dimanche 7 mai 2017

Tango

 Plus de nouvelles, depuis un certain temps, au sujet de cette tentative de représenter un coin d'un site industriel de la botte de Givet.
Pas d'arrêt de chantier, mais une progression en tango
Ainsi que je l'ai déjà signalé, je ne dispose que de très peu d'éléments certains, et même ces derniers ont subi les changements produits par de nombreuses années.
Le choix de faire une sorte de synthèse de ce que je pense qui a existé en ce lieu complique lui aussi les prises de décision.

Je refais le point (ce n'est pas la dernière fois)
de ce qui a occupé ce module de 60 cm sur 40 de profondeur :
- l'arrière est une sorte de plateau d'une dizaine de mètres de hauteur dans lequel les créateurs de l'usine ont creusé les fondations des silos à "matériaux"
- ces silos étaient parcourus par deux voies de chemin de fer sur les quels les wagons de "matériau" circulaient pour être déchargés par gravité. à l'aplomb de ces silos existait et existe toujours une sorte de quai haut
- à ce niveau existait et existe toujours un bâtiment industriel
- entre ce bâtiment et le quai haut était posée une voie qui après avoir longé le haut fourneau se terminait en impasse à peu près au bout de ce quai haut
- le haut fourneau encagé dans une tour de base rectangulaire en compagnie de l'ascenseur à bennes se trouvait dans la partie du module à notre gauche, côté vers la Meuse où se trouve l'aciérie.
J'ai décidé de le rapprocher et je lui ai déjà construit une base qui sera en béton avec le niveau de coulée à bonne hauteur pour se déverser dans les poches d'aciérie (à mettre mieux au point)
- l'ensemble cowpers (2) leur cheminée et le dépoussiérage seront au niveau du HF laissant d'avec lui l'espace pour deux voies, c'est à peu près ce qu'on estime sur une carte postale où on les voit dans cette disposition
- la voie qui monte vers le plateau court entre le bord antérieur du module et cet amas de métal.
Cette disposition générale ne s'éloigne pas trop de ce qui a du être la réalité.

Mais j'ai été obligé de prendre certaines libertés :
en réalité, la voie (d'usine) qui monte vers les accumulateurs à minerais (et à coke ?) n'amorce la montée assez raide que passé le bâtiment survivant.
Pour des raisons de possibilité de placer cette rampe sur une longueur représentable, j'ai choisi d'amorcer la montée sur ce premier module. Ce qui m'oblige à inventer un mur de soutènement qui n'a jamais existé.
Un œil observateur (et critique) va certainement se demander ce qui se passe en cas de fortes pluies dans cette cuvette bien circonscrite par ce talus ? La réponse se trouvera (je l'espère) sur le long module d'avant scène qui représentera le Viroin, avec ses berges et ce qui s'y jette et les prises d'eau du bâtiment des pompes et aussi la ligne 132 tout à l'avant plan (en faisant abstraction du faisceau de voies d'usine qui s'étendait entre cette ligne internationale à une voie et la rivière Viroin).

Un accès a forcément existé, j'ai donc du créer cet accès en dos d'âne
Quelque part dans ce secteur existait un bâtiment qui devait être en rapport avec l'exploitation ferroviaire mais que je convertirai en bâtiment des pompes (il fallait bien sortir l'eau de quelque part)
des canalisations nombreuses pour mettre tout cela (eau, gaz, air, fumées) en communication devront être imaginées, mais cela est pour bien plus tard.
En attendant voici de quoi s'y retrouver dans tout ce que je viens de décrire.
C'est encore assez confus, mais on voit où on veut aller
Et ces pas de deux, avec les photos pour les visualiser, aident à se rendre compte des détails qu'il faudra compléter ou franchement revoir
les cowpers m'avaient fait craindre un aspect trop élancé... je pense que lorsque leur cylindre sera habillé ils feront bonne figure
il ne faudra pas oublier les raccords de maçonnerie lors de la patine...
et les semelles des rails ont encore de méchants reflets...

et , comme nous en sommes à parler de ce dont je n'ai aucun témoignage, voici venir la cuve du HF.
Une fois installée sur le socle, son gueulard arrive à peu près au niveau des cowpers, comme sur la carte postale
le profil est certainement plus moderne que celui qui est sur cette carte (mais qui est non discernable).
A l'époque qui doit se situer juste avant la Grande Guerre ils étaient majoritairement maçonnés et cerclés.
Je l'ai fait blindé et il sera à refroidissement par ruissellement externe, maintenu dans une tour de charpente métallique comme celle qu'on voit émerger.
Que de travail en perspective...

Que de travail en perspective...(édit le jeudi 11 mai)
et c'est vrai, mais à petits pas...
et ces tout petits pas, j'en parle ici puisque je viens de les faire :
j'ai écrit que je choisissais arbitrairement de montrer un HFà cuve blindée et à refroidissement par ruissellement extérieur. Alors, voilà comment je pense suggérer ce type de cuve





je me suis basé pour celà sur l'aspect du HF foudroyé de Longwy dont j'emprunte la photo au site 
d'un motard sympa
Je me répète : n'enn a co branmint à fé... it's a long way...

Tout ceci méritait une récompense à table (le mercredi)
C'est un coquelet élevé à la Ferme du Bichet
il a été rôti au four, farci de son foie, de pain, d'un œuf, échalotes, ail des ours et herbes de Provence.
Champignons de Villers-Côterets et pommes sautées à la graisse de canard comme il se doit.
Le vin qui essaie de se cacher dans le coin de l'image n'a aucune raison de le faire,
c'est un Juliette Consolation de Coume del Mas.
 Si ça ne parle pas, précisons que c'est de la Roussanne assez exceptionnelle de la région de Collioure qui a un peu connu le chêne neuf. Ce vin est de 2015, il est plus que délicieux et a encore de belles années devant lui (mais pas cette bouteille là...)

à suivre

Two steps in one direction ... one step in the other direction.
That's what the title means.
One has to seek... one must try ...

Dos pasos en una dirección ... un paso en la otra dirección.
Eso es lo que significa el título.
tenemos que encontrar formas, probamos...

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