dimanche 15 octobre 2017

le (b)ramma des vieux cerfs

et au cœur de la forêt des Ardennes en plus !

Bien que intéressé par le sujet, je ne cours pas les expositions et autres bourses d'échange.
A l'occasion, et assez rarement...
Vendredi, je m'étais rendu au club, une petite heure de route l'aller, dans des conditions de circulation souvent pénibles, je voulais voir où on en est avec le viaduc.
Une manifestation d'une association voisine ne nous a pas permis de sortir les modules, mais en discutant avec les comparses, force est de reconnaître qu'on n'a pas beaucoup avancé.
On va devoir en "mettre un coup"
A cette occasion, j'ai bien heureusement appris que se déroulait ce weekend à Sedan un salon de modélisme, le Ramma.
Sabine m'a un peu poussé et ce samedi 14 octobre, après un picnic sur un banc du parc de Sedan,
 nous nous sommes dirigés vers le hall d'exposition.
Nous avions localisé car on ne connaît pas ce coin, mais rapidement, Sabine a remarqué que cette reconnaissance préalable n'était pas nécessaire. Venant de tous les horizons, par petits groupes, ou isolés, le sac ou l'appareil photo en bandoulière, des "vieux" (Sabine dixit, mais elle en sait un bout...) convergeaient vers cette exposition. Il suffisait de suivre à la trace.

Mais, entrons dans le vif du sujet.Quelques photos spot, essentiellement de dioramas à vocation souvent humoristique :







le chemin de fer est toujours présent, mais parfois discret...


Et c'est fou tout ce qu'il faut remarquer. Tout qu'on devrait percevoir d'un premier coup d’œil et que pourtant on ne voit pas.
Dans ce cas, sur ce petit diaporama, (l'auteur parlera de réseau)
 qui en principe devait se raccrocher au papier... et qui par des adroits clins d’œil dérive totalement sur le métal. Je n'avais pas tout de suite vu le modèle de roue qui servait de socle et c'était écrit en toutes lettres...
 double intérêt pourtant : c'est une belle oeuvre de tourneur modeleur et c'est du chemin de fer... shame on me.


La latte porte aussi en toutes lettres sa provenance : c'est une latte de fondeur qui donne donc une mesure optimisée pour une certaine température...attention donc aux erreurs si on s'en sert sur matière stable !

Quant au dio... pardon, au réseau lui même, il est bâti sur une double industrie :
construction métalliques d'une part
sous l'emblème d'un cok en feuille de laiton, métal soit, mais plié dans un style kirigami et accompagné d'une cocote origami (on ne quitte donc pas le papier)
Pour la petite histoire, le nid du coq est rembourré des copeaux laiton dont on parlera plus loin, et ce nid est lui même grand luxe
on trouve un peu tout sur les trottoirs (si si) il suffit de savoir ramasser. A ce même sujet le châssis d'un wagon est lui tiré d'un support de boucle de ceinture sur lequel j'ai pu lire : Louis Vuiton, nous n'en avons malheureusement pas tiré la photo
Le bâtiment est construit sur carcasse de poutrelles supportées par des piliers en fonte, clin d'oeil à la fonderie voisine. Pour ces colonnes, l'auteur a passé beaucoup de solutions en revue avec pour mémoire la possibilité d'achat de sets de tournevis d'horloger. C'est vrai que les manches sont un cylindre cannelé, mais ils sont de tailles différentes... il a finalement fraisé ces éléments ce qui a produit le nid du coq (voir plus haut)
pour ce qui est des chapiteaux, après avoir pensé à des remontoirs de montre (il en a un stock) il s'est sagement contenté de perles en métal qu'on trouve dans les magasins d'accessoires de travaux manuels,
Un petit coup d’œil sur la fonderie voisine
La plaque qui unit ces deux bâtiments n'a plus qu'une chaîne, mais c'est justement en parlant chaînes que j'ai reçu le renseignement qui m'a permis la trouvaille dont je parle plus loin.

En bonus, cette visite m'a permis de trouver des choses qui pourront certainement m'être utiles pour mon petit essai personnel : une passerelle dont les éléments détournés de leur fin normale vont me permettre de simuler les escaliers qui permettent l'ascension de la cage du HF
en recoupant les marches je multiplierai par deux les éléments et j'aurai juste les petits escaliers métalliques qu'on trouve dans les structures industrielles.
J'y ai aussi trouvé une plaque laiton qui me permettra de confectionner le plancher des passerelles et surtout de la chaîne afin de finaliser les poches à laitier qui sont encore en attente... 
bon... y a du boulot.

Some photos of a visit to a hobby salon, the RAMMA in the city of Sedan.
The sounding of ramma beside the stag's roar (le brâme) and...
the fact that most of the attendees were "seniors", lead the title

Algunas fotos de una visita a un salón de pasatiempo, la RAMMA en la ciudad de Sedán.
El sonido de  ramma y el rugido del ciervo (le brâme) y ...
el hecho de que la mayoría de los asistentes fueran "personas mayores", encabezan el título

samedi 7 octobre 2017

dernière charette ? (Anabois)

... il y a presque un an, nous avons abandonné la découverte des bois (plus ou moins usuels) au travers de leurs caractéristiques anatomiques.
Certains sont venus s'ajouter au premier peloton et ont été incorporés.
L'envie de regrouper tous ces chapitres, jointe à l'arrivée de bois négligés ou, à l'époque  non disponibles me pousse à revenir sur ce sujet.

Conjointement donc à une tentative de construction d'un document pdf qui regroupera toutes ces essences abordées, je vais présenter quelques petits nouveaux qui manquaient à l'éventaire.
------------------------------------------------------------------------
Lors des dernières vacances, je me suis procuré un peu de figuier à replacer dans les Moracées
Je ne perds pas l'espoir d'un jour tourner du mûrier. J'en tournerai certainement bien que la plus part de ceux que je connais sont dans des environnements où un prélèvement (même justifié) ressemblerait à un hold-up et les autres sont des malades dont les caractéristiques doivent être altérées.
En attendant je peux produire un exemplaire en :
 figuier   Ficus carica
J'ai du attendre maintenant pour rencontrer un exemplaire perdu dans le matorral avec un moignon de branche basse que j'ai amputé sans état d'âme.

Selon Venet :
Bois généralement homogène, il peut arriver cependant que certains ficus présentent une zone initiale poreuse nette comportant plusieurs couches de vaisseaux.
Zones d'accroissements le plus souvent peu apparentes, marquées seulement parfois, par une ligne
discontinue de vaisseaux très fins à peine plus gros que ceux du reste du bois
Rayons ligneux très fins visibles au grossissement X2 en section transversale, grâce à une différence de couleur avec le reste des tissus.
Présence de bandes de parenchyme, tangentielles très nettes, indépendantes des vaisseaux, concentriques parfaitement visibles au grossissement X2 (plus visibles que les limites des cernes)
Beaucoup de tissus fibreux mais le lumen des fibres est souvent apparent au grossissement X10

Bois clair, jaune-grisâtre ou brun-grisâtre, assez léger et relativement tendre.

Lieutaghi parle surtout des fruits, mais au sujet du bois quand même :
Le bois est blanc-jaunâtre ou grisâtre, mou et peu durable dans la jeunesse.
On l'employait naguère à recevoir l'émeri pour le polissage des métaux. En vieillissant, il acquiert cependant des qualités, se raffermit, prend force, élasticité, durabilité,au point que, des plus gros troncs parfaitement séchés on faisait encore, au XIXème siècle, des vis de pressoir.
Combustible médiocre, ses cendres donnent une excellente lessive.

Tout ceci semble venir en ligne directe de Mathieu :
Le bois est blanc-jaunâtre ou grisâtre, mou, spongieux, riche en parenchyme et gorgé de sucs laiteux ; aussi est il peu estimé, se pourrit il rapidement et ne fournit qu'un médiocre combustible.
Cependant, celui du figuier sauvage, parvenu à un certain âge et bien desséché, semble supérieur à sa
réputation.
Sa densité varie de 0,547 à 0,716
Pour ce qui est du suc laiteux, j'ajouterai : collant.
-----------------------------------------------------------------------------------
Manquait aussi chez les Caprifoliacées
la viorne obier - Viburnum opulus


Venet dans les Viornes parle essentiellement du Viburnum tinus, le Laurier tin qu'on trouve dans le Sud et que je n'ai encore jamais rencontré.
Mathieu pour l'obier est plus disert :
Bois de toute la France, rare cependant...
Bois blanc devenant brusquement brun clair au centre, dont les accroissements se reconnaissent, mais
difficilement, par un rang simple de vaisseaux plus serrés que les autres au commencement de chacun d'eux.
Il exhale une odeur désagréable. Il pèse desséché à l'air 0,892.

On voit que ce bois n'a pas le même succès chez nous que dans les pays plus à l'Est et particulièrement en Russie où son nom калина (kalina) est d'ailleurs à l'origine d'un chant célèbre : Kalinka
---------------------------------------------------------------------------------
un absent qu'il est si facile d'obtenir que j'aurais pu carrément l'oublier :
chez les Salicacées (avec le saule)
le peuplier tremble   Populus tremula (ici)
Bois homogène. Souvent ligne unique de pores tangents au début de la zone initiale. Concentration de pores variant à l'intérieur d'une même couche d'accroissement : parfois plus élevée au début (en particulier chez le tremble) parfois un peu plus tard en saison (peupliers de culture).
Une fine zone de parenchyme terminal, généralement non colorée ou très peu colorée, termine la zone finale, mais les cernes sont peu apparents (sauf chez le tremble)
Accroissements de forme irrégulière.
Rayons ligneux rectilignes, extrêmement fins, un peu plus apparents chez les peupliers méditerranéens et les trembles, difficiles à dénombrer cependant en section transversale.
Donnent en section radiale brute de fente de petites mailles visibles à la loupe. Roussâtres chez P.alba, gris-jaunâtre chez P.tremula. Brillantes chez P.nigra et P. de culture.
Groupes radiaux de vaisseaux très fréquents, comprenant 2 à 6 pores tangents et alignements irréguliers, dendritiques ou en festons.
Pores très fins
Fine zone terminale de parenchyme, de même couleur ou presque que le reste des tissus, surtout visible chez le tremble et les peupliers méditerranéens.
Tissus fibreux peu abondant.

Bois blanc, blanc-jaunâtre, parfois un peu roussâtre ou veiné de roussâtre. Bois parfait et aubier peu distinct (sauf chez P.alba ou il y a un duramen de couleur ocrée) parfois coloration brunâtre lorsque le bois est frais.
En section radiale, le bois, surtout des trembles et P.nigra a un aspect fibreux et brillant.
densité faible (circa 0,450)
Utilisations selon la qualité : menuiserie légère, emballages, classiquement allumettes et panneaux. La qualité est déterminée par l'absence ou la présence de bois de tension (donc importance du relief du terrain ou du vent...)
Le bois que j'ai tourné est sans particularité, ni facile ni difficile, il a une odeur au copeau que je ne juge pas désagréable mais je ne suis pas certain que c'est partagé... ce n'est pas par essence un bois de tourneur, à la rigueur pour des martyrs ?
Par clin d’œil, je lui ai joint une bague en pommier sauvage car ces deux essences (pommier et peuplier) sont sujettes à l'installation du gui.

Mathieu est à peu près d'accord avec ce que j'ai repris chez Venet si ce n'est qu'il lui trouve des lignes exactement circulaires en limite des accroissements... et qu'il présente des lames rayonnantes ou concentriques de tissus médullaire...
Pour ce qui est de son usage, il résume bien : il est employé comme bois de service.
Poids spécifique 0,455-0,612

----------------------------------------------------------------------------------
Seul représentant des Tamaricacées,
le Tamaris Tamarix Gallica
Bois à zone poreuse bien caractérisée, à rayons ligneux larges, parfaitement visibles à l’œil nu en section transversale, plus clairs que le reste des tissus.
En section radiale, ils donnent de très jolies mailles miroitantes apparaissant en clair ou en sombre sous les jeux de lumière.
Les pores du bois d'été sont isolés ou en plages circulaires de deux à cinq unités, auréolées de parenchyme.
L'aubier est jaune-grisâtre terne mais le duramen est rose à brun-rose, très ornemental.
Sa densité est moyenne.
Mathieu nous apprend que :
Le bois est cassant, prend beaucoup de retrait et se gerce profondément ; il n'a pas de durée.
Sa densité à l'état sec  varie de 0,646 à 0,766
Pour ce qui est du retrait je ne contredirai pas,

----------------------------------------------------------------------
parmi les Taxodiacées
métaséquoia -  Metasequoia glyptostroboides

il s'agit essentiellement d'un arbre de jardin à feuillage caduc. Si on ne trouve rien à son sujet chez Mathieu, c'est absolument normal, l'espèce qu'on croyait éteinte a été redécouverte dans les années 1940 au Sichuan.
Cet échantillon vient d'une branche d'un individu que j'ai planté devant ma maison.
En l'absence de tout renseignement, je vais essayer de regrouper quelques notions pour parler de ce bois :
le début de cerne n'a pas l'air de comporter beaucoup de trachéides, mais il se distingue pourtant nettement en contraste avec le bois final caractérisé par une petite épaisseur de tissus fibreux apparaissant en plus brun et contrastant avec la teinte claire du bois initial due soit à un parenchyme abondant ou à une abondance de très petites trachéides que mes moyens d'observation ne me permettent pas de distinguer.
Les rayons ligneux sont nombreux, bien visibles et inégaux dessinant avec des files de vaisseaux et leur parenchyme, en alignement radial le hachurage visible sur la photo de détail
---------------------------------------------------------------------

J'avais aussi, oublié sous la poussière, un morceau de tronc d'agave.
Mais ici, tout est incorrect :
l'agave ne fait aucunement partie des familles que nous essayons de parcourir et son tronc n'est en fait qu'une tige florale.
L'agave est plus parent des asperges, des orchidées et des oignons que des arbres nobles que nous venons de parcourir.
L'agave est une monocotylédone, point. Comme le bambou... et en dépit d'une parenté d'aspect avec le lierre ou la clématite (en coupe transversale)
(tiens, ces deux là manquent aussi il faudra leur faire une petite place) en dépit de cet aspect en coupe,l'agave est un étranger,
mais il est ligneux tout de même et j'ai du scier le morceau prélevé sur un tronc (tige) effondré.
voyons la bête :

de la famille des Agavacées, elle même tributaire des Asparagales... et on va arrêter là les histoires de
familles.
Quand on regarde l'aspect de la plante on comprend mieux sa parenté côté oignon malgré son tronc
conquérant assez lignifié pour résister à la Tramontane.

Présentation classique où on remarquera l'aspect "skief" qui n'est aucunement du au travail du "bois" mais est seulement le résultat du ponçage au tour du toit du dé...

la partie moins riche en petits vaisseaux est la partie la plus centrale.
Les masses claires qui entourent les vaisseaux épars ce doit être du parenchyme au rôle de réserves.
Ceci expliquerait la moindre résistance à l'abrasion.

La partie plus riche en vaisseaux est la partie externe (corticale) de la tige ligneuse et justement
les petits halos sombres qui entourent chaque vaisseau seraient des fibres plus lignifiées, responsables de la résistance de la tige.
Appréciation tout à fait personnelle.
-------------------------------------------------------------------------------

J'ai sauté sur l'occasion pour publier un oublié, représentant les Araliacées :
le Lierre   Hedera hélix

Venet dit avec justesse :
le bois n'a évidemment qu'un intérêt très secondaire, sauf celui de donner des manches à bois doux, ne provoquant pas d'ampoules aux mains. Il est recommandé par exemple pour les serpes.
Cependant, la structure de ce bois est intéressante à étudier. Il s'agit d'un bois léger et tendre, de couleur claire, blanc-grisâtre, dont les accroissements sont légèrement soulignés par une zone initiale poreuse ou semi poreuse perceptible à la loupe.
Les pores forment parfois, surtout au bord externe du cerne, des alignements en arcs de cercles ou en lignes tangentielles enrobées de parenchyme.
Les rayons ligneux sont inégaux, certains très larges, parfaitement visibles à l’œil nu et les mailles roussâtres qu'ils engendrent sont parfaitement visibles en section radiale.
Le grain est grossier, non seulement les pores sont parfaitement visibles à la loupe X10, mais parfois le lumen des fibres également (je cite toujours Venet)
Mathieu lui donne une densité de 0,442 à 0,648.
Lieutaghi nous apprend que son bois a aussi servi, jadis, à recevoir l’émeri imprégné d'huile avec lequel on polissait les métaux (usage qu'il note aussi pour le bois de figuier).
--------------------------------------------------------------------------------------

 maintenant un indésirable
le gui  -  Viscum album
Inutile de spécifier que cette essence n'est pas recherchée. C'est un parasite dont la graine est déposée par les frottements de bec d'une grive (par exemple) qui cherche à se débarrasser du noyau qui colle à son bec.
La radicule se dirige vers l'axe de la branche et se soude au corps ligneux. Au bout de deux ans, le jeune plant qui n'a encore que deux feuilles cotylédonaires commence à se ramifier et développe des racines qui restent dans la région de la corticale interne se nourrissant de la sève de l'hôte. Au décours de la croissance de l'hôte les racines sont englobées par le bois formé. Elles ne progressent pas par elles mêmes mais déterminent les défauts générateurs de troubles éventuels. Donc, si j'ai bien saisi, la portion des racines qui "suce" progresse avec la croissance en diamètre et reste à proximité du cambium, déterminant les malformations en amont par l'empreinte de ses racines anciennes dans le liber formé
Je n'ai pas d'autre information, il nous reste à voir la tête de ce Tan-gui

dimanche 17 septembre 2017

Châteaux et donjons.

Les 15 et 16 septembre, comme chaque année, ce weekend était dédié au patrimoine.
Il y a deux ans, la ville de Givet offrait un assez large panel qui nous a permis de découvrir le fort Condé, la chapelle ND de Walcourt et un hôtel particulier
L'an dernier nous avons parcouru le port de Givet, et cette année nous avons eu accès au château de Hierges.
Avant d'aborder le sujet, un petit préambule est nécessaire.
Ce château est dans notre mémoire visuelle, combien de fois ne sommes nous pas passés à quelques centaines de mètres ? Et jamais, nous n'avions quitté la nationale pour voir de plus près le très beau village de Hierges. Le château lui est une propriété privée.
Chaque fois, nous constations la similitude avec les ruines du château de Beauraing. Chaque fois ce château nous paraissait drôlement campé, comme sur un versant de colline. Pour ce qui avait été un château fort...
Nous avons corrigé ce point de vue, nous avons compris qu'en réalité il est construit sur une barre rocheuse qui rétrécit la vallée d'une petite rivière, la Joncquière. Cette rivière provient de la mini dépression du bassin de Doische en Belgique qui collecte les eaux au delà de la route Givet-Philippeville, creuse une vallée assez marquée entre Doische et Vaucelles (toujours en Belgique), s'épanouit quelque peu avant de forcer la mini clue que lui oppose la barre du château de Hierges et se faufile jusqu'à la Meuse au niveau du village d'Aubrives. Au moins deux moulins utilisaient son eau.
Une petite carte relief empruntée au web parlera mieux que ma prose.
L'accès se fait par le chemin qui conduit à l'église paroissiale qui devait vraisemblablement être à la fois la chapelle du château.
Cette petite église est bordée par un petit cimetière qui mériterait d'être maintenu en l'état parce que ce cimetière est une page d'histoire. Petite église, petit cimetière, petite histoire...


Avant de pénétrer dans le corps des logis, nous avons longé les jardins disposés en gradins

et après un aperçu de l'intérieur de ce qui est habitable et qui devait être les communs
(mais pas si communs que ça) disposés eux aussi un peu de la même façon que dans le cas de figure de Beauraing, nous avons eu la liberté de parcourir ce qui fut le château-fort.
Suivez nous.



Nous commencerons par un regard en arrière sur les bâtiments que nous venons de quitter :
La tour de section carrée qu'on voit sur la droite fait partie des logis et au vu de sa maçonnerie elle a aussi participer au système défensif.
la suite de l'alignement du bâtiment permet de rencontrer une deuxième tour ronde qui doit dater du château des origines. Je fais abstraction du tout premier château du haut moyen-âge qui devait être du type motte castrale
Maçonnerie en briques alors que l'artillerie à poudre existe...

(le tube présent dans cette meurtrière me semble toutefois plus tardif que les fortifications elles mêmes) amène une réflexion :
L'architecte a pensé son plan. Ce n'est pas un semblant de défense, l'embrasure est défilée et les photos qui suivent montrent qu'elle flanque bien le rempart.

le cas de figure est présent sur un autre côté
mais, d'autre part, que pouvaient les maçonneries de briques si épaisses fussent elles et le simple parement de pierres de taille du bas des murailles ?
Et que dire des larges ouvertures des fenêtres à meneaux ?
N'est ce pas un bel exemple de conflit entre la recherche d'une qualité de vie et les besoins de la défense ?

De là haut, on a une belle vue sur la vallée de la Joncquière et sur le moulin

Un dernier regard sur la "forteresse" dressée sur un ciel opportunément clément

summary of our visit to the castle of Hierges (ruins) during Heritage Days.

resumen de nuestra visita al castillo de Hierges (ruinas) durante los días del patrimonio.

lundi 28 août 2017

Mise à jour

Du retard dans le suivi au cours de ce mois d'août.
Le beau temps nous a un peu boudés, mais c'est toutefois resté correct, pour preuve cette petite ballade qui est marquée d'un léger trait jaune sur le plan composite du bas
C'est un trajet que je connaissais en partie et que nous avons bouclé, moi pedibus et Sabine à vélo.
J'ai du mérite pour avoir du garder un rythme appuyé lorsque le terrain était égal.
Elle a du mérite pour avoir dénivelé en terrain forestier les quelques cent quatre-vingt mètres pour atteindre la croupe du sommet (et je ne parle pas des bosses et des fosses)
Le plus simple est sans doute de suivre
ce gué n'est pas au point le plus bas, mais ainsi qu'on le remarque, ça monte sec après

mais il y a une prime au meilleur grimpeur
ici, nous sommes presqu'au sommet et en présence de ce qui pourrait être considéré comme un incident frontalier...
Sabine et son "Panzer Fahrrad" se rient des frontières ridicules. Elle ne fait pas l'Europe avec ses chenilles mais avec un simple vieux pneu vtt.
Vieux mais efficace, "einfach und brutal"

Mais il faut aussi garder témoignage de nos grappes qui, sauf un petit grain retardataire, ont bien commencé leur véraison.
 et des cèpes qui sont un peu plus précoces cette année


et des travaux entamés pour la construction d'un igloo pour le chat.
Mais là, il intervient le bougre et un premier projet est resté à l'état de galette. Il l'appréciait ainsi...
Cette seconde mouture devrait en principe recevoir un toit... on verra.

on parlera sidérurgie plus tard, car sur ce sujet aussi il a du nouveau
et encore du viaduc qui au début du mois prenait belle figure...
à suivre donc

an expedition into the nearby forest and the harvest of the ceps (on another occasion)

una expedición al bosque cercano y la cosecha de los ceps (en otra ocasión)

samedi 12 août 2017

Tordu...

Parmi les multiples nouvelles génératrices d'angoisses et de mal-être qui sont quotidiennement distillées lors des informations, j'en ai retenu une que je n'ai pas prise au pied de la lettre je pense...
Une gentille madame avec une voix suave mettait ce mercredi matin ses auditeurs en garde contre les risques de sextorsion.

Mon dieu !

Je me suis immédiatement demandé : dextrogyre ou lévogyre ?
Qu'importe, ça doit faire mal... et puis, réaliste je me suis dit que le risque de complications devait baisser avec l'age, que l'épée de Damoclès devait osciller surtout au droit de jeunes plantes...
De fait avec le développement du sujet, la dame a précisé que c'étaient surtout des jeunes hommes qui étaient menacés.     Ouf.
Mais, elle n'a cependant pas été à mon avis suffisamment explicite, aussi je me suis tourné vers mon informateur googlien, et Wikipedia m'a dit :

Le délit de Sextorsion consiste en l'extorsion via internet de faveurs sexuelles ou monétaires. Il se double le plus souvent de celui de chantage à la webcam.

Je pense donc le risque assez ciblé pour lui trouver un commentaire de conclusion que n'aurait pas renié Michel Audiard :

"ferme ta braguette et tais toi"

Sextortion ...
In French, the word has a connotation of twist and I wonder in what direction ...
clockwise ? anticlockwise ?
in any event, that would be painfull
This small thinking following an anxiogenic news diffused to the radio 

Sextorsión ...
En francés, la palabra tiene una connotación de giro y me pregunto en qué dirección ...
¿Agujas del reloj ... Antihorario ?
En cualquier caso, eso será doloroso
Este pequeño pensamiento después de una noticia ansiogénica difundida a la radio