dimanche 12 mai 2013


Pour compléter la chronique...si le ciel n'est plus clément ces derniers jours, on compense.
Et pour que ça ne sombre pas dans l'oubli, parmi d'autres choses, notons ici:
   Des escalopes de ris de veau avec des morilles, un peu de pied de porc.
   Accompagnés par des asperges sur croûte feuilletée.
   Sur les asperges, une sauce beurre crème cerfeuil
   Sur les ris, sauce crème fumet des morilles avec un peu de Pinot Gris en finale
                                                       Pinot Gris 2007 de Charles Schleret

cette variété nous a permis de nous rendre compte que l'association couenne de pied et morille est fabuleuse. Un couple épatant dirait Lucas Belvaux.
Et avant que ce dimanche 12 mai se termine, une dernière photographie. Au début de ce chapitre, je parlais de l'orchis, elle se déploie, à preuve.
Par contre, le fleurs de la glycine attendent toujours un feu vert qui se fait attendre. A force, les feuilles seront présentes avant...

Hésitations


C'était à suivre...
et ça ne suit pas bien. J'hésite sur le traitement, j'hésite sur la façon de le faire, j'hésite sur la finalité...ça va faire pas mal de choses en rade...
Voilà, comme je ne sais quoi faire j'ai rapidement tourné deux petites choses et je vais essayer là dessus.
En voici une. C'est aussi en frêne, rapidement texturé, teinté avec encre "terre de Sienne brûlée" pyro sur le bord. J'ai passé deux couches de métal cuivre et sur la seconde, tout de suite de la patine bleue.
Résultat médiocre amélioré petit à petit par dépôt direct du liquide patine dans certains reliefs...pas génial...
Ce qui par contre est génial, c'est le beau temps dont nous jouissons pour le moment. Pas exagérément chaud, mais bien ensoleillé.
Résultat, les petits pois montrent leurs pousses et la glycine nous promet une floraison profuse...on attend


et pas que la glycine, l'orchis qui n'avait pas fleuri en 2012 pointe aussi

bref...tout arrive

et il n'y a pas que ce qui pousse. Ce qui ne pousse pas nous a fait prendre une décision tranchante...mais ça on en reparlera plus loin.

jeudi 2 mai 2013


Il y a quelques temps, j'avais commencé une pièce et j'en ai parlé ici.
Comme beaucoup d'autres, cette pièce connaît un temps mort. La page blanche.
L'indécision...bref c'est en rade.
Alors, en attente d'idées, en attente de (bonne) décision...je viens d’entamer cette pièce à partir d'une chute.
Le bois dans le sens du fil, c'est sur le bord d'une pièce en attente.
Sur une extrémité il y a pas mal de fissures et pas toujours des petites. Mais c'est justement de ce côté que les champignons ont fait le plus de décorations. Alors on va essayer de consolider ça avec des papillons.

Je regarde souvent VW, la pièce avec bord "naturel" et trois pieds et je me dis à chaque fois que sans cette corolle la forme générale serait pas mal non plus. Alors j'ai découpé un bloc pour essayer d'en faire une dans le genre. Et ce faisant j'ai mis la main sur ce bout de bois qui va me permettre de faire quelque chose plus petit, mais avec une prédominance verticale.

Entre pointes au début, j'ai ménagé une prise en compression en respectant le plus possible le volume (j'aurais pu faire en sorte de coller un martyr, mais alors on reparle de délais et il y a déjà pas mal de choses en attente)
Ceci ne nécessite pas d'illustration, mais à partir de maintenant, je vais essayer d'illustrer avec des photos groupées par deux dans une sorte de cadre "pellicule à grand-papa"
La marque du film - montrer pour apprendre - n'est pas anodine:
pour apprendre aux autres, sans doute. mais aussi parce que montrer fait mieux connaître à soi même...

J'ai donné une forme générale approximative et avec cette prise, j'ai creusé l'espace interne des pieds (la même technique que pour Victor Horta mais en moins compliqué)
Pour les découpes entre les pieds,quatre trous de 8mm 01 rectifiés avec mini râpe Milani®  02

(trois trous sont suffisants) et rejoints par traits de scie 03 et 04.

Rectification du fond de ce qui va devenir un bol avec l'outil Munro® 05
J'ai collé la partie base circulaire sur un martyr qui va me permettre de prendre dans un mandrin pour faire le creusage et pour terminer 06.
J'ai commencé le renfort par papillons en Partridgewood. J'ai choisi ce bois pour deux raisons
1/ j'en avais des chutes 
2/ contrairement à l'ébène que j'avais d'abord retenu, on devine facilement le sens des fibres et le ramage est assez particulier.
Pour information, ce bois est plus connu ici sous le nom de Wacapou
les papillons sont collés avec de l'Araldite®
Après un jour, la colle est bien polymérisée, on régularise au tour 07 et en avant pour le creusage 08.
Un petit incident: avec toutes ces fissures, le bois à force de vibrer (même en y allant doucement) a fini par cisailler le joint de colle et heureusement la pièce n'a pas eu de dommages. Bien content d'utiliser des tampons martyrs avec le centre bien imprimé. Il a suffit de reponcer recoller entre pointes et trois heures plus tard j'ai repris le travail.

Voilà, on peut considérer que la pièce est hors tour, il reste à individualiser les pieds, achever le ponçage et décider le traitement de l'intérieur des pieds.
Soit laisser le bois tel, soit pyrograver dans chaque intérieur des stries en relief qui pourraient faire penser aux ventouses qui équipent les tentacules...je n'ai que trois appendices, si sur chacun je trace trois séries, j'aurai neuf tentacules groupées par trois... bizarre, mais plus proche du nombre officiel, non ?

Mercredi 1 mai (le muguet était là...)
on rêve, on rêve, mais le bois pendant ce temps, il travaille lui.
J'écrivais ces considérations hier soir et ce matin je constate qu'une fissure à peine visible au fond du bol laisse maintenant passer la lumière.Cette fissure est déjà consolidée sur l'autre face non loin du bord...si elle s'étend, il n'est pas sorcier de deviner ce qui va se passer lorsque je désolidariserai les pieds...
le grand écart ouais...
Zut, il va falloir se fendre d'un sixième papillon. Et à placer entre les pattes de la bête en plus :( 09
Fallait pas pleurer...y a juste un peu de retard, mais on a le temps non ? 10



Et comme j'en ai pris le goût, une petite photo upside down

Et en prime il fait beau, les butineurs vont pouvoir visiter les fleurs de nos fruitiers.

mardi 30 avril 2013


Soleil (un peu)


Tout arrive (ou presque) à qui sait se montrer patient.
Oui, il a fallu tondre. Et pendant ce temps la nature se précipite, les premières fleurs pointent aux pruniers. Les épines fleurissent dans les bas...ce qui justifie le froid qui se représente. L'hiver des prunelliers.

Qui ne nous a pas empêchés le jeudi 25 avril d'effectuer une sortie entre Givet et Chooz.
Pas bien longue sans doute, mais ça nous a permis de réaliser un petit rêve: manger sur la terrasse en bord de Meuse au Callestien (il était grand temps, les propriétaires arrêtent en juin)



Journée quasi estivale et les jours suivants on a replongé dans le froid humide

jeudi 18 avril 2013


Les photos ne sont pas du jour. Si je les publie, c'est parce-que il y a eu récidive. Une fois passe...mais recommencer si près, c'est la condamnation ferme. Alors voila l'attendu
Sur une pâte (composition déposée sous secret) des fines tranches de lard fumé de la Forêt Noire ensuite oignons frits, une omelette dessus tout ça des feuilles d'ail des ours et des
tranches de Maroilles...
... avec de la bière (c'est le mieux)...aucune circonstance atténuante




Bon, plus léger maintenant:
Une manifestation qui se déroule pour l'instant à Bruxelles remet d'actualité les questions que je me posais et que je me pose encore au sujet de l'Art et plus précisément de l'Art contemporain. Selon ce que j'ai vu dans les articles qui en parlent il y a des choses agréables et d'autres qui laissent franchement interrogatif...mais sans doute que c'est moi qui suis particulièrement hermétique.

De mon côté très modestement j'ai commencé quelque chose mais ça pose toujours problème de parler de ça, de montrer des photos avant que d'aboutir. surtout que je ne sais même pas si je vais aboutir...
Je me lance,
c'est tiré d'un bout de frêne. L'idée première était de faire une forme dans le genre d'une petite courgette toute séchée qu'on a retrouvé en mettant de l'ordre au jardin
J'ai commencé par donner une forme un peu courbe, un peu déhanchée sur deux axes. Il y avait des fissures pénétrantes que j'ai consolidées avec des tourillons...
et puis cette forme qu'avait l'ensemble m'a bien plu, j'ai aussi eu l'envie de voir comment allait se comporter cette pointe avec tourillons...et j'ai décidé d'aller au devant d'une forme qui n'a plus de parenté avec la courgette.




Les veines du bois n'étant pas particulièrement spéciales, on peut texturer d'autant qu'il faudra penser à faire oublier les tourillons et les restes de fissures qui courent vers la pointe.

Alors on texture, cavalièrement. 
On pyrograve un peu pour marquer le bord.
Voilà où j'en suis. J'ai des idées, mais autre chose est de savoir si je vais m'y tenir.


Donc, à suivre.

Pour ce qui est du temps qu'il fait, nous ne parlons plus de neige. Dimanche, il a même fait franchement beau (du moins l'après midi) ce qui nous amène à travailler en extérieur et même que bientôt il faudra repenser à tondre.

mardi 9 avril 2013


En selle again...


...le retour du vélo (mais optimisme et courage requis)
Assez traditionnellement, aux environs de mon anniversaire nous faisons une petite escapade.
L'occasion de découvrir de nouveaux paysages, de nouveaux tronçons de canaux.
Cette année nous avons combiné avec la visite à Metz d'une exposition de matériaux de broderie,alors il fallait trouver quelque chose d'intéressant mais pas trop éloigné de Metz.
Décision prise d'aller voir le versant Marne du tunnel de Mauvage.

Départ le jeudi 4 avril, vent du nord-est, temps très froid et sec. Nous passons par Verdun, il y a longtemps. Ducher existe toujours, l'occasion d'acheter (encore) deux livres sur la Grande Guerre. Avec le centenaire qui se profile, on commence en trouver de plus en plus.
L'un est en rapport avec les combats de fin 1914 dans le Nord et à côté d'Ypres. Pas souvent abordés si ce n'est dans le superbe livre de Barthas et dans celui de Laurentin. Ici, c'est moins chaud, mais ça recoupe bien.
On s'est arrêtés pour pique niquer à la petite chapelle avant St Mihiel. Les vitraux sont encore entiers, mais l'abandon général est bien installé.
ça n'a pas traîné, on était gelés et franchement inquiets pour la faisabilité de la ballade.

Café à Commercy où il faisait toujours aussi froid et on rejoint la vallée de l'Ornain par de (très) petites routes dans un paysage de France profonde. Au travers du pare brise, le soleil qui a fini par se montrer nous chauffe agréablement.
On a pu rouler. Le relief nous a souvent protégés du vent et le décor valait bien un petit effort


Petit documentaire sur les traces

sur les témoins qui restent de la façon dont les bateaux étaient tirés dans le tunnel

sur les témoins de la présence du soleil


Le lendemain sous un soleil un peu plus voilé on a complété le parcours prévu


A Metz, le samedi matin il faisait bien froid. On commencerait à être habitués ?

Et le tournage dans tout ça ?
ça vient...ça vient.

jeudi 28 mars 2013


Dur, dure...de l'adjectif au verbe (au péjoratif présent) je parle encore du froid qui ne nous lâche pas. Témoin, cette brutale glaciation le samedi 23 mars
suivie de l'inévitable chute de neige le dimanche 24
Dans ces conditions, parlons de sujets d'intérieur car dehors le gel nous garde jalousement la neige

J'avais déjà entendu Sabine parler de la griffe de sa machine à coudre.
Au vrai, je ne la voyais pas ainsi...Mais c'est peut-être un travail en association ?

Moi, je me débrouille seul  ничего
C'est tourné à partir d'une improbable branche de cerisier. Jusqu'ici rien de bien spécial.
(comme l'indique le titre)


Là où cette pièce devient importante, à mes yeux du moins, c'est parce que cette branche, j'ai du la couper d'un cerisier que j'ai planté. Cette branche a subi une méchante grêle dans le début des années 80, elle en a de suite porté les stigmates. J'aurais sans doute du la couper alors, mais elle portait bien, alors je l'ai gardée jusqu'au delà du raisonnable.
Et c'est justement à cause de tout ce que je viens de raconter que je suis content d'avoir pu sortir une pièce de cette branche. C'est une sorte d'ultime sauvetage.

Voilà comment ça s'est passé:
Entre pointes, j'ai dégagé une sorte de discoïde en trouvant la place pour coller un tenon du côté le plus mauvais; ce côté deviendra la base. La pièce sera une sorte de bol avec le fond tout ravagé.
Lors de ce travail j'ai remarqué une fissure (et même appelons les choses par leur nom, une cassure) à un endroit où il ne restera pas beaucoup de matière. J'ai donc préventivement placé un petit papillon en bloodwood (récupération)
J'ai profilé l'extérieur, préparé la prise avec épaulement pour y coller un tenon et avant d'effectuer ce collage, j'ai retourné la pièce pour entamer le creusage en gardant toujours la tenue entre pointes.Je prévoyais de coller un renfort annulaire pour soutenir les "morceaux" lors du creusage...que de complications en perspectives...
Et ça fonctionnait bien, j'ai pu donner le profil intérieur sur la partie haute.
Les vides sont arrivés permettant de voir ce qu'on fait. J'ai diminué le calibre de la carotte sur laquelle appuyait la contre pointe. Jusqu'au moment où j'ai remarqué que cette carotte bougeait. Il y avait surtout dans l'épaisseur de cette carotte une inclusion d'écorce...bon, on ne peut plus compter sur elle...on retire la contre pointe (et le carotte suit) 
Reste plus qu'à coller un tenon martyr, reprendre dans le mandrin reprofiler délicatement le faux rond inévitable et.........
Mais l'épaulement que j'ai fait n'a pas l'air trop chétif...pourquoi pas avec un mandrin Multistar ?
Je n'ai plus qu'à travailler au centre. Si je parviens à faire ça délicatement ?
Et ça a marché
Donc, me voilà avec la pièce terminée de tournage, je réduis le plus possible la base, scie le tenon et hop !
Et voilà lundi 25 après un long et délicat ponçage hier, j'ai ce matin signé sur un bord (pas facile de trouver un endroit idoine) une légère couche d'huile danoise et on attend que ça polymérise.

Pendant ce temps on peut s'inquiéter de la façon dont la pièce peut être présentée. Je suis tout content d'avoir conduit ce sauvetage, d'avoir trouvé ce titre que je pense génial (ça n'engage que moi) un nid, ça se trouve dans des branches, dans des branches d'une haie d'épineux...je vais faire un tour au jardin, trouve les brindilles d'aubépine qui conviendront. Il faudra juste avoir la patience de les laisser sécher un peu pour les traiter. J'en avise déjà quelques unes qui formeront un beau support, je les maintiens en bouquet avec précaution  de la main gauche. Ça pique. Je dispose la pièce dessus pour voir.
Elle échappe à mes doigts...le temps de réaliser, j'ai entendu le petit bruit sec.
Et voilà...sauvetage du sauvetage. Araldite...les dents serrées.
On verra demain si je suis bon pour un papillon supplémentaire

Au vu des deux photos de présentation on aura compris que je m'en suis tiré à bon compte. Mais il faut admettre que cette présentation sur de tiges épineuses flexibles n'est pas à conseiller. Aujourd'hui lors de la séance photo, nouvelle glissade, mais pas de haut et sans mal. Faudra revoir la présentation.