición de "dinanderie"
algunas imágenes hablan mejor que las explicaciones largas ...
Y el descubrimiento de un lugar de Dinant que no sabemos todavía.