dimanche 22 octobre 2017

au fil des impressions

Jeudi, début d'un (tout) petit périple dans les Vosges.
L'élément déclencheur, c'est la tenue d'un marché aux tissus à Sainte-Marie-aux-Mines. Nous y étions déjà passés au printemps, mais en plus Sabine avait projeté une visite à une exposition qui se tenait à Mulhouse.
Las... l'expo vient de fermer ses portes alors nous avons changé le programme (et nous n'y avons rien perdu).

Mais commençons par le début :
Il n'y aura pas de photos de cette "foire" aux tissus, qu'on s'imagine seulement quelque chose comme Stof, stof en nog stoffen   mais en général moins coloré.
A la sortie de cette manifestation, un bureau de tourisme et patrimoine a accroché mon regard, on y présentait le patrimoine minier de Sainte-Marie. J'ai une vague idée et c'est l'occasion d'en connaître un peu plus, j'entre.
Assez longue conversation avec un responsable qui m'apprend beaucoup de choses, achat d'un livre (qui est déjà bien entamé) très intéressant sur le sujet et à la suite de Sabine je rejoins l'étage toujours dédié au patrimoine mais non exclusif des mines. Là, nous avons l'opportunité d'une encore plus longue conversation avec la responsable de l'information. Conversation tous azimuts avec découvertes à la clef...
Sainte-Marie outre son passé minier (argent, plomb etc...) a connu comme toute vallée vosgienne qui se respecte une grande activité textile, témoin, ce métier que nous n'avions même pas photographié tant nous étions captivés par la conversation. J'emprunte donc l'illustration qui suit au site propriétaire très intéressant
Cerise sur le gâteau, les inévitables recherches qu'a générées cette rencontre, me rappellent que la Grande Guerre a sévi aussi dans ces montagnes et précisément autour du col entre Sainte-Marie et Ban-de-Laveline où subsistent quantité d'ouvrages bétonnés. Qui dit bétonnés dit allemands... ce qui nous apprend que ici aussi les points importants des crêtes ont été perdues en août 14 par l'incapacité des officiers supérieurs français à bien commander les superbes soldats qu'ils avaient à disposition. Saint-Cyr formait le courage et le panache soit, mais en face on était pragmatique et efficace, et c'est le sang du paysan et de l'ouvrier de France qui a du équilibrer cette injuste balance.

Nous approfondirons, nous en reparlerons certainement, mais nous parlerons avant de ce qui a remplacé la visite de Mulhouse :
Une visite à l'écomusée de Wesserling dans le sud du massif des Vosges.
Pour aller de Ban-de-Laveline à Wesserling nous avions prévu la route parallèle à la route des crêtes mais qui saute d'une vallée l'autre. Par Fraize et Plainfaing nous avons continué de remonter la Meurthe qui devient  un gros ruisseau cascadant
Bientôt, la petite route prévue s'est trouvée barrée, du moins c'est ce qu'annonçait la signalisation.
Cela nous a obligé de faire un grand détour. Mais au fond cela nous a fait découvrir le pays.
Le trait rouge montre le trajet aller avec ripage vers Le Thilot qui nous a fait parcourir des vallées qui ont connu l'industrie textile, il n'y a pas un patelin qui n'ait possédé sa ou ses usines attestées par les bâtiments qui subsistent souvent.

L'occasion de passer aussi par le col de Bussang qui fait vraiment montagne, mais nous arrivons maintenant dans le lieu qui a motivé ce déplacement.
Le parc et l'écomusée de Wesserling valent le détour comme on se plait à le dire ailleurs.
Il s'agit d'un ensemble de bâtiments industriels, sauvegardés, restaurés, sans doute reconstruits et aménagés qui abritent des activités diverses : distribution, création, fabrication ...
et culture. C'est là que nous allons.
Nous y retrouvons encore le métier à tisser, mais celui ci est vraiment un ancêtre
et ce qui a sans doute été aussi important que le tissage dans ces lieux, l'impression
Mais suivons simplement les photos, elles parleront mieux que moi








Perplexe... et y a pas que ça...


et ce travail de kilt va nous conduire tout droit......

au centre de la terre ?
oui... parallèlement aux expositions de textile, se tenait une autre exposition de l'étrange. Une exposition dédiée à l'oeuvre de Jules Verne




belle exposition, inquiétante parfois...
Il est sans doute temps de s'élever au dessus de tout ça ?
mais point trop sans doute ?
impression ? nous parlions d'impression ?

dimanche 15 octobre 2017

le (b)ramma des vieux cerfs

et au cœur de la forêt des Ardennes en plus !

Bien que intéressé par le sujet, je ne cours pas les expositions et autres bourses d'échange.
A l'occasion, et assez rarement...
Vendredi, je m'étais rendu au club, une petite heure de route l'aller, dans des conditions de circulation souvent pénibles, je voulais voir où on en est avec le viaduc.
Une manifestation d'une association voisine ne nous a pas permis de sortir les modules, mais en discutant avec les comparses, force est de reconnaître qu'on n'a pas beaucoup avancé.
On va devoir en "mettre un coup"
A cette occasion, j'ai bien heureusement appris que se déroulait ce weekend à Sedan un salon de modélisme, le Ramma.
Sabine m'a un peu poussé et ce samedi 14 octobre, après un picnic sur un banc du parc de Sedan,
 nous nous sommes dirigés vers le hall d'exposition.
Nous avions localisé car on ne connaît pas ce coin, mais rapidement, Sabine a remarqué que cette reconnaissance préalable n'était pas nécessaire. Venant de tous les horizons, par petits groupes, ou isolés, le sac ou l'appareil photo en bandoulière, des "vieux" (Sabine dixit, mais elle en sait un bout...) convergeaient vers cette exposition. Il suffisait de suivre à la trace.

Mais, entrons dans le vif du sujet.Quelques photos spot, essentiellement de dioramas à vocation souvent humoristique :







le chemin de fer est toujours présent, mais parfois discret...


Et c'est fou tout ce qu'il faut remarquer. Tout qu'on devrait percevoir d'un premier coup d’œil et que pourtant on ne voit pas.
Dans ce cas, sur ce petit diaporama, (l'auteur parlera de réseau)
 qui en principe devait se raccrocher au papier... et qui par des adroits clins d’œil dérive totalement sur le métal. Je n'avais pas tout de suite vu le modèle de roue qui servait de socle et c'était écrit en toutes lettres...
 double intérêt pourtant : c'est une belle oeuvre de tourneur modeleur et c'est du chemin de fer... shame on me.


La latte porte aussi en toutes lettres sa provenance : c'est une latte de fondeur qui donne donc une mesure optimisée pour une certaine température...attention donc aux erreurs si on s'en sert sur matière stable !

Quant au dio... pardon, au réseau lui même, il est bâti sur une double industrie :
construction métalliques d'une part
sous l'emblème d'un cok en feuille de laiton, métal soit, mais plié dans un style kirigami et accompagné d'une cocote origami (on ne quitte donc pas le papier)
Pour la petite histoire, le nid du coq est rembourré des copeaux laiton dont on parlera plus loin, et ce nid est lui même grand luxe
on trouve un peu tout sur les trottoirs (si si) il suffit de savoir ramasser. A ce même sujet le châssis d'un wagon est lui tiré d'un support de boucle de ceinture sur lequel j'ai pu lire : Louis Vuiton, nous n'en avons malheureusement pas tiré la photo
Le bâtiment est construit sur carcasse de poutrelles supportées par des piliers en fonte, clin d'oeil à la fonderie voisine. Pour ces colonnes, l'auteur a passé beaucoup de solutions en revue avec pour mémoire la possibilité d'achat de sets de tournevis d'horloger. C'est vrai que les manches sont un cylindre cannelé, mais ils sont de tailles différentes... il a finalement fraisé ces éléments ce qui a produit le nid du coq (voir plus haut)
pour ce qui est des chapiteaux, après avoir pensé à des remontoirs de montre (il en a un stock) il s'est sagement contenté de perles en métal qu'on trouve dans les magasins d'accessoires de travaux manuels,
Un petit coup d’œil sur la fonderie voisine
La plaque qui unit ces deux bâtiments n'a plus qu'une chaîne, mais c'est justement en parlant chaînes que j'ai reçu le renseignement qui m'a permis la trouvaille dont je parle plus loin.

En bonus, cette visite m'a permis de trouver des choses qui pourront certainement m'être utiles pour mon petit essai personnel : une passerelle dont les éléments détournés de leur fin normale vont me permettre de simuler les escaliers qui permettent l'ascension de la cage du HF
en recoupant les marches je multiplierai par deux les éléments et j'aurai juste les petits escaliers métalliques qu'on trouve dans les structures industrielles.
J'y ai aussi trouvé une plaque laiton qui me permettra de confectionner le plancher des passerelles et surtout de la chaîne afin de finaliser les poches à laitier qui sont encore en attente... 
bon... y a du boulot.

Some photos of a visit to a hobby salon, the RAMMA in the city of Sedan.
The sounding of ramma beside the stag's roar (le brâme) and...
the fact that most of the attendees were "seniors", lead the title

Algunas fotos de una visita a un salón de pasatiempo, la RAMMA en la ciudad de Sedán.
El sonido de  ramma y el rugido del ciervo (le brâme) y ...
el hecho de que la mayoría de los asistentes fueran "personas mayores", encabezan el título

samedi 7 octobre 2017

dernière charette ? (Anabois)

... il y a presque un an, nous avons abandonné la découverte des bois (plus ou moins usuels) au travers de leurs caractéristiques anatomiques.
Certains sont venus s'ajouter au premier peloton et ont été incorporés.
L'envie de regrouper tous ces chapitres, jointe à l'arrivée de bois négligés ou, à l'époque  non disponibles me pousse à revenir sur ce sujet.

Conjointement donc à une tentative de construction d'un document pdf qui regroupera toutes ces essences abordées, je vais présenter quelques petits nouveaux qui manquaient à l'éventaire.
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Lors des dernières vacances, je me suis procuré un peu de figuier à replacer dans les Moracées
Je ne perds pas l'espoir d'un jour tourner du mûrier. J'en tournerai certainement bien que la plus part de ceux que je connais sont dans des environnements où un prélèvement (même justifié) ressemblerait à un hold-up et les autres sont des malades dont les caractéristiques doivent être altérées.
En attendant je peux produire un exemplaire en :
 figuier   Ficus carica
J'ai du attendre maintenant pour rencontrer un exemplaire perdu dans le matorral avec un moignon de branche basse que j'ai amputé sans état d'âme.

Selon Venet :
Bois généralement homogène, il peut arriver cependant que certains ficus présentent une zone initiale poreuse nette comportant plusieurs couches de vaisseaux.
Zones d'accroissements le plus souvent peu apparentes, marquées seulement parfois, par une ligne
discontinue de vaisseaux très fins à peine plus gros que ceux du reste du bois
Rayons ligneux très fins visibles au grossissement X2 en section transversale, grâce à une différence de couleur avec le reste des tissus.
Présence de bandes de parenchyme, tangentielles très nettes, indépendantes des vaisseaux, concentriques parfaitement visibles au grossissement X2 (plus visibles que les limites des cernes)
Beaucoup de tissus fibreux mais le lumen des fibres est souvent apparent au grossissement X10

Bois clair, jaune-grisâtre ou brun-grisâtre, assez léger et relativement tendre.

Lieutaghi parle surtout des fruits, mais au sujet du bois quand même :
Le bois est blanc-jaunâtre ou grisâtre, mou et peu durable dans la jeunesse.
On l'employait naguère à recevoir l'émeri pour le polissage des métaux. En vieillissant, il acquiert cependant des qualités, se raffermit, prend force, élasticité, durabilité,au point que, des plus gros troncs parfaitement séchés on faisait encore, au XIXème siècle, des vis de pressoir.
Combustible médiocre, ses cendres donnent une excellente lessive.

Tout ceci semble venir en ligne directe de Mathieu :
Le bois est blanc-jaunâtre ou grisâtre, mou, spongieux, riche en parenchyme et gorgé de sucs laiteux ; aussi est il peu estimé, se pourrit il rapidement et ne fournit qu'un médiocre combustible.
Cependant, celui du figuier sauvage, parvenu à un certain âge et bien desséché, semble supérieur à sa
réputation.
Sa densité varie de 0,547 à 0,716
Pour ce qui est du suc laiteux, j'ajouterai : collant.
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Manquait aussi chez les Caprifoliacées
la viorne obier - Viburnum opulus


Venet dans les Viornes parle essentiellement du Viburnum tinus, le Laurier tin qu'on trouve dans le Sud et que je n'ai encore jamais rencontré.
Mathieu pour l'obier est plus disert :
Bois de toute la France, rare cependant...
Bois blanc devenant brusquement brun clair au centre, dont les accroissements se reconnaissent, mais
difficilement, par un rang simple de vaisseaux plus serrés que les autres au commencement de chacun d'eux.
Il exhale une odeur désagréable. Il pèse desséché à l'air 0,892.

On voit que ce bois n'a pas le même succès chez nous que dans les pays plus à l'Est et particulièrement en Russie où son nom калина (kalina) est d'ailleurs à l'origine d'un chant célèbre : Kalinka
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un absent qu'il est si facile d'obtenir que j'aurais pu carrément l'oublier :
chez les Salicacées (avec le saule)
le peuplier tremble   Populus tremula (ici)
Bois homogène. Souvent ligne unique de pores tangents au début de la zone initiale. Concentration de pores variant à l'intérieur d'une même couche d'accroissement : parfois plus élevée au début (en particulier chez le tremble) parfois un peu plus tard en saison (peupliers de culture).
Une fine zone de parenchyme terminal, généralement non colorée ou très peu colorée, termine la zone finale, mais les cernes sont peu apparents (sauf chez le tremble)
Accroissements de forme irrégulière.
Rayons ligneux rectilignes, extrêmement fins, un peu plus apparents chez les peupliers méditerranéens et les trembles, difficiles à dénombrer cependant en section transversale.
Donnent en section radiale brute de fente de petites mailles visibles à la loupe. Roussâtres chez P.alba, gris-jaunâtre chez P.tremula. Brillantes chez P.nigra et P. de culture.
Groupes radiaux de vaisseaux très fréquents, comprenant 2 à 6 pores tangents et alignements irréguliers, dendritiques ou en festons.
Pores très fins
Fine zone terminale de parenchyme, de même couleur ou presque que le reste des tissus, surtout visible chez le tremble et les peupliers méditerranéens.
Tissus fibreux peu abondant.

Bois blanc, blanc-jaunâtre, parfois un peu roussâtre ou veiné de roussâtre. Bois parfait et aubier peu distinct (sauf chez P.alba ou il y a un duramen de couleur ocrée) parfois coloration brunâtre lorsque le bois est frais.
En section radiale, le bois, surtout des trembles et P.nigra a un aspect fibreux et brillant.
densité faible (circa 0,450)
Utilisations selon la qualité : menuiserie légère, emballages, classiquement allumettes et panneaux. La qualité est déterminée par l'absence ou la présence de bois de tension (donc importance du relief du terrain ou du vent...)
Le bois que j'ai tourné est sans particularité, ni facile ni difficile, il a une odeur au copeau que je ne juge pas désagréable mais je ne suis pas certain que c'est partagé... ce n'est pas par essence un bois de tourneur, à la rigueur pour des martyrs ?
Par clin d’œil, je lui ai joint une bague en pommier sauvage car ces deux essences (pommier et peuplier) sont sujettes à l'installation du gui.

Mathieu est à peu près d'accord avec ce que j'ai repris chez Venet si ce n'est qu'il lui trouve des lignes exactement circulaires en limite des accroissements... et qu'il présente des lames rayonnantes ou concentriques de tissus médullaire...
Pour ce qui est de son usage, il résume bien : il est employé comme bois de service.
Poids spécifique 0,455-0,612

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Seul représentant des Tamaricacées,
le Tamaris Tamarix Gallica
Bois à zone poreuse bien caractérisée, à rayons ligneux larges, parfaitement visibles à l’œil nu en section transversale, plus clairs que le reste des tissus.
En section radiale, ils donnent de très jolies mailles miroitantes apparaissant en clair ou en sombre sous les jeux de lumière.
Les pores du bois d'été sont isolés ou en plages circulaires de deux à cinq unités, auréolées de parenchyme.
L'aubier est jaune-grisâtre terne mais le duramen est rose à brun-rose, très ornemental.
Sa densité est moyenne.
Mathieu nous apprend que :
Le bois est cassant, prend beaucoup de retrait et se gerce profondément ; il n'a pas de durée.
Sa densité à l'état sec  varie de 0,646 à 0,766
Pour ce qui est du retrait je ne contredirai pas,

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parmi les Taxodiacées
métaséquoia -  Metasequoia glyptostroboides

il s'agit essentiellement d'un arbre de jardin à feuillage caduc. Si on ne trouve rien à son sujet chez Mathieu, c'est absolument normal, l'espèce qu'on croyait éteinte a été redécouverte dans les années 1940 au Sichuan.
Cet échantillon vient d'une branche d'un individu que j'ai planté devant ma maison.
En l'absence de tout renseignement, je vais essayer de regrouper quelques notions pour parler de ce bois :
le début de cerne n'a pas l'air de comporter beaucoup de trachéides, mais il se distingue pourtant nettement en contraste avec le bois final caractérisé par une petite épaisseur de tissus fibreux apparaissant en plus brun et contrastant avec la teinte claire du bois initial due soit à un parenchyme abondant ou à une abondance de très petites trachéides que mes moyens d'observation ne me permettent pas de distinguer.
Les rayons ligneux sont nombreux, bien visibles et inégaux dessinant avec des files de vaisseaux et leur parenchyme, en alignement radial le hachurage visible sur la photo de détail
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J'avais aussi, oublié sous la poussière, un morceau de tronc d'agave.
Mais ici, tout est incorrect :
l'agave ne fait aucunement partie des familles que nous essayons de parcourir et son tronc n'est en fait qu'une tige florale.
L'agave est plus parent des asperges, des orchidées et des oignons que des arbres nobles que nous venons de parcourir.
L'agave est une monocotylédone, point. Comme le bambou... et en dépit d'une parenté d'aspect avec le lierre ou la clématite (en coupe transversale)
(tiens, ces deux là manquent aussi il faudra leur faire une petite place) en dépit de cet aspect en coupe,l'agave est un étranger,
mais il est ligneux tout de même et j'ai du scier le morceau prélevé sur un tronc (tige) effondré.
voyons la bête :

de la famille des Agavacées, elle même tributaire des Asparagales... et on va arrêter là les histoires de
familles.
Quand on regarde l'aspect de la plante on comprend mieux sa parenté côté oignon malgré son tronc
conquérant assez lignifié pour résister à la Tramontane.

Présentation classique où on remarquera l'aspect "skief" qui n'est aucunement du au travail du "bois" mais est seulement le résultat du ponçage au tour du toit du dé...

la partie moins riche en petits vaisseaux est la partie la plus centrale.
Les masses claires qui entourent les vaisseaux épars ce doit être du parenchyme au rôle de réserves.
Ceci expliquerait la moindre résistance à l'abrasion.

La partie plus riche en vaisseaux est la partie externe (corticale) de la tige ligneuse et justement
les petits halos sombres qui entourent chaque vaisseau seraient des fibres plus lignifiées, responsables de la résistance de la tige.
Appréciation tout à fait personnelle.
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J'ai sauté sur l'occasion pour publier un oublié, représentant les Araliacées :
le Lierre   Hedera hélix

Venet dit avec justesse :
le bois n'a évidemment qu'un intérêt très secondaire, sauf celui de donner des manches à bois doux, ne provoquant pas d'ampoules aux mains. Il est recommandé par exemple pour les serpes.
Cependant, la structure de ce bois est intéressante à étudier. Il s'agit d'un bois léger et tendre, de couleur claire, blanc-grisâtre, dont les accroissements sont légèrement soulignés par une zone initiale poreuse ou semi poreuse perceptible à la loupe.
Les pores forment parfois, surtout au bord externe du cerne, des alignements en arcs de cercles ou en lignes tangentielles enrobées de parenchyme.
Les rayons ligneux sont inégaux, certains très larges, parfaitement visibles à l’œil nu et les mailles roussâtres qu'ils engendrent sont parfaitement visibles en section radiale.
Le grain est grossier, non seulement les pores sont parfaitement visibles à la loupe X10, mais parfois le lumen des fibres également (je cite toujours Venet)
Mathieu lui donne une densité de 0,442 à 0,648.
Lieutaghi nous apprend que son bois a aussi servi, jadis, à recevoir l’émeri imprégné d'huile avec lequel on polissait les métaux (usage qu'il note aussi pour le bois de figuier).
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 maintenant un indésirable
le gui  -  Viscum album
Inutile de spécifier que cette essence n'est pas recherchée. C'est un parasite dont la graine est déposée par les frottements de bec d'une grive (par exemple) qui cherche à se débarrasser du noyau qui colle à son bec.
La radicule se dirige vers l'axe de la branche et se soude au corps ligneux. Au bout de deux ans, le jeune plant qui n'a encore que deux feuilles cotylédonaires commence à se ramifier et développe des racines qui restent dans la région de la corticale interne se nourrissant de la sève de l'hôte. Au décours de la croissance de l'hôte les racines sont englobées par le bois formé. Elles ne progressent pas par elles mêmes mais déterminent les défauts générateurs de troubles éventuels. Donc, si j'ai bien saisi, la portion des racines qui "suce" progresse avec la croissance en diamètre et reste à proximité du cambium, déterminant les malformations en amont par l'empreinte de ses racines anciennes dans le liber formé
Je n'ai pas d'autre information, il nous reste à voir la tête de ce Tan-gui