mardi 15 février 2022

Gestion des détails sidérurgiques à Vireux

On va mettre à jour les informations au sujet de cette aciérie de Vireux modélisée au 1/160,  modélisée toutefois en prenant certaines libertés.
Revenant sur le travail un peu disparate effectué ces derniers temps... je vais essayer d'en faire l'inventaire sans oublier trop de détails.

Pour ce qui est du truck capturé sur une vidéo de  Donnawitz,
une petite étude des dimension probables et réalisables m'a un peu laissé  dans le doute, et, je me suis retranché derrière une méthode qui a déjà fait ses preuves : le cannibalisme d'éléments tirés d'autres wagons.

J'aurai de la sorte des châssis qui pourront porter 4 augets d'un calibre de 6 ou 7 mm... enfin qui puissent être introduits dans le four Martin, mais que je dois encore dessiner. Ces wagons plateforme pourront au besoin être chargés avec d'autres éléments
Je leur prévois un entraxe de 28 mm qui pourra être réduit si l'aspect n'est pas satisfaisant à l’œil
La dimension de la traverse porte tampons à l'essieu pourra difficilement être discutée à cause du boitier d'attelage, mais je compte bien le réduire aussi...
Ce châssis est tiré d'un Hkbiss prudemment découpé.
Je résume le protocole :
Prendre un bout de châssis Hkbiss, en couper la traverse avec le boitier d’attelage,
le découper de telle sorte qu'on peut le recoller plus près de l'endroit où est l'axe des roues en faisant tenon et mortaise avec le boitier d’attelage au plus près du moyeu. Ensuite, prendre l'empreinte de ce morceau raccourci. Avec deux exemplaires coulés et mis à la bonne longueur, créer un châssis modèle
attendre que les deux constituants soient bien solidaires et construire une poutre qui ira d'un boitier d’attelage à l'autre.
Ici, deux lamelles sur chant avec encoche prévue au droit de l'emplacement des essieux
en principe : la hauteur des lamelles est de 4 mm l'encoche sera la moitié d'un trou Ø 2 mm dont le bord est à 3 mm du bord inférieur des languettes. Sur le wagon terminé, l'axe des roues sera tenu en place par une fine languette de PVC maintenue par vis sur la poutre longitudinale représentée par ces deux lames sur chant.
La longueur de ces lames qui font poutre sera égale à la distance entre les boitiers d’attelage + 1 mm de chaque côté afin de prendre appui contre ces boitiers
Le trou de 2 qui fera encoche devra être bien positionné au droit des supports réels qui débordent des bords du châssis (éventuellement faire des essais, logiquement il y a 1 mm entre le boîtier d’attelage et le bord du trou qui fait encoche )

le Ø des roues retenues fait 7 mm au boudin et 5 mm au chemin de roulement,
afin de positionner le plus perpendiculaire possible l'axe des roues sur les roues, l'introduire en se guidant dans un trou de 2 m percé sur statif dans un bloc en bois dur. Une roue placée de cette façon et collée peut servir de guide pour la seconde...
Plus facile de l'écrire que de le réaliser... les essieux faits de cette manière seront essentiellement de présentation, leur roulement n'étant vraiment pas garanti
L'axe des roues devra être d'un Ø 1,5 mm / 1,6 mm afin d'avoir le léger jeu qui lui permette de tourner, des clous de 1.5 mm fourniront le moyeu.

La base de cette "fausse poutre" était bien plane, mais je n'avais pas tenu compte des reliefs gravés au bas du châssis... j'ai étanchéifié avec de l'araldite, sinon lors de la prise d'empreinte, le silicone m'aurait joué un sale tour. Il fera peut-être autre chose, on verra.
Des profilés en U sont collés au bord du châssis et j'ai coupé les plateaux des tampons afin de rendre le démoulage plus aisé.

02 janvier 2022, le tout aura toute la nuit pour sécher, on verra ça demain
03 janvier, coffrage construit pour coulée silicone
04 janvier, coffrage détruit et récupération de l'empreinte, dégagement du modèle en début d'après-midi, et coulée résine vers 16 H on attendra demain pour voir si c'est correct...
05 janvier - C'est correct et on lance la production.

Il faut maintenant penser au modèle d'auget car il en faudra aussi un certain nombre

Deux modèles sont retenus avec un type de bouclier d'accroche qui permet la manœuvre pour les augets qui doivent être pivotés une fois introduits dans le four Martin

et une accroche simple pour le modèle qui se vide par bascule dans le convertisseur. Il faut prévoir des pivots latéraux pour ce type.
Le modèle pour convertisseur est plus difficile à mouler et à dégager de l'empreinte...

Je dispose de wagons plateaux pour déplacer les augets remplis de ferrailles et d'autres objets éventuellement, un autre type de wagon est possible sur base du châssis de ces derniers
https://paulbartlett.zenfolio.com/stock ... #h172acbfa
Un châssis est sacrifié pour être encore raccourci ainsi que montré sur la photo qui suit


On peut raisonnablement imaginer ces petits plateaux soit chargés de 3 lingotières qui viennent d'être coulées ou de 6 lingots fraîchement strippés hors de la fosse de coulée.
La charge plausible avec seulement deux essieux estimée à 40T, un lingot seul faisant un peu moins de 5T et un lingot et sa lingotière 10T
Tare estimée à un peu plus de 15T, le wagon peut être déplacé avec soin en usine avec un poids total de seulement 5T au delà de la charge admise en pleine voie...

Autre matériel qui était attendu : les bennes Staelher nécessaires pour l'alimentation du Haut Fourneau. Je me suis inspiré de ceux que Jacques Quoitin a construits pour ses HFx de l'usine de Musson
Il  a travaillé à partir de tubes de cuivre soigneusement soudés ce qui explique leur finesse, je me suis replié sur la technique de l'empreinte coulée en résine
et dans la foulée, à partir du petit wagon porte lingots, j'ai créé un petit lorry peseur-automoteur pour présenter les bennes sous les goulottes des cases à minerais.
On a sans doute remarqué dans un article précédent, la présence dans la fosse de coulée de quelques lingotières. Certaines ont servi de modèles pour la coulée en résine d'un certain nombre,
d'un nombre certain de ces éléments toujours présents en grand nombre, il n'est qu'a voir la photographie de l'intérieur de l'aciérie que j'ai publiée dans le chapitre intéressant la fosse de coulée
la production en nombre a aussi intéressé les roues

il est évident que les moyeux en bois  ne feront que de la figuration, un essai plus sérieux... sur axe métallique et avec roues tournées dans de la résine d'impression 3D fournie par Jean Marie Burton verra des essais en roulement, mais j'ai des doutes...

Dit is het logische vervolg op de vorige pagina, aangezien ik weer druk bezig ben met het maken van siliconenafdrukken en het gieten in polyurethaanhars reeksen elementen die nodig zullen zijn op de staalfabriekmodule.
 Ik heb dit werk gevorderd dat als het soms lang en saai is, is fascinerend als het gaat om het maken van de modellen


This is the logical continuation of the previous page, since I am once again busy making silicone impressions and casting in polyurethane resin series of elements that will be necessary on the steelworks module.
I have progressed this work which if it is sometimes long and boring, is fascinating when it comes to creating the models

Es ist die logische Fortsetzung der vorherigen Seite, weil ich wieder einmal damit beschäftigt bin, Silikonabdrücke zu machen und eine Reihe von Elementen, die auf dem Stahlwerksmodul benötigt werden, in Polyurethanharz zu gießen.
   Ich habe Fortschritte bei dieser Arbeit gemacht, die, wenn sie manchmal lang und langweilig ist, faszinierend ist, wenn es um die Herstellung der Modelle geht

Es la continuación lógica de la página anterior porque una vez más estoy ocupado haciendo impresiones de silicona y vaciando en resina de poliuretano una serie de elementos que serán necesarios en el módulo de acería.
   Avancé en este trabajo que, si bien a veces es largo y aburrido, es fascinante a la hora de hacer las maquetas. 

dimanche 26 décembre 2021

retour à l'aciérie

On va reparler un peu de cette aciérie de Vireux modélisée au 1/160,  modélisée en prenant certaines libertés.
Il n'y a pas eu beaucoup de travail effectué ces derniers temps... j'ai un peu délaissé l'aciérie et ce qui tourne autour.
Je commence à y reporter mon intérêt en essayant de ne pas oublier trop de détails.
Ce que j'appelle "détails" ce sont des éléments quand même indispensables à l'aspect général de l'usine :
- par exemple j'ai commencé à fabriquer un remplissage pavé à disposer entre les voies.
Puisque mes tronçons concernés seront majoritairement en ligne droite... j'espère pouvoir me débrouiller avec des tronçons d'une dizaine de centimètres.
Ce coupon de surface pavée doit laisser assez de place pour les boudins des roues, ces portions remplies de pavés ont une largeur de 7 mm, en ce compris une simulation du contre rail, cela laisse 1 mm pour le dit boudin, remis à la taille réelle, ça fait 16 cm de vide mais il faut bien ça...

Ce ne seront pas les seuls constituants auxquels il faudra penser pendant qu'on est dans la production par empreintes et coulées, il faudra aussi couler des petites portions de surface pavée afin de créer les parties carrossables au travers des voies, penser aux taques métalliques qui donnent accès aux conduites souterraines, les fameux carneaux...
Ne pas oublier non plus de construire des butoirs, il m'en faut un certain nombre pour les voies déjà posées et je n'imagine pas les fabriquer tous à l'unité. Voici en gros le modèle retenu


Le plan de travail, c'est l'utilisation de deux profilés qui imitent les rails réunis par une traverse à la hauteur des tampons
J'aurai aussi besoin d'un nombre certain de lingotières, on va de concert commencer ça aussi.
Avec toutes ces réflexions, ça traîne, je suis le premier à le constater, mais lorsque je vais couler les empreintes je vais devoir traiter des petites quantités de matière, et, ce chipotage n'est pas facile .
Alors trois petites empreintes me permettront de manipuler une quantité de produit moins "pharmaceutique"
la disponibilité des moules va plus tard me rendre aussi le travail plus facile  avec la résine...

Comme on le pressent, je risque d'oublier beaucoup de choses et certainement des choses importantes...
Ben...on fera "en allant"

on a fait..., j'étais un peu inquiet parce que je découvrais un silicone nouveau, mais tout s'est bien passé.

Le travail des butoirs suit son cours, il y aura encore quelques étapes à franchir, mais un butoir témoin se présente déjà assez correctement


Pour les lingotières ça a l'air de bien tourner et j'en possède déjà une quantité respectable, et le remplissage pavé correspond à ce que j'attendais


Comme on peut se rendre compte, cela fait beaucoup de petites choses auxquelles il faut penser, et qu'il faut produire...
Et pendant qu'on est dans le processus des empreintes et de la coulée en résine, pourquoi ne pas penser aussi aux wagons de service interne, souvent construits dans les ateliers de l'usine.
J'ai retenu trois modèles qui peuvent sans trop de difficulté être construits
1/ un truck vu sur une vidéo de la Donnawitz hütte il sert à transporter 3 augets pour introduire la ferraille dan les fours Martin (open hearth funaces) mais on le voit aussi dans d'autres rôles
2/ un wagon court photographié par Paul Bartlett dans une usine anglaise
3/ un autre wagon court et surbaissé ( de Bartlett aussi) ces deux derniers destinés en principe au transport de lingots mais certainement utilisables dans d'autres cas de figure

Bien du travail et des chapitres donc en perspective...

Na een tijdje werd er verder gewerkt rond deze staalfabriek in Vireux.
In werkelijkheid is het nog niet erg zichtbaar omdat het gaat om het produceren van "details" in feite accessoires die zullen worden gebruikt of zullen worden verzameld om de activiteit van de fabriek te simuleren: staafvormen, lori's voor het vervoeren van allerlei dingen
Veel gekibbel...

After a while, work continues around this steelworks in Vireux.
In reality, it is not yet very visible because it is a question of producing "details" in fact, accessories which will be used or will be accumulated to simulate the activity of the factory: ingot molds, lories for transporting all kinds of things
Lots of quibbling ...

Nach einiger Zeit wurden die Arbeiten rund um dieses Stahlwerk in Vireux fortgesetzt.
In Wirklichkeit ist es noch nicht sehr sichtbar, da es sich um die Herstellung von "Details" handelt,
Zubehör, das verwendet oder angesammelt wird, um die Tätigkeit der Fabrik zu simulieren: Kokillen,
Lastwagen für den Transport aller möglichen Dinge
Viel Gequatsche...

Después de un tiempo, continuaron los trabajos en torno a esta acería en Vireux.
En realidad, todavía no es muy visible porque se trata de producir "detalles" de hecho, accesorios que
se usarán o se acumularán para simular la actividad de la fábrica: lingoteras, loris para transportar
todo tipo de cosas.
Un montón de sutilezas ...



samedi 11 décembre 2021

petite mise à jour

Un mois... bien plus d'un mois... et pas grand chose de réalisé.
Temps peu propice, froid et excessivement humide, mais un certain rythme est gardé :
Par exemple, nous n'avions plus rien en confit, mais à l'occasion, la possibilité de nous refaire un peu de Cahors a été une salutaire piqûre de rappel.

Il y a eu aussi l'exposition du RMM, l'occasion d'enfin mettre en circulation les 4 nouveaux modules qui représentent le viaduc de Thanville et son environnement


sans oublier quelques travaux, entre les gouttes, dans le terrain : plantation de quelques ifs récupérés en semis naturel et pareil avec trois plants de laurier-cerise qui se développaient anarchiquement sans aucun avenir... je pense que ça ira
Tout ça pour dessiner la place des trois saules où je compte réinstaller la cible pour le tir à l'arc
Sabine a aussi transplanté quelques digitales qui ont l'air en bonne forme et deux buddleias boutures de l'année dernière, et qui se portent bien car ils n'ont pas souffert de la sécheresse...
et, en octobre novembre, qu'est ce qu'on mange ?
Hmmm... il faut avouer qu'il y a eu presque une angoisse.
Routine mise à part, gibier occasionnel non comptabilisé, nous avons eu la désagréable surprise de ne pas revoir l'ostréiculteur d'Oléron. Pas pour les huîtres que nous ne consommons pas, mais pour les moules de bouchots de Vendée qui sont (à notre humble avis) les meilleures et pour les homards et autres tourteaux (même si ce n'est pas la meilleure saison pour les crustacés)
Le pauvre a fait une sortie de route et par précaution, comme à notre époque on craint facilement des choses graves et que dans ce cas on a pensé bien entendu à un problème de circulation cérébrale, alors que c'était seulement un problème de circulation routière ? il s'est trouvé non pas interdit, mais vraisemblablement déconseillé de faire la route jusque dans notre Nord...
Nous l'avons quand même retrouvé il y a une quinzaine et vendredi dernier (hier) on a pu manger une bonne mouclade.
Suivie samedi de homard simplement froid mayonnaise
mais la queue a attendu ce samedi pour être servie chaude avec purée de topinambours sauce crème et cerfeuil, la queue elle était napée d'un sabayon monté à partir de sa nage...
Que du bon...

Et... il est sans doute temps ?
Il est sans doute grand temps ?
une approche de ce qui sera le centre de table pour les fêtes de la fin de l'année. Recherche d'occupation d'une surface de 40 centimètres sur 40 centimètres qui sera gageons le plus occupée qu'elle n'y paraît...


dimanche 26 septembre 2021

Authentique

la dernière fois qu'on en a parlé, on savait que les Forges de Vireux avaient acquis, en 1910 auprès de la société "Marcinelle et Couillet, une locomotive Bt (020 tendérisée)
Un complément d'information, toujours auprès de la même source, le site  "rail Lu", nous apprend que un peu auparavant, l'usine a reçu des Forges et Fonderies de Haine-Saint-Pierre une Bt de 16 tonnes numérotée d'usine 785 construite en 1903 et recevant à Vireux logiquement le N°1
j'ignore toujours l'année de réception.

Encore de Haine-Saint-Pierre, l'usine enregistrera sous le N° 4 une autre Bt construite, toujours par FUF en 1911 (cette fournée de 1911 compte aussi une loco Bt fournie aux HF de la Chiers à Longwy, j'imagine qu'il s'agit du même type de loco... celle de Vireux porte le N°1117 et celle de Longwy le 1111. Avec la Bt 1112 qui a été livrée aux charbonnages du Mambourg ce sont les seuls trois modèles de 020 construits à cette période, des renseignements peuvent éventuellement être trouvés aussi grâce à cette loco.
 
La numérotation d'usine de Vireux implique l'existence de deux autres locos entre ces deux exemplaires sorties des FUF de Haine-Saint-Pierre. Une est une Couillet, mais l'autre ?

Haine-Saint-Pierre livrera encore les numéros 1283 et 1284 construites ou achevées de montage en 1915. J'ignore aussi l'année de réception, pour ce qui est de la numérotation Vireux, la 1283 porte le N° 5 et logiquement sa suivante serait la 6, mais je n'ai aucun renseignement non plus.
Après cette série, plus rien, mais on arrive à l'extinction du HF et l'usine a du bricoler avec ce qu'elle possédait et le faire durer.

Ce préambule, c'est pour situer l'état du matériel roulant ; la dernière loco que j'ai tenté de vaguement représenter, c'est la type 50 qui est un reliquat de l'armée britannique acquis d'occasion par la SNCB. Vireux n'a jamais fait rouler de type 50, mais l'aventure était amusante et on se prend au jeu.
Aussi personne ne va s'étonner de voir arriver sur l'établi un essai de la Bt de Couillet qui elle est dans les écritures...
le premier travail a été s'établir par comparaison et règle de trois, le fichier qui suit afin d'avoir unevue plus ou moins cotée
je n'y trouve pas la largeur, mais comme elle est imposée par l'échelle de reproduction ce n'est pas trop
grave. On remarquera que, en gros, on n'est pas bien loin de l'aspect des des Tubize... belgian look ?
On voit ci dessous, ce que j'ai fait de cette Tubize, N° 5 Vireux (usurpation du  numéro d'une loco de Haine-Saint-Pierre, aïe aïe aïe en plus que Vireux n'a à ma connaissance pas été client de Tubize,
re aïe aïe aïe... mais on n'est pas à une contre vérité près)
sur cette photo on voit aussi où en est la 50, il manque encore quelques détails chez tout le monde,
dont l'embiellage. Ces détails sont pour plus tard.
Pour le process, en (très) gros, c'est : volumes en bois sur planchettes épaisses de 2 mm réduit à 1,8 +ou- au ponçage, ajout d'éléments moulés "à la louche" et coulés en résine ou franchement bidouillés
Cabine en carton car c'est plus facile. Une couche de primer pour mieux juger,
On en arrive là
la 020 Arnold donne une idée des possibilités d'habillage d'un châssis mais là, ce sera une toute autre paire de manches !

Ils sont arrivés les petits détails,
attention, peinture fraîche !
et déjà au boulot...

en principe elle portera le numéro 2

 

vendredi 20 août 2021

et pendant ce temps là...

Et pendant ce temps là, pendant qu'on attend la disponibilité des appareils de voies Peco qui donnent l'impression d'avoir carrément disparu des sites de vente et même d'avoir disparu tout court... c'est l'occasion de commencer à entrevoir le matériel qui devra être disponible pour le service dans l'aciérie et plus largement sur le site de l'usine.
Je ne ferai pas l'inventaire plutôt anémique des modèles qui ont déjà joué les figurants mais je vais faire un petit tour des trottinettes que le petit interlude forcé m'a fait aborder.

Je cherche une petite loco qui pourrait endosser le rôle de boniche à tout faire, déplacer les wagons porte-poche, amener les wagons chargés d'augets de ferrailles, à la limite, assurer la traction en terrain plat de wagons de chaux ou de tombereaux de charbon pour le gazogène... enfin, un peu tout, mais surtout dans un premier temps d'être seulement présente sur les rails...en figuration quoi...
Car on le remarquera très vite, c'est comme pour la 53 d'essai en carton.
Celle là a été suivie par une petite sœur montée sur châssis Fleischmann... qui sait pour celle ci ?

Revenons cependant vers cette petite loco souhaitée : deux essieux, un encombrement réduit, on pourrait dire un modèle compact. C'est vraiment la loco type qu'on rencontre dans les usines sidérurgiques. Après quelques premières recherches, j'ai plus ou moins choisi quelque chose qui approcherait ce modèle, d'autant qu'un plan sommaire était disponible, ce qui aide un peu, pour les proportions au moins.
c'est parti
et ça avance tout doucement
mais on remarquera la présence d'une nouvelle unité en construction.
Explication :
à force de chercher, j'ai trouvé un petit trésor : la liste, la longue liste des locomotives tender construites par les Ateliers de Tubize, du XIXème siècle à la fermeture de ce genre de production. Elle est longue la liste, ils ont travaillé pour des clients d'un peu partout dans le monde... et si je dis partout, c'est même pour des clients plus que sérieux : Paul Wurth est un client !
La type 98 a été commandée  à deux exemplaires pour les usines de Saintignon à Longwy-bas, assez curieusement les archives ne gardent pas trace de leur livraison mais par contre on les trouve à Saulnes, chez Raty et... et plus proche, à la Chiers...
 ...Et la Chiers, n'oublions pas que c'est Vireux qui a fondé cette usine et que tout ce monde s'est retrouvé sous la houlette de Gustave Trasenster chez Ougrée-Marihaye. Ce serait presque logique qu'une 98 échoie sur les rails de Vireux ?
Seul petit hic, ce type est à voie étroite et c'est une 031... Quid facturum ?
Par contre, la type 104 qui est à écartement normal, on la trouve à Clabecq et dans divers charbonnages et carrières. C'est celle-là qui a été livrée chez Wurth...
Le problème là, c'est une 030 c'est du costaud. Une survivante loge à Mariembourg attendant quelques travaux sur sa chaudière. Mariembourg est sur la ligne 132... la ligne qui va de Charleroi à... Vireux.
Mais, c'est une 030...

Alors, je lorgne une autre, une 020 un peu plus petite, la type 100, belle petite machine d'usine construite à un seul exemplaire pour les Ateliers de Construction de la Sambre.
Elle aussi à écartement standard, on va se faire les dents sur ça !
on va s'arrêter sur cette vue de l'atelier provisoire de construction de locos industrielles

lundi 26 juillet 2021

Que d'eau...

C'était il y a plus d'une semaine, il faut le noter dans ce blog pour en garder la mémoire car nous espérons que pareille situation ne se reproduira pas de si tôt.
Depuis le début du mois on peut affirmer qu'il n'a pas cessé de pleuvoir. Si cette situation empêchait tout travail extérieur sérieux (ça explique la petite avancée sur le front de Vireux) elle avait pour corollaire l'engorgement progressif du sol.
Et ça n'a pas raté, le 14 la terre ne buvait plus et l'eau a commencé à sourdre au bas des murs de la cave... rapidement les caniveaux qui collectent ces "sources" sont passés au stade de petits torrents et heureusement nous n'avons pas eu de coupure de l'alimentation électrique ce qui a permis à la pompe vide cave de remplir son rôle...

Dans ces cas là, je sais d'expérience que beaucoup d'autres sont bien plus ennuyés que nous, c'était le cas le 21 juillet 1980 et cela s'est reproduit. Ce que nous étions loin d'imaginer c'est l'ampleur qu'allaient prendre les crues du côté des Hautes-Fagnes dans les bassins de la Vesdre et de l'Amblève
le 15, il pleuvait toujours et voilà...
au matin le 15, nous avons été constater l'état du terrain chez nous, pour info, nous sommes à une altitude de 294 mètres sur un pli de terrain argilo-schisteux qui sur une centaine de mètres monte encore jusqu'à 300/305 mètres avant de plonger dans un autre vallon (donc, pas beaucoup de bassin versant)

c'est au fond du jardin (d'origine) un endroit où en juillet 1980 déjà, j'avais remarqué une source déclarée lors des longues et fortes pluies. à partir de cet endroit on peut suivre un important filet d'eau qui traverse dans le sens de la descente, reçoit un affluent origine sous l'if et ensemble ils forment une mare importante sous les douglas. Infiltration par dessous la clôture et affluent dans le nouveau terrain.
Le "fleuve" arrive au niveau des carottes de Sabine. Il contourne car le terrain avec le travail est un peu plus haut.
Branche de gauche s'infiltre sous les herbes hautes et gagne l'endroit du BBQ
Branche de droite se répand en grosse flaque au niveau de trois saules, rejoint pour une petite part le BBQ et continue le long de la limite territoriale (tassement des sentiers fort piétinés ces derniers temps ?)
Le tout se collecte au coin déclive et forme une mare. Sabine a taillé un exutoire et cette mare se vide plus ou moins dans la pâture en contrebas.
Je joins un plan sur lequel j'ai reporté ce delta.
Le filet qui a pour origine le coin de la maison est alimenté par la pompe vide-cave.

Mais que c'est pas fini... le samedi 24 soit une semaine après ça, on prend une bonne averse bien violente, pas de problème domestique, mais à Dinant ils se sont trouvés dans une situation dramatique