samedi 13 juillet 2013

Au fil de l'eau

Un peu ras le bol de travailler à nettoyer le jardin, les haies, les massifs.
Ras le bol de pourchasser les limaces et escargots, d'essayer de garder un œil sur le chat...
Alors, ce samedi 13 juillet on descend à Sedan, et pourquoi pas en sus du marché prendre les vélos et profiter un peu du beau temps sur le canal des Ardennes.
Aussitôt dit, c'est décidé c'est parti. On achète de quoi se faire une petite bouffe sur le pouce chez Jean Claude Michel le charcutier de Faissault, on se gare sous un vieil érable à Semuy, on monte les vélos et go...
Salle à manger avec vue imprenable sur les plans d'eau, persillé délicieux, on ne demande rien de plus et on continue.

Il nous semble que la petite carrière juste avant l'écluse N°10 s'est agrandie. Sabine tient à y faire une visite, elle a une idée en tête...
et son idée se concrétise, elle trouve un splendide fossile. c'est le seul qu'on trouvera ainsi que ces bizarres inclusions en relief d'un ton brun orangé
Rencontré un seul bateau...les plantes ne sont pas trop troublées...

malgré des travaux effectués: nouvelles cabines d'écluse qui remplacent les superbes maisons éclusières qui participaient au caractère du canal, malgré la présence d'une péniche de travaux aux premières écluses,
le canal semble perdre son activité.

mardi 9 juillet 2013

Collaboration sous le soleil exactement

Beau temps persistant (bientôt une semaine) qui nous a permis, et dimanche et lundi (et même encore aujourd'hui) de manger dehors. Dimanche 7 juillet, le vieux barbecue a repris du service.
une façon de fumiger le cerisier qui est juste au dessus...on va avoir des cerises avec un petit goût de fumé... on va avoir des idées de Pessac-Léognan...
Il y en a, il faudra juste aller les cueillir.
Dans le bûcher, un phénomène nous avait échappé: l'apparition d'une couronne de petites bulles oranges vif sous l'écorce de pin de Weymouth qui est là depuis quelques années.En regardant de plus près,on comprend que ça nous a échappé. Les bulles oranges deviennent rapidement grises et incisées. Ce sont des champignons qui en moins de 24 heures sortent et libèrent leurs spores.
Un dernier coup d’œil au jardin, où une seule digitale que nous avons repiquées à côté de le petite terrasse présente cette couleur: blanche avec des taches à l'intérieur

Pour en venir à aujourd'hui.
Pas de gros travaux (fin de la semaine dernière on a "défriché" un petit coin devant la maison, terrible comme un roncier peut s'établir facilement) mais de l'artisanat. Ne faudrait il pas y mettre une majuscule ?
Un peu de tournage sur du noisetier "avancé" ce qui amène les papillons de service...

on en reparlera sans doute plus tard...

et phénomène d'actualité, la collaboration. Vous avez bien dit collaboration ?
Oui, c'est dans l'air du temps, même qu'on vient pas plus tard que hier de découvrir les photos d'Aiguinnes:
superbes photos qui nous ont inspirés ?
What do you think about the design of the top ?

non, je rigole, ça n'a rien à voir avec mon improbable noisetier, c'est "seulement" un élément de ce qui 
sera une ceinture...clin d’œil

mardi 2 juillet 2013

Réflexions

Quelques réflexions que je n'ai pas notées lors de mon passage précédent:
 - Les premières auront pour sujet le phénomène de la "collaboration"
Non, nous n'allons pas revenir des années en arrière, je pense à la collaboration pour produire une oeuvre.
En cette fin de moi de juin a eu lieu à Aiguinnes, à l'Ecole Escoulen, une grande collaboration entre divers artistes s'exprimant au travers de divers media:
http://www.aftab-asso.com/html/collaboration2013.html
Cette manifestation est terminée aujourd'hui depuis une bonne semaine et nous n'avons toujours pas d'échos substantiels. Juste une photographie passée dans un fil du forum et qui montre quelques pièces qui ont l'air pas mal du tout...de quoi mettre l'eau à la bouche ? Je suppose et j'espère que c'est le fait d'un choix difficile dans une iconographie pléthorique et que ce choix se manifestera par la parution d'un DVD reprenant les points forts de cette manifestation.
Patience donc...
Toujours en rapport avec ce phénomène "collaborationniste", cela semble être assez tendance parceque sur divers sites de la toile, on le rencontre.
Je ne reviendrai pas sur les ancêtres comme Emma Lake, CollaboratioNZ et autres, mais il se fait que consultant le blog de l'ITE 2013, j'apprends que les participants se sont déplacés à une manifestation du genre qui s'appelle Echo Lake (en référence à Emma...) et que l'esprit était le même; Avec aussi présence de "pointures"
Consultant le blog de Mark Sanger, j'y trouve témoignage d'une autre collaboration, boiseuse seulement il semble et qui avait pour objet en Irlande, la construction d'un mur constitué de blocs...de bois.
http://mark-fullcircle.blogspot.be/2013/06/the-wall-part-2.html
(j'ignore si le lien sera valable sur un autre ordinateur)
ici plus que peu de tournage cependant malgré la présence massive de tourneurs sur bois. Disons que c'est plutôt de la sculpture texturages et colorisation.
Et je suis certain que en cherchant bien on trouverait pas mal d'autres manifestations du genre. C'est dans l'air du temps, et c'est certainement enrichissant.

 - Les réflexions suivantes se raccrochent aux premières bien entendu mais sont d'une focale plus large:
J'ai eu l'opportunité d'acquérir un livre de Susie Hodge, professeur dans diverses écoles d'Art.
Le propos de ce livre est d'expliquer pourquoi certaines œuvres d'art d'apparence simplistes sont vraiment de l'Art.
Je l'ai abordé en essayant de mettre tout à priori de côté, mais dans beaucoup de cas, c'est tout de même difficile.Car au milieu de véritables chefs-d’œuvres, par exemple Le Cri de Munch, Le Chien de Giacometti, on trouve des choses qui ne sont même pas de la provocation comme la pissotière de Duchamp. Je retiens en exemple un tas de bonbons emballés chacun en bichromie. Ce tas est déposé dans le coin d'une pièce, les visiteurs sont invités à se servir (on ne dit rien des emballages) et ainsi l'oeuvre devient interactive et lorsque le tas diminue trop les employés du musée le réapprovisionnent.
Il manque tout de même, à mes yeux modestement, quelques petites choses à cette oeuvre d'art (untitled)
Je n'ai aucune émotion (mais c'est personnel) aucun questionnement (enfin un peu quand même, mais pas dans le bon sens) et pour qu'il y ait oeuvre (de opus: ouvrage, travail...) le seul travail que je vois, c'est celui des gardiens du MoMA qui réapprovisionnent le tas...Quid ?
Mais j'avoue ne pas être qualifié, je n'ai que ma petite sensibilité et je dois avoir un cuir de pachyderme...lorsque je fais quelque chose, je ne le juge pas oeuvre d'art, mais j'ai de quoi l'aimer parce que j'y ai mis du travail, parfois beaucoup, et une certaine dose de recherche et d'amour. Je l'ai caressé et regardé maintes fois...bref j'ai le sentiment d'avoir fait quelque chose.

Bon, voilà, j'ai frappé cela parce que les pensées s'envolent et qu'ainsi écrites elles me feront une borne
(on pourra ainsi constater que je ne suis que borné)

lundi 1 juillet 2013

Tergiversations

Cette pièce était en rade (aussi),commencée dans la foulée du Crabe, je vous la présente ici.
Je l'ai rattrapée comme j'ai pu et même au cours de ce rattrapage, j'avais au départ d'autres projets (c'est dire)...
Ainsi la manière dont ce bol allait se poser:
J'ai d'abord pensé ne garder qu'un appendice (résultat de calculs foireux ou pire même pas faits...) ensuite, j'ai pensé faire un petit trépied dessous avec les deux appendices pendants (honni soit qui mal y pense)...
et pourquoi pas le faire poser sur ces appendices ?
j'étais dans cette voie pensant faire un bol à deux queues, une avec boucle comme ce qui est fait et l'autre simplement courbée en italique. Mon épouse le voyant m'a dit:
 - Ouahh ça c'est beau !
 - quoi ?
 - le petit morceau avec la pointe là...
non...ce n'était pas vrai, ce ne pouvait être le petit reste fragile que j'essayais de ne pas casser.
Alors j'ai tergiversé, sans doute n'a t'elle pas tort, il y a peut être quelque chose qui m'échappe. En tout état de cause je peux le laisser, le temps de finir l'autre partie. Et peut être que ce morceau va casser ce qui résout le problème...
J'ai tout fait pour ne pas le casser et plus je le regardais plus je me disais que ça ferait une opposition...
Si certains ont une idée et font oeuvre pour coller à cette idée, moi, je dois admettre que souvent j'avance la tête vide et que l'idée vient du bois, vient de la forme. Ma tête suit un peu ma main, et voici ce que ma tête a trouvé dans cet objet qui arrivait:
Ce bol vient de ce pied brut, brut du sciage de la première ébauche, avec même encore une petite part de bois infesté par des vers a sa base. Il monte dans ce pied, devient poli, se bolle et va en compliquant son existence se poser de l'autre côté...toute une histoire quoi, comme la nôtre...

Après réflexion, je crois que je vais tout de même poncer ce pied parce que la partie interne présente des petits arrachages et ça ne fait pas très correct. A suivre ?
dans cette attente, nous allons faire un petit flash-back avec photos d'époque et tout et tout...

Ce qui était prévu au départ et devra être remis au programme d'une autre pièce
Pour cette occasion, j'ai même bricolé une prise qui permet de prendre en compression une pièce longue pour la travailler sur un point de sa longueur
Une première modification permet d'assurer un peu plus la prise
et à l'usage ça ne tourne pas trop mal

mais à l'arrivée un problème se posait...comment reprendre ça pour tourner l'autre face ?
bon...on a laissé passer du temps, on a dormi dessus et nous voici au début de cette page, les photos montreront ce que j'ai essayé d'expliquer avec des mots plus haut
et c'est reparti pour quelques tours de ventilo
On coupe le tenon qui a servi au creusage te on rectifie sur un montage dans lequel il faut avoir confiance...
on en est là, actuellement on chipote encore comme déjà dit plus haut
à suivre

mardi 25 juin 2013

et ce demain, c'est le mardi 18 juin et le ciel est toujours à peu près bleu et il fait chaud.
Nous n'avons pas pu manger à Valros ainsi que prévu, alors nous avons occupé l'après midi sur la plage entre Agde et Sète. Mer un peu plus agitée que de coutume
et sur le sable, la mer a rejeté des tas de graines de tournesol. Malgré le milieu salin et le peu de temps entre les petites marées, celles ci s'empressent de germer...ah, si les mésanges étaient là, elles auraient des graines de tournesol à discrétion, et salées comme des cacahuètes...
le lendemain, pluie, ciel couvert, brume sur plage...et ça va continuer.
Autant dire que ce n'est plus intéressant pour les photos.
A moins que celle ci, c'est à Servian, rue de Barcelone
et le plus important: ce n'est pas un sens unique


Pour rester sur une note jubilatoire,
c'est une tartelette fine avec des tranches de râble de lapin et c'était à l'Auberge de la Tour

Et voila, nous sommes rentrés. Tout compte fait, il faisait bien beau là bas.
Ici, nous avons retrouvé non seulement l'humidité crasse, mais aussi des températures absolument indignes.

Bon...il reste donc le tournage...

dimanche 23 juin 2013

Retour d'un périple dans le Sud.


On va essayer de mettre les souvenirs en ordre. Je ne sais si cela se pourra en une rafale. On verra...
Mercredi 12 juin, on prend la route. Passage picnic au lavoir de Yrouerre


Point de chute: Chalon
S'il ne faut garder qu'une image, ce sera celle d'un iris, comme partout, la végétation est en retard et c'est un peu comme si nous étions partis en Mai.
Nous escamoterons le jeudi passé à Lyon par grande chaleur mais terminé sous un gros orage.
Le vendredi 14, par une belle journée, nous gagnons Nyons. En règle générale, ce ne sont pas les fleurs qu'on photographie chez l'olivier...
ni chez le grenadier

Samedi 15, le triomphe des petites routes pour découvrir le marché d'Uzès. Mais pas que le marché...il y 
a une bonne table et la surprise du mariage des Saint-Jacques et du chorizo
et après une fin de marché très dépouillée
toujours par petites routes, on rejoint Olargues

Nous avons projeté de poursuivre la découverte d'une ancienne ligne de chemin de fer reconvertie en voie verte. C'est ce que nous entamons le dimanche 16 après une petite exploration de la citadelle démantelée 
par Richelieu

Riche en éléments de génie civil cette ligne, nous roulons de tunnels en viaducs sans oublier les passerelles dont on ne saisit pas toujours bien la finalité

et la soirée nous la passons en altitude dans les restes de la citadelle

et le lundi 17 juin, sous un ciel encore clément (on nous promettait de l'orage et tout et tout...), 
nous découvrons la seconde partie (prévue)
Cette portion nous fera passer du bassin méditerranéen à l'atlantique et cela au moyen d'un tunnel de plus de 800 mètres.

Voila, nous avons déjà bien pédalé et nous sommes en bout de course en direction de Mazamet.
 A Labastide-Rouairoux, exactement au croisement par viaduc de la voie verte et de la nationale. Après la traversée d'un tunnel très venteux. On avait l'impression d'être un projectile dans le canon d'une arme à air comprimé (dans un sens ça va, mais dans l'autre...il faut gagner son passage)
Labastide était un centre textile...était, parce que maintenant c'est plutôt sinistré
Nous avons souvent passé par ici et Sabine y trouvait toujours de l’approvisionnement. Aujourd'hui, c'est portes closes...

Et le voici ce fameux tunnel dans lequel il fait bien froid, mais où heureusement l'éclairage fonctionne
sinon
lors du retour, une petite photo sur un haut viaduc. Nous sommes ici dans la canopée, aux côtés de fleurs de châtaigniers et dans les plus hautes branches d'un cèdre qui doit dépasser largement les 30 à 40 mètres
et le point final sur le versant méditerranéen, toujours sur un viaduc
C'est fou le travail qu'ont du effectuer les constructeurs de cette ligne, et sans le recours aux machines que nous avons maintenant.

Demain, nous prendrons la route du littoral
Demain, nous espérons que le beau temps durera.

dimanche 9 juin 2013

Illusiones ventana

Toujours l'inattendu arrive.
Un petit morceau de chêne qui a porté des espoirs (désespoir).
Une petite histoire de rien du tout, née de souche, à qui il n'a manqué que le fond...

Mais trêve de bavardages, je vais reprendre cela depuis le début:
Lors d'une ballade forcée, on procédait à l'entretien de la voiture, je me suis trouvé en présence d'un gros chêne culbuté au fond de la vallée d'une belle rivière. J'avais mon suisse en poche. Ce fut le baiser du prince à la belle endormie, j'avais un bout de bois qui venait de loin...
Ce bout de bois, ce très petit bout de chêne (faut pas prendre les couteaux suisses pour des tronçonneuses) est un éclat, une grosse écharde, qui s'est levé de la souche de l'arbre lorsque, pour une raison qui restera connue de lui seul, il a basculé. Il a du rester longtemps ainsi. L'homme à son habitude a du faire du feu dans le gîte ainsi créé. Les mousses l'ont pris d'assaut. J'ai prélevé...
Mais quoi faire avec un morceau aussi biscornu ?
Une de mes premières idées, c'était de créer une petite coupelle en laissant la majorité du site en l'état.
Je disposais de trois appuis et d'une surface relativement suffisante pour creuser la coupelle.
La surface convenait, l'épaisseur était tangente et de la tangente à la sécante...
Mais je m'y attendais un peu, donc je n'ai même pas été déçu.
Reste que ma coupelle est devenue par la force des choses un trou et que ce trou il va falloir lui trouver une existence.
Je vais avoir le temps d'y réfléchir, j'ai déjà quelques pistes.

Pour ce qui est de notre beau temps...
Huit jours...exactement. Je me disais bien que c'était beaucoup...
Aujourd'hui dimanche 9 juin, ciel crépusculaire, pisseux. Et maintenant il pleut. Beaucoup. Pas de la pluie d'orage à laquelle on pouvait s'attendre, non une pluie dense et froide. Une pluie de novembre.