lundi 13 novembre 2017

Souvenance...

Tout n'a pas été repris dans ces pages.
C'est normal, tout ne doit pas être repris, mais quand même, ce qui était prévu pour être publié, doit l'être. Sinon, on ne se souvient même plus. C'est triste et c'est grave.
Donc, parcourant les photos que je mets plus ou moins en ordre (plus que moins hé !) je retrouve des
choses que je prévoyais de placer ici.
Elles vont arriver avec retard, mais mieux vaut tard...

Il n'y a eu ainsi aucun témoignage de nos vacances de septembre. On va remédier à cette carence :
Depuis les nouvelles dispositions prises par la ville de Lyon quant à la circulation automobile, nous
évitons d'y passer une journée ne désirant pas pour une ou deux occasions par an nous acquitter d'une
taxe pollution :-(
donc, descente avec rocade à Villefranche et par Tarare, on pousse jusque Feurs.
Sur le trajet dans les Monts du Lyonnais nous avons croisé ce merveilleux cabinet de vétérinaire
Brièvement au sujet de Feurs, c'est une petite ville assez agréable malgré quelques relents qui signalent du textile synthétique dans les environs. Mais c'est sans doute la raison pour laquelle il y reste une certaine vie ?

Le lendemain, vendredi 1er septembre, nous avons rejoint Le Puy pour (re)voir, mais de plus près cette chapelle campée sur le sommet d'un piton.
Pas déçus, c'est un endroit magique !

et pendant que nos jambes acceptent encore l'exercice, nous avons gravi l'escalier taillé dans le roc
pour découvrir au sommet un joyau de l'Art Roman




nous quittons donc Saint-Michel-l'Aighuille pour explorer la vieille ville

La cathédrale considérée elle aussi comme un témoignage du Roman nous a éblouis un peu moins.
c'est toutefois relatif car on y trouve des peintures murales conservées ? restaurées ? de belle facture
et une architecture bien représentative de la "solidité" romane
avec une particularité : comme elle est bâtie sur le rocher, son plan épouse ce relief et l'accès se fait
par un escalier qui débouche au plein milieu de la nef centrale
et qui à la sortie, descend jusqu'à la ville par une rue grossièrement pavée
Je pense avoir écrit quelque part plus haut : brièvement ?
Quand je repense à ce que j'ai quand même à dire, je crois que ce sera moins bref qu'annoncé et j'oublierai certainement des choses...
On y va.
Le soir, nous avons relâché à Saint-Geniès-de-Malgoires, dans l'ancienne maison forte du patelin,
 pour y rencontrer d'autres migrants (des Grecs ceux là) le lendemain

Et la semaine que nous avons passée à Cadaquès, nous ne pourons pas la résumer à trois photos (l'église, la mer et les abominables rochers à trous-trous)
Donc on va continuer avec la soporifique séance dias...

Often, we have photos to publish, and then we forget ...
Here are some old photos that find their place here so as not to definitely sink into oblivion
At first, our departure on vacation with the passage through Puy-en-Velay

A menudo, tenemos fotos para publicar, y luego nos olvidamos ...
Aquí hay algunas fotos antiguas que encuentran su lugar aquí para no hundirse definitivamente en el olvido
Al principio, nuestra partida de vacaciones con el paso por Puy-en-Velay

lundi 6 novembre 2017

Cendrillon n'a plus vingt ans...

ça, c'était prévisible, après les histoires de marteau de cordonnier...

Le travail a commencé un peu (beaucoup) à l'aveuglette et c'est en voyant se dessiner le volume utilisable que l'idée de l'objet est venue avec un titre qui s'imposait ; si du moins cela aboutissait.
La voici donc. Outrage des ans, mauvais traitements,

Cendrillon n'a plus vingt ans
son escarpin sur le tard,
une drôle de grolle,
surprend le Prince Charmant
qui, rapplique comme un tocard,
considère sa guibolle.

C'est pas le pied se dit Charmant
elle se shoote. Mais les étoiles,
ça c'est triste et désarmant,
c'est tout juste bon pour la toile

... il convient cependant que chacun prenne ses responsabilités : il y a certes un brin de laisser-aller chez Cendrillon. Mais quand on regarde la godasse, on ne peut pas s’empêcher de penser que le salopard qui lui a fabriqué ça porte une lourde responsabilité... une très lourde responsabilité !


PRO SUTORE
NE SUPRA CREPIDAM SUTOR...
... une fois de plus, c'est un bout de branche plus qu'improbable d'un très vieux cerisier qui va commander à cette pièce
Je n'ai aucune photo de ce que c'était, c'est dommage.
C'était atroce.
Dans une vie antérieure, c'était un moignon, coupé il y a fort longtemps. Ce moignon était resté moignon, essayant seulement de cacher son infirmité par une cicatrisation périphérique qui a bien failli aboutir.
Une chirurgie plus lourde et plus "radicale" m'en a rendu seul propriétaire. Il fut creusé.
profilé (si on peut dire ainsi...)
talonné (toujours un verbe libre)

offert... et minuit survint !

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et pendant que nous sommes dans le(s) bois, je vais glisser un petit complément à la série Anabois. Ce ne sera sans doute pas le dernier, mais cette façon de procéder me permet de compléter plus aisément le PDF dans lequel je regroupe toutes les essences rencontrées au cours de cette aventure.
Parmi les Moracées, se trouve une essence peu commune par ici, au point que je la pensais totalement exotique. Non je la trouve dans la littérature, mais celle qui a servi à tourner le dé a été achetée et est vraisemblablement d'origine nord-américaine.
Oranger des Osages - Osage Orange - Maclura pomifera
Arbre importé vers 1827, subspontané dans certaines stations en France 10-12 m ; spontané dans l'est des États-Unis 20 m.
Rien à voir avec l'oranger, les rameaux sont épineux (tiens tiens...)  je le trouve chez Lieutaghi :
Le bois est jaunâtre, lourd, dur, fort, flexible, durable.
Employé aux E.U. à l'égal du robinier, il sert en charronnage, pour des traverses et des piquets.
C'était un bois d'élection des Indiens pour leurs arcs. On tire du bois et des fruits une teinture jaune utilisée par la tribu des Osages (d'où le nom) Il mériterait plus d'attention, il est même rustique sous le climat de Paris.
Beauverie le cite  en page 1159 du tome II sans apporter plus de détails
Pour ces détails je me tourne vers wood-database : Zone initiale poreuse, avec des pores assez larges, pores plus étroits dans le bois tardif groupés en petits paquets et en bandes tangentielles ;  très abondantes thylloses ; anneaux de croissance bien distincts ; rayons ligneux étroits à moyens visibles à l'oeil nu ; parenchyme vasicentrique, en losange et en Y
P.S.. 0,855
Utilisé en archerie (outre Atlantique, il est d'ailleurs aussi appelé "bois d'arc"), instruments de musique, tournage et autres petits objets spéciaux.
Les copeaux trempés dans de l'eau lui donnent une teinte jaune utilisable.
Le bois a un haut pouvoir calorifique mais toujours comme le robinier il a tendance à éclater au feu.

Le robinier est une légumineuse papillonoïde (avec laburnum, sophora, genêts, ajonc) on retrouve aussi dans les légumineuses caesalpinoïdes les féviers, les chicots (que je ne possède pas, mais j'espère) et les légumineuses mimosoïdes, acacia, mimosa (pareil)
Je fais ce parallèle parce que il s'agit pour toutes ces essences, de bois lourds, durs, pas toujours résistants aux agressions, et bien souvent utilisés en archerie.

dimanche 5 novembre 2017

Tableaux d'une exposition - RMM

RMM n'est pas l'abréviation de Rétrospective Modeste Moussorgski, mais bien Rail Miniature Mosan

Une belle occasion de faire le point sur l'état d'avancement du viaduc parmi d'autres choses.
Ces 4 et 5 novembre s'est tenue l'exposition bisannuelle du club de modélisme RMM
Le vernissage (c'est le terme consacré) s'est déroulé le vendredi 3, et comme tout événement qui se respecte, ça a débuté par une catastrophe.
Lors des manœuvres afin de récupérer un pied de module sur le réseau déjà monté et en place, les rails ont fait un "tout droit au ciel" au niveau de la jonction de deux modules.
Lorsque on sait qu'au cours de cette exposition il y avait un concours de dioramas représentant des accidents ferroviaires, nous étions placés gagnants avec le thème : sabotage par la résistance sur l'Athus-Meuse...
Keep cool man, très peu s'en sont rendu compte. Didier, marteau à la main a redressé la situation.
Un petit quart d'heure plus tard les convois pouvaient passer. Qui dit mieux ?
Un bref survol général avec mes excuses pour les oublis

sans oublier les ateliers dont voici deux exemples
avec une mention pour ce fabuleux travail d'un membre de N 160 Antwerpen, c'est une vue rapprochée d'un pont Vierendeel réalisé en plasticarte à l'échelle 1/160.
Il faut la photographie et l'agrandissement pour juger des rivets !
L'espace rendu disponible par cette exposition nous a permis de développer les trois nouveaux modules qui progressent lentement (mais qui progressent)
Le temps, et la réunion des bonnes volontés sinon de tous les moyens techniques nous a permis de faire avancer le boulot.
La conjonction de tout ça nous a également permis de créer sinon un événement, du moins une belle petite animation : les spectateurs ayant accès au chantier.

intervention sur le terrain afin de faciliter la mise en place d'un élément de maçonnerie...
et peinture en coulisses

et pendant le temps que met la colle à se polymériser on peut "jouer au petit train"
et nous terminerons sur ce passage à toute vitesse (c'est relatif) de notre Baygon Vert en fait nous le nommons Bôwagonvert qui porte (portait) les légumes et les fruits en primeur des vallons de la Gaume aux marchés de Bruxelles.
C'était au temps où Bruxelles rêvait...
maintenant il y a la 411, ses trous et ses bouchons, avec ses beaux camions verts eux...

Some pictures of the bi-annual exhibition of the RMM Model Railway Club
It was a great opportunity to make some progress on the viaduct construction.
Some N scale traffic photos.

Algunas fotos de la exhibición bianual del RMM Model Railway Club
Fue una gran oportunidad para avanzar en la construcción del viaducto.
Algunas fotos de tráfico de N escala.

jeudi 26 octobre 2017

le marteau de cordonnier

curieusement trouvé dans la partie brocante d'un point de vente de tissu des Vosges.

C'est en entrant dans l'agglomération du Thillot que nous avons vu le panneau indiquant la vente de tissu. Nous avons besoin de regarnir notre stock d'essuies de vaisselle en coton, nous sommes curieux, donc nous avons garé la voiture et nous avons été voir. J'en ai parlé dans l'intervention précédente.
Parmi les étals de tissus, regroupés dans un bel atelier assez vaste, haut de toiture et qui comporte un pont, il y avait une sorte de "vide grenier". Je ne peux pas m'empêcher de fouiller là dedans, j'ai trouvé une caisse avec quelques outils, surtout des marteaux rivoirs. Mais il y en avait un qui ne me paraissait pas à sa place, coudé comme un marteau de cordonnier, mais avec deux pannes... j'ai imaginé que ce devait être en rapport avec le cuir car il y avait aussi un pied de cordonnier... pour moi, ce genre d'outil devait servir à battre du cuir car son œil ne permet pas de l'emmancher costaud pour porter des frappes violentes.
J'ai chassé le bout de bois qui occupait cet œil et j'ai confectionné un manche à partir d'un tronçon d'aubépine encore un peu vert.
J'ai donné à ce manche le format que j'imaginais en fonction de l'inclinaison des pannes, c'est-à-dire pas trop long pour que le mouvement de poignet porte la surface frappante à plat sur l'ouvrage.
Comparons avec l'autre marteau de cordonnier déjà en ma possession
Conjointement à la fabrication de ce manche, j'ai cherché des informations. Et j'ai rapidement trouvé, je n'étais pas loin de la vérité
Pourquoi des pannes convexes élargies ? vraisemblablement pour ne pas marquer le cuir avec un coin d'une panne carrée
Celui du Père Baulant possède un manche plus long que celui que j'ai fait.
Je me souviens que le cordonnier de mon village travaillait assis devant son pied, et lors du cloutage, il n'avait aucune raison de lever le bras, son avant bras devait rester appuyé sur sa cuisse et je vois très bien le mouvement du poignet qui se trouve plus bas que la surface frappée...
Néanmoins, mon manche restera court, je le trouve beau ainsi.

Avant de terminer, je rappellerai ce détail qui est repris sur le site que je renseigne plus haut.
 - Avant de se demander à quoi peut servir un outil, on doit se demander à qui il servait.
Cette sentence est de Paul Feller s.j. qui s'est beaucoup penché sur le sujet.
Je me dis aussi qu'on peut se demander comment on s'en servait.

A côté de ce travail de manche ;-) j'ai jugé que le tronc ramené de la plage de Wissant, que j'estime être de tamaris (j'ai beaucoup de bonnes raisons, on verra à l'autopsie si aspect, écorce et habitat correspondent à la coupe transversale de celui qui est déjà tourné mais que le séchage a gâché.
Un petit coup d’œil donc du côté du cylindre préparé pour refaire un dé honorable en tamaris m'a conduit à lui chercher un anneau. J'ai ainsi farfouillé dans une boîte où se trouvaient quelques cylindres en bois exotiques qui sont en attente depuis les années nonante...
Si ces bois sont indigestes, il n'en va pas de même des cylindres martyrs. Il serait temps que je m'en occupe pendant qu'il reste de la matière à serrer.
L'ébauche choisie était notée : Karanda. J'ai d'abord finalisé le dé, je prendrai l'anneau dans le surplus.
ensuite confiant dans l'universalité de l'internet, j'ai cherché à en savoir plus.
Inconnu dans wooddatabase ! tout ce que ggl me trouve, c'est un jeu vidéo débile et des baies riches en fer qu'on trouve au flanc de l’Himalaya.
J'ai tout de même fini par avoir une piste : comme je m'en doutais un peu, le nom déjà fort variable de pays à pays et même de région à région quand ce n'est pas à l'intérieur d'une même région peut également être amputé, abrégé...
voir du côté du (ja)karanda, bois noir, veiné et pesant.
Et là, je trouve le Jacaranda chez Wood database. En fait c'est le Brazilian Rosewood, Bahia Rosewood, Jacaranda, Palissandre du Brésil - Dalbergia nigra pour mettre tout le monde d'accord.

Je recopie d'ailleurs sans vergogne la description de la coupe transversale que je trouve dans Wood database :
Diffuse-porous; medium to very large pores in no specific arrangement; solitary and radial multiples of 2-3; mineral deposits occasionally present; growth rings indistinct; rays not visible without lens; parenchyma banded (seemingly marginal), apotracheal parenchyma diffuse-in-aggregates, paratracheal parenchyma vasicentric, sometimes weakly aliform.

ma photo n'est pas de bonne qualité pour être absolument certain, mais... il y a de ça...
je crois qu'on est à peu près bon là ?