lundi 26 juillet 2021

Que d'eau...

C'était il y a plus d'une semaine, il faut le noter dans ce blog pour en garder la mémoire car nous espérons que pareille situation ne se reproduira pas de si tôt.
Depuis le début du mois on peut affirmer qu'il n'a pas cessé de pleuvoir. Si cette situation empêchait tout travail extérieur sérieux (ça explique la petite avancée sur le front de Vireux) elle avait pour corollaire l'engorgement progressif du sol.
Et ça n'a pas raté, le 14 la terre ne buvait plus et l'eau a commencé à sourdre au bas des murs de la cave... rapidement les caniveaux qui collectent ces "sources" sont passés au stade de petits torrents et heureusement nous n'avons pas eu de coupure de l'alimentation électrique ce qui a permis à la pompe vide cave de remplir son rôle...

Dans ces cas là, je sais d'expérience que beaucoup d'autres sont bien plus ennuyés que nous, c'était le cas le 21 juillet 1980 et cela s'est reproduit. Ce que nous étions loin d'imaginer c'est l'ampleur qu'allaient prendre les crues du côté des Hautes-Fagnes dans les bassins de la Vesdre et de l'Amblève
le 15, il pleuvait toujours et voilà...
au matin le 15, nous avons été constater l'état du terrain chez nous, pour info, nous sommes à une altitude de 294 mètres sur un pli de terrain argilo-schisteux qui sur une centaine de mètres monte encore jusqu'à 300/305 mètres avant de plonger dans un autre vallon (donc, pas beaucoup de bassin versant)

c'est au fond du jardin (d'origine) un endroit où en juillet 1980 déjà, j'avais remarqué une source déclarée lors des longues et fortes pluies. à partir de cet endroit on peut suivre un important filet d'eau qui traverse dans le sens de la descente, reçoit un affluent origine sous l'if et ensemble ils forment une mare importante sous les douglas. Infiltration par dessous la clôture et affluent dans le nouveau terrain.
Le "fleuve" arrive au niveau des carottes de Sabine. Il contourne car le terrain avec le travail est un peu plus haut.
Branche de gauche s'infiltre sous les herbes hautes et gagne l'endroit du BBQ
Branche de droite se répand en grosse flaque au niveau de trois saules, rejoint pour une petite part le BBQ et continue le long de la limite territoriale (tassement des sentiers fort piétinés ces derniers temps ?)
Le tout se collecte au coin déclive et forme une mare. Sabine a taillé un exutoire et cette mare se vide plus ou moins dans la pâture en contrebas.
Je joins un plan sur lequel j'ai reporté ce delta.
Le filet qui a pour origine le coin de la maison est alimenté par la pompe vide-cave.

Mais que c'est pas fini... le samedi 24 soit une semaine après ça, on prend une bonne averse bien violente, pas de problème domestique, mais à Dinant ils se sont trouvés dans une situation dramatique


vendredi 16 juillet 2021

fosse commune

Commune car elle servira à la coulée en lingots de l'acier produit au four et aux convertisseurs Thomas
 il s'agit en réalité de la fosse dans laquelle sont disposées les lingotières.

Tout doucement l'aciérie se dessine, le côté qui comporte les convertisseurs et le four Siemens-Martin a pris place, les piliers qui devront supporter le côté ouvert du bâtiment sont encore à construire, longue besogne...
Et dans la foulée on pourra penser à monter la charpente qui soutiendra la vaste toiture. La partie du corps de bâtiment plus petite pour les four-cornues sera habillée de briques dans un châssis de poutrelles sur l'arrière et ce n'est que en finale qu'on pensera à la toiture en deux parties.
Mais avant d'en arriver là, il faut faire les travaux qui demandent un abord plus large : le revêtement du sol avec voies encastrées et en premier l'habillage de la fosse de coulée.


C'est cette dernière besogne que j' aborde.
Je rappelle les manipulations :
l'acier élaboré, après prélèvement d'une éprouvette qui confirme sa qualité, est versé dans une poche un peu différente de celles qui amènent la fonte du haut fourneau. Cette poche comporte un système qui permet de laisser couler l'acier liquide par le fond dans des moules.
Cette coulée peut s'effectuer directement dans des lingotières qui sont déjà posées sur des trucks comme ceux qu'on voit ici à Joeuf chez de Wendel

les lingots après refroidissement sont séparés de la "coquille" par un pont qui saisit la lingotière et pousse le lingot dehors. L'opération s'effectue sur le truck ou dans la fosse, à Vireux c'était en fosse. Les lingots sont ensuite transportés au laminage.

Les dimensions acceptables étant fixées, les murailles de la fosse sont en plaques KIBRI les portions longues sont tirées d'une plaque 7960 et les petites viennent d'une chute dont le numéro n'est plus présent qui n'est pas le même, mais cela correspond suffisamment.
Le fond sera une languette en merisier tapissée de fin laitier.
Un peu d'ajustage permet de placer le coffre dans la découpe en laissant dépasser la valeur de l'épaisseur ad la face supérieure des rails, car les voies seront bien entendu noyées
collage de cales de blocage, et il n'y a plus qu'à fignoler l'aspect

Et durant ce travail, on réfléchit aux travaux accessoires qu'il y aura à faire :
le revêtement du sol, il ne peut pas être gravillonné, souvent le sol est recouvert de grandes plaques en fonte. Sinon c'est béton ou peut être pavage ?
Je tente aussi de créer des modèles de lingotières en fonction de celles que je rencontre sur le web

Il y aura encore nécessité de deux types de wagons :
1- pour le transport des lingots après stripage en fosse
2-wagons plats dédiés au transport des augets qui portent les ferrailles en four ou en cornue
Il faudra aussi fabriquer des augets...


C'est pas fini...



samedi 10 juillet 2021

L'aciérie de Vireux sur site…

Lorsque j'ai construit l'ensemble du four avec les convertisseurs, je l'ai monté sur un socle de fortune, un bout de planche de récupération.
Maintenant que le module sur lequel sera installée cette aciérie est construit, j'ai donc démonté cet ensemble de sa planche pour le transférer sur un socle en multiplis de 5 mm.
L'étape suivante sera la découpe, au bon emplacement dans la surface du module (qui est aussi en 5 mm), afin d'y encastrer ce socle 

  voici l'ensemble sur son socle qui est inséré dans la découpe en question 

à ce stade je rencontre un petit problème auquel j'avais vaguement pensé, mais qui s'était un peu fait oublier...
Pour l'illustrer, nous devons revenir sur une photo précédente.

Vous remarquerez que deux des trois cheminées sont dans un pan de la toiture du petit corps du bâtiment. La troisième est à cheval sur le faîte.
J'ai prévu une largeur de 60 mm pour cette partie, c'est peu pour mes cheminées dont le diamètre est de 32 mm à leur base...
Comme je construis "en allant" cela ne pose pas de gros problème : je vais porter la largeur à 70 mm, c'est possible. Quant aux trois cheminées, elles se sont encore retrouvées sur le tour afin de réduire leur base à 30 mm.
Un support a aussi été construit afin de placer ces cheminées à la jonction entre les deux toitures sans interférer avec les appareils qui sont en dessous, convertisseurs et four.
C'est sur ce support que j'appuierai les murs et la charpente du petit corps de bâtiment.

Après cette découpe qui n'a pas été trop difficile, il me reste à faire celle où loger la fosse de coulée des lingotières.

J'ai prévu de lui donner une largeur d'un peu moins de 2 cm.
Pour la profondeur de la maçonnerie que j'y installerai, elle sera inférieure car on remarque très bien que la fosse originale n'est profonde que de 2 mètres à tout casser... alors on fera autour de 1,5 cm...

 On remarque sur cette photo qu'il n'existe aucune voie entre cette fosse et le balcon des convertisseurs... mais il y a tellement de choses, tellement de renseignements qui me manquent, que je pense pouvoir m'offrir cette petite trahison ... on dira qu'elle a été posée postérieurement.

Voici donc ces deux découpes après un travail terrassier mené artisanalement (ce n'est qu'une fois le travail terminé que j'ai pensé à la défonceuse) le plan de roulement est renforcé par collage en dessous,

et voici donc où on en est après cet épisode

encore un petit travail avant de se replonger dans les réflexions, dans les projets... dans le rêve.

J'ai esquissé un modèle d'encombrement des pignons afin de fixer les dimensions en tenant compte des possibilités qu'offre la taille du module, de la nécessité de hauteur sous plafond compatible avec les ponts roulants et du désir que j'ai de permettre au regard de se glisser à l'intérieur de l'aciérie grâce à l'artifice d'un mur extérieur largement à claire voie

maintenant, on va souffler un peu...

mardi 6 juillet 2021

le Petit Spirou

Hmm... il ne s'agit pas du héros de la bande dessinée par Tome et Janry...
C'est de la visite, essentiellement intéressée par les graines des poules, d'un vrai écureuil qui ne paraît pas trop farouche.
Une bestiole de plus chez nous.
On aura remarqué que nous avons beaucoup été occupés par les travaux extérieurs ces derniers temps ; la météo se mettait au beau pour quelques heures, quelques jours. Cela incitait à un peu de mise en ordre
Cela nous offrait une belle floraison du chèvrefeuille
les églantiers du nouveau terrain n'étaient pas en reste

ni les ronces bien entendu
promesse de mûres pour le mois d'août...
Mais, le beau temps nous a visiblement abandonné et le grand saule surchargé d'eau s'est en partie affaissé sur les beaux ronciers. Ces derniers et toutes les plantes envahissantes que nous avons tenté de contrôler un peu sont à la fête et reprennent leurs droits après ce premier défrichage... ce qui nous invente du travail supplémentaire lors des rares périodes sèches...
Ce qui explique le prochain retour des travaux autour de l'usine de Vireux.

jeudi 3 juin 2021

Castanea... ça t'y va ?

Moi, Castnea ça m'va !
Ça m'a fait vachement plaisir de rencontrer cet arbre
en conséquence, j'ai abandonné les quelques mètres de perçage dans le roncier qui restaient pour créer un nouvel accès à ce que Sabine a pris l'habitude (déjà) d'appeler "la clairière"; J'ai commencé à dégager la base du tronc qui s'avère être une trifurcation

Sabine y est justement à la clairière, elle y pousse l'aiguille pour je ne sais quel "contest" d'un site de broderie. L'endroit est calme
J'ai pris la photo discrètement au travers du feuillage et pourtant... Elle a sans doute remarqué... elle m'appelle.
Lorsque j'arrive (après avoir parcouru quasi tout le trajet de défrichage dont on a parlé précédemment) elle me montre en face de l'endroit où assise sur un billot elle joue la Pénélope, un arbre que j'ai déjà présenté plus ou moins ici sous l'identité d'un charme. Avec toutefois un petit doute à cause de l'écorce... et... tu parles d'un doute !
 - Ça ne serait pas aussi un châtaignier ?
Mais oui que c'en est un, les feuilles ont pris un aspect plus allongé, les fleurs sont présentes... aucun doute.
Errare humanum est, je pensais sincèrement à un charme. Perseverare diabolicum, je ne persiste pas ;-)

 Il y a une quarantaine d'années, j'avais planté trois châtaigniers, nous avons récolté une fois des châtaignes, petites mais bonnes, ensuite, année après année ils se sont moins bien porté, un peu étouffés sans doute par les arbres voisins (on plante toujours trop serré, on veut avoir tout...)
Le dernier n'a pas survécu à l'année passée assez sèche.
Nos deux sujets sont ils de la lignée de ceux là ? Ce serait bien.

lundi 31 mai 2021

La "roulante" sur le front du défrichage

C'est (momentanément) la fin des beaux jours et le défrichage après un dernier virage sur la gauche (direction Nord-Ouest) arrive sous les troncs largement étalés d'un gros saule marsault
les six ou sept mètres qu'il a fallu défricher pour en arriver là, m'ont fait découvrir encore un chêne. Assez tordu, mais les chênes tordus ont leur charme.
Et justement l'arbre qui suit en est un... ensuite dans le désordre au sens propre, un frêne et un certain nombre d'aubépines
ce saule étalé a été le perchoir de beaucoup d'oiseaux, à en juger par le nombre de semis naturels qui sont cachés sous les ronces et les benoîtes. Beaucoup d'aubépines, mais il nous réserve d'autres surprises.
Les deux troncs quasi horizontaux posaient problème : Quand on les a entrevus lorsque nous n'avions pas encore entamé le travail, on pensait les couper, mais plus tard seulement, à cause du volume de bois qu'on imaginait.
Maintenant, en découvrant par l'autre bout la voûte végétale on pensait plutôt les garder et d'ailleurs lorsque le travail a repris après une longue semaine de pluies, j'étais arrivé à dégager et enlever les cimes de ces troncs qui déformaient la lisière (pour peu que cette lisière ait une forme...)
Bon, le passage sous les troncs était praticable hier jeudi 27 mai.
Ce début d'après midi, nous avons décidé de profiter du beau temps annoncé ce weekend pour faire une petite grillade dans ce cadre, j'ai donc amené un gros billot de cèdre qui restera sur place et lorsque j'ai abordé par la piste dégagée hier, là par où arrive Sabine
la route était coupée par les deux troncs, collés au sol...
Bon, il a bien fallu tronçonner en conséquence et le dégagement s'est effectué délicatement en raison des semis découverts : le deuxième if trouvé à ce jour et un beau petit chêne d'Amérique certainement fils de celui qui pousse chez nous. Je ne compterai même pas des assez nombreux petits houx.
Voilà donc la salle à manger pour dimanche avec le barbecue qui commence à s'installer
Les pommes de terre en chemise seront cuites sous la cendre... pas évident à réaliser dans un barbecue. Pour palier à cette difficulté, le jour précédent, nous avons allumé un feu pour évacuer les divers végétaux agressifs qui ont été entassés en divers "dépôts". Tous n'ont pas passé au bucher, mais le volume des cendres en soirée nous laisse espérer avoir une bonne base demain matin pour monter les foyers dont nous aurons besoin.
l'occasion en regagnant nos pénates, de faire aussi une photo de ce que devient le petit "potager"
et de montrer aussi le portillon de sortie "en coulisses" à la frontière de notre territoire d'origine
Dimanche matin (hier), c'est sans difficulté que je relance le feu, et je le nourris avec quelques bûches encore valables d'un tas qui pourrissait sous les ronces.
Comme on peut le remarquer, Table, bbq et d'autres choses ont déjà rejoint les lieux
La table justement va changer de place afin d'être un peu plus au soleil car le vent du Nord maintient une température assez fraîche
Pour ne pas multiplier les voyages, le vin servira aussi d’apéritif

et tout arrive en temps voulu, le beurre à l'estragon est à table, la salade dans la casserole pour la facilité du transport, la viande parfaitement grillée est sur l'assiette et on remarquera que le niveau de la table n'est pas parfait...

comme je disais tout y est, juste les verres qui sont vides...
Malgré le ciel bleu, il ne fait pas encore suffisamment chaud car Sabine émigre, ce qui nous fait découvrir un style de "mange assis" (en écrivant cela, je pense aux mange debout... suffit de faire une bonne pub et on peut forcer les braves gens à toutes les conneries... y a beaucoup à dire sur ce sujet...)
Pour donner quelque nouvelle de l'avancement du travail avec tout ça, voilà ce qui reste devant moi pour rejoindre le frêne qui est visible depuis le nouveau petit potager



mardi 18 mai 2021

Défrichage en cours

Oui, en cours et même ce sera "au long cours"
J'ai touché au sujet dans la page consacrée au dé, la portion visible depuis notre terrasse a été "déroncée" en première intention, et nous attendons la repousse de ce qui nous a échappé afin de le supprimer et ainsi de suite...
Certains éléments ont été dégagés par cette occasion : houx qui survivent à des passages antérieurs de débroussailleuse, petits buissons de cotonéaster, et certains semis de frênes entre autres dont nous ne doutons pas de l'origine
Je ne sais plus si j'avais signalé la création d'un espace bien dégagé de plus ou moins 4 mètres sur 4 par Sabine ? Depuis, elle y a semé trois lignes de carottes et nous sommes curieux de voir quelle têtes elles auront car la terre est restée un peu caillouteuse malgré une première chasse aux rochers ...

De mon côté, j'ai dégagé un peu plus le cheminement qui conduit vers ce "potager", découvrant par cette occasion quelques beaux spécimens de petits érables planes pourpres qui sont signalés et seront transplantés à l'automne.
Le travail se fait un peu tous les jours selon la possibilité, et lors du weekend de l'Ascension, pendant qu'elle arrosait ses carottes, j'ai entrepris de percer la végétation qui nous sépare encore du fond de ce terrain. 
En progressant, essentiellement par coupe et dessouchage des ronces établies en travers du parcours choisi, j'ai dépassé un groupe de quatre saules marsault qui resteront en place dans un premier temps et, lors de séances ultérieures (qui malheureusement doivent maintenant jouer à cache-cache avec les averses muliquotidiennes) j'ai constaté que je progressais vers un beau petit chêne un peu imbriqué avec un saule et un noisetier. Le dimanche au soir, j'étais au pied de ce chêne où j'ai fait un peu d'élagage... enfin... un peu d'ortho.
J'y ai établi un deuxième dépôt de ronces et autres épineux et par dessus le "mur" d'éléments agressifs qui barre ma route, j'ai distingué le petit groupe d'arbres qui vraisemblablement marque le fond du terrain. Dans le fouillis, j'ai cru distinguer la couronne d'un chêne plus développé que celui que je venais de dégager. Sabine venue voir a confirmé.
Lundi au soir, après quelques séances parfois sous la pluie, je dégageais l'arbre convoité. C'est un chêne, un beau chêne qui a fait sa place à trente centimètres des fils barbelés intriqués dans un fouillis d'épineux. Derrière, encore des épineux qui encombrent sur quelques mètres la lisière de la pâture voisine et puis l'herbe, la belle herbe verte.
Le soir, combiné avec une nébulosité aussi importante que menaçante m'ont laissé entrevoir dans l'amoncellement de bois morts des petites fleurs blanches. Demain matin, il faudra que je les montre à Sabine, qu'il pleuve ou pas.

Et le matin de ce demain, il pleuvait, on a pris les appareils photo.
Suivez les guides.
Nous sommes aux marches du terrain, enfin, Sabine y est. Elle est à l'entrée de la sorte de grotte que les épineux forment jusqu'au tronc du chêne qu'on devine juste au dessus  de la tache blanche du KW

Dans le sens opposé, voilà le chemin d'accès
et voilà dans le sens de la largeur du terrain l'environnement qui nous contient
Sabine a vu les petites fleurs et elle les photographie

il ne sera pas nécessaire de faire de grandes recherches, et les feuilles et les fleurs trahissent l'aubépine. Il doit s'agir des restes de l'arbre qui marquait l'angle de la parcelle, c'était autrefois une tradition d'employer cet arbre qui peur vivre multicentenaire pour cette fonction de borne cadastrale.
Encore un regard sur cette sorte de maquis du Nord qu'il faudra continuer de percer pour rejoindre le coin opposé et on entame le chemin du retour.
Sur ce chemin, Sabine regarde si ses carottes ne pointent pas déjà le nez
on continue et on arrive au niveau de notre ancienne frontière
un peu plus loin encore, ça se dégage et on entrevoit la civilisation
édit :
Ce petit additif date du 19 mai, après une journée à épisodes, tout comme les précédentes.
Hier après midi, après l'excursion du matin, cap au Nord ou à peu de choses près.
Le but était de commencer à longer la clôture enfin atteinte le lundi au soir.
Un petit arbrisseau noyé dans les ronces m'intriguait, à côté du premier chêne que j'avais dépassé et juste voisin du tas des ronces coupées, j'avais déjà dégagé bien mal en point pour cause de dégâts collatéraux cette frêle relique identifiée par les feuilles comme viorne obier.
Il s'agit d'un arbuste commun pour certains, pas si commun pour d'autres. On peut le rencontrer dans les haies vives (c'est un peu là qu'on est) J'ai déjà tourné un dé en viorne
Je crois me souvenir l'avoir prélevé sur une berge de la Houille avec grands risques de voler à la flotte, j'en ai pas rencontré souvent, et pour moi il est assez rare.
Ne voilà t'il pas que cet arbuste couvert de ronces lorsque je l'atteins, se révèle en être un.
Cinq beaux petits troncs solides que j'ai bien dégagés, et s'il faut un peu élaguer, on verra cela à l'automne
C'était la découverte d'hier soir, le dégagement, c'était ce matin et un peu plus loin, j'avais repéré un chêne toujours enseveli sous les ronces, je l'ai dégagé lui aussi,
 et à ses côtés il y a un petit viorne qui drageonne... ça, ce n'est pas rare, les viornes drageonnent.

La fin de la journée m'a trouvé le nez sur les barbelés du coin opposé de ce terrain découvrant un très beau sujet d'aubépine qui joue sans conteste la borne cadastrale.
Il a fallu le dégager pareil et nous en sommes là...
on repasse par le coin du premier chêne qui se transforme peu à peu en chantier
Les choses se font comme elles arrivent ;-)