lundi 15 septembre 2025

le moulin de Lomprez

Il y a bien des choses dont je devrais parler avant cette histoire :
autour de l'histoire Vireux
au sujet des travaux dans le nouveau terrain, de moins en moins nouveau... c'est fou ce que le temps passe vite
et d'autres choses...

Mais la visite du moulin, si je la remets, c'est garanti que j'oublierai alors...

C'était aujourd'hui la journée du patrimoine, enfin je crois. Sabine a dégoté dans je ne sais quel papier local qu'à cette occasion, les propriétaires du moulin banal de Lomprez petit village voisin de Wellin, font visiter leur moulin :
Témoin d’un savoir-faire ancestral, le moulin de Lomprez a conservé sa machinerie d’époque, offrant une plongée dans l’univers fascinant de la meunerie.
Ce moulin banal accueillait les villageois qui venaient faire moudre leurs céréales pour leur propre consommation ou pour nourrir le bétail. Restauré avec passion, au cœur de la Famenne, il raconte l’histoire des meuniers d’autrefois.
Les propriétaires vous invitent à les suivre pour une visite passionnante, suivie de la dégustation de gourmandises confectionnées à partir de farines du terroir, pains dorés et pâtisseries maison confectionnés avec soin à partir de farines du terroir.

On y va. Ce n'est pas bien loin de chez nous et c'était intéressant et instructif
le texte en petits caractères italiques est tiré d'un explicatif disponible sur le web
http://champjl.perso.libertysurf.fr/Moulins/mecanisme.html

Les moulins à eau "terriers" (par opposition aux moulins-bateaux) sont construits directement sur le cours d'eau ou, si le tracé du cours d'eau n'est pas propice à la construction, on capte l'eau et on l'amène jusqu'à l'endroit choisi par un canal de dérivation qui peut mesurer jusqu'à plusieurs centaines de mètres.
Pour pallier l'irrégularité du débit, certains moulins possèdent des bassins de retenue artificiels sur le canal d'amenée.
Un conduit, l'abée, relie le canal d'amenée ou le bassin de retenue au moulin. Ce conduit est fermé en aval par une écluse que l'on ouvre pour actionner la roue.
Pour que l'eau développe sa force motrice, il faut évidemment la diriger vers la roue qu'elle doit mettre en mouvement , par son poids ou par la manière dont elle en frappe les pales.
Roue verticale accotée au bâtiment : l'eau arrive au dessus de la roue par un petit canal et remplit les auges de la roue ce qui provoque sa rotation par gravité.



la force motrice est transmise vers l'intérieur par un moyeu en bois
et est distribuée par une kyrielle d'engrenages (dents bois contre dents fer)

Pour moudre le grain, le système est constitué de deux meules. La meule inférieure est fixe, on l'appelle meule dormante ou gisante. La meule supérieure tourne sur la meule inférieure grâce au mouvement de la roue ; on l'appelle meule courante, tournante ou volante.

ici le moulin dispose de trois systèmes de meules, tous trois horizontaux. Celui en face de Sabine est destiné à une graminée destinée aux bestiaux
Le grain est contenu dans une trémie en forme de pyramide renversée, à base rectangulaire. Maintenu à la trémie, l'auget est un organe régulateur de la distribution du grain : les effets de la gravité s'y combinent avec ceux de la trépidation. Celle-ci est imprimée par un frayon (ou babillard), cylindre de bois dur fixé sur l'axe de la meule volante dont les angles sont fortifiés par des touches en fer. Le frayon, en tournant, frappe l'auget sur le côté quatre fois à chaque tour de roue, dont chacun fait glisser une certaine quantité de grains. C'est le frayon qui est responsable du caractéristique tic-tac des moulins.
Le grain est ensuite acheminé vers le centre de la meule, nommé l'œillard où il s'infiltre entre les deux meules dont les faces sont creusées de sillons de manière à faciliter sa progression durant son écrasement. La mouture est expulsée vers l'extérieur par la force centrifuge. Pour qu'elle ne se répande pas partout autour des meules, chacune d'elles est enfermée dans un coffrage de bois circulaire. La mouture (farine et son) s'échappe, après avoir effectué un tour complet, par une trémie d'échappement qui aboutit dans une auge où elle est recueillie.
On récupère donc à la fois la farine et le son, qu'il faut ensuite tamiser pour les séparer. Les techniques s'améliorant, le tri s'effectue à la sortie des meules grâce à un blutoir. C'est un cylindre de bois en pente animé d'un mouvement de rotation grâce à un axe de fer. Des tamis de soie où la trame est de plus en plus lâche, sont tendus sur des liteaux supportés par des cercles de bois; on récupère donc successivement la fleur de farine, le remoulage et le son dans trois auges.

ici, le blutage s'effectuait en ligne, donc la meilleure farine se récoltait en début de parcours.



l'énergie motrice était fournie pour toutes les opérations par la grande roue actionnée par l'eau, mais actuellement comme bien on s'en doute tout le système est hors fonction. Il y aurait un sacré travail de restauration et de réglage à effectuer pour le rendre à nouveau fonctionnel 
le transport de farine ou des grains faisait parfois appel chaînes à godets...
 
en résumé, ce fut une visite bien intéressante

grâce à l'amabilité et la disposition des propriétaires qui partagent ainsi le plaisir de disposer chez soi de cette mécanique qui devient rare...

jeudi 24 juillet 2025

Un peu de tout...

Un peu de tout parce que c'est de souvenirs divers qu'il s'agit.
Repensant au train fatalement,
à quelle occasion particulière, cela m'échappe (je crois que le hasard a fait resurgir des images du viaduc de Recoumène, sur une ligne qui n'a jamais été équipée de ses rails et qui n'a pas non plus été finalisée pour ce qui est des œuvres d'art)
Le voici ce viaduc que nous n'avons encore jamais vu
mais il est vraiment élégant.

Un sujet en amenant un autre, c'est sur une autre ligne transverse Est-Ouest qui court plus au sud au travers des Cevennes et du causse du Larzac que je vous emmène.
Nous avons longé cette ligne abandonnée en juin 2015 mais voici deux choses dont nous n'avons pas rencontré la première.
Ce portail de tunnel j'aurais aimé pouvoir me rendre compte de l'écrasement que lui font subir les terribles pressions tectoniques. Mais il était défendu par une jungle épineuse...

la seconde je ne peux pas dire que je nous n'avons pas pu la voir, c'est notre voiture qui est en bas
c'est un viaduc presqu'aussi haut que le premier montré, mais moins élégant je trouve.
Mais il a soutenu des trains celui-ci... et toute cette ligne abandonnée, déferrée maintenant est plus qu'intéressante, à parcourir avec :
http://passes-montagnes.fr/htlm1/vf_vigan_tournemire-23.html
sur la page obtenue on trouvera les liens et plus encore.

jeudi 19 juin 2025

en sa quatrième année

le temps s'écoule, parfois comme une rivière tranquille, mais souvent comme un torent et alors on ne s'en rend compte qu'au sortir d'un rapide...
C'est donc en octobre 2021 que la clôture a été posée au terrain nouveau, et donc en 2022, en 2023 et encore en 2024 nous avons chassé la ronce qui tente de s'incruster sur SES territoires.
Pour garder en mémoire cette lute (qui est loin d'être terminée) et son résultat visible, voici l'aspect que livre un petit tour sous le beau soleil qui est souvent présent en mai-juin de cette année 2025
les photos sont numérotées chacune dans un coin







samedi 3 mai 2025

Avril, ne te découvre pas d'un fil. Mai, fais ce qui te plait !

Mais pas tous les jours heureusement...
On aura deviné que le temps s'est mis au beau, alors, avant que la tondeuse ne rase les fleurs que ce beau temps a fait éclore, on a fait un petit tour du jardin l'appareil photo en bandoulière pour garder souvenir de ce que la saison offre, ici la véronique
le lierre terrestre
à ne pas confondre avec les violettes qui, parfois blanches, ont maintenant disparu.
Pour ce qui est de disparaître, en voici qui resteront présentes une bonne pert de la belle saison, les pulmonaires


pour l'ail des ours, c'est la foule, mais attention, le temps passera vite
les jacinthes
les alliaires
stellaire des marais avec des petites renoncules à leur droite


les géraniums suivi des vesces (mais ceux là restent longtemps présents)


les pissenlits qu'on ne présente pas

et celles-ci qu'on attend avec impatience, les fraises des bois
Je ne parlerai pas des "monnaies-du-pape" ni des chélidoines et autres ancolies, pour passer de suite à la profusion des fleurs de clématites qui sont franchement dans le rôle des roses blanches disparues en 2018...
Les voilà avec les glycines

Mais, toujours au registre Jardins, autre chose :
enfin la découverte des "Jardins de Fiorine", un restaurant présent à Dinant depuis le début des années 80 que nous n'avions pas encore fréquenté.
Pourquoi ? on y pense et puis on oublie... l'aspect sérieux de la maison genre hôtel bourgeois grand siècle...
en tout cas, aujourd'hui 2 mai, on y est
détendus, sérieusement détendus.
et in fine, avec le muguet cueilli par l'épouse du patron
car ce n'est plus évident de trouver le muguet du premier mai dans un patelin qui n'a plus de commerce.
A moins bien sûr de le commander sur le web ou de le chercher en forêt... yaka

mardi 15 avril 2025

Vireux à petits pas durant ce premier trimestre

La recherche de documents est continue, et je reviens sur cette belle photographie de la décantation de Völklingen qui pourra trouver sa place dans l'espace utilisé sur le module en cours
Cette photo, dont j'ignore l'origine, fera un bon guide aux côtés d'une des nôtres, présentée ci-dessous, pour approcher autant que se peut la réalité en tenant compte de l'espace disponible et , éventuellement, du travail déjà réalisé.

Projet de construction des superstructures de ce poste de décantation.
- aux 4 coins du bassin, dresser 4 piliers qui vont supporter les pistes de roulement (à inventer encore en fonction de la réalité) d'un pont

- Ce pont aura 2 étages avec 2 passerelles de chaque côté du vide pour le passage des câbles,
 l'étage supérieur porte les rails de translation  d'un abri mobile sous lequel pendent les câbles auxquels on peut accrocher une  trémie

 Problème : il faut prévoir un "reposoir" afin de pouvoir permuter ces trémies...
 Voir si c'est possible entre les deux emplacements des trémies !!! mais ça ce n'est pas envisageable, alors on va permuter les trémies et il n'y en aura qu'une pour les voyages, la seconde dans sa cabane sera affectée à une décantation plus poussée… on dira ainsi… 

- Pour les deux étages, faire les faces des côtés d'une pièce
 longueur = 200 / 210 mm 
 la hauteur doit permettre la circulation sur la passerelle du bas soit 25 mm

Passerelles du haut = garde-fous à l'extérieur seulement
 Passerelles du bas = garde-fous extérieurs et intérieurs (garde-fous en fil laiton 0,3 et 0,4)

Pour les cadres qui solidarisent ces faces longues il faut prévoir un espace libre au centre de 35 mm (place pour le haut de la trémie)
 Les faces longues sont deux par deux avec espace intérieur de circa 9 mm
 Ce qui fait largeur totale de ces cadres de bout = circa 60 mm
 Hauteur totale 35 mm hors la tôle du bas qui cache le mécanisme de translation perpendiculaire à la longueur, (je planche sur ça pour le moment)
Il me restait de quoi faire des empreintes en silicone, j'ai donc suivi ce chemin 

Avec les empreintes faites, je commence la production
 On en parlera plus loin,  ça fait du boulot, mais c'est passionnant,(c'était le 03 nov. 2024)

Deux mois plus tard.
 De l'eau a coulé sous le pont de l'usine qui subsiste :-( et j'ai pu réfléchir.

 Je n'étais pas entièrement satisfait de ce que j'avais montré alors, 
l'idée de la station de décantage je la garde, mais le petit édicule en briques dont j'avais commencé la réalisation ne me plaisait pas trop...  
 d'abord, il est trop massif, trop dimensionné. Et puis, pour la toiture de bord ce n'est pas ça... (voir la photo dans l'intervention précédente)

 Aussi, gardant les grandes lignes, j'ai commencé un truc du même genre, mais plus léger 
Le bricolage qui voisine servira pour définir les dimensions à donner au support métallique de la trémie qui reste visible.
 Le portique en poutrelles dont je montrais le modèle en fin de la page précédente, c'est bien. Les éléments groupés deux à deux attendent la finition et l'assemblage 

voici après les garde-fous de l'étage inférieur et l'assemblage

Un deuxième ensemble qui est placé à 90° doit permettre à ce pont d'être déplacé afin de dégager les trémies (c'est comme ça que je le vois sur photos du site à Völklingen) voici un de ces deux portiques sorti de son complexe photographique, je vais essayer de faire quelque chose dans ce style

Ça prendra encore un certain temps, parce que, ce que je pondrai devra convenir à la place dont je dispose entre la voie de garage et le bord du module, il y aura encore sans doute l'une ou l'autre adaptation...
 Mais toute cette recherche si elle est longue est aussi très amusante.  
 Voici l'état actuel de comment s'arrangera ce coin de module, les ensembles dont je parle plus haut sont représentés par des tréteaux provisoires (afin de voir comment ça peut s'intégrer)
 Le support (provisoire aussi) de la seconde trémie est un rien plus léger...
 voilà l'aspect que cela donne

Ce n'est pas toujours facile de rester accroché à son sujet, nous aborderons bientôt le mois d'avril et c'est toujours en l'état

 En fait, il ne s'est pas passé beaucoup de choses depuis le début de cette année, mais quelques trucs quand même... si je ne les note pas cela se diluera dans le brouillard général des souvenirs...
 j'en étais au pont roulant qui manipule les trémies de décantation, il est toujours dans le même état, mais j'ai commencé à penser à son support et voici le modèle de poutre qui, en quatre exemplaires, va me servir pour essayer de faire quelque chose dans le genre visible sur les illustrations tirées de Völklingen, ce sera toujours mieux que les simplissimes ébauches rouges... 
La cage qui maintient la seconde trémie est à l'étude... j'essayerai d'être en gros, pas trop loin du modèle photographié à Völklingen

c'est un peu mieux

Maintenant, il faut mettre tout cela en place. Le petit montage temporaire (Tori qui a tout de même duré longtemps) donne une idée de la hauteur que devront avoir les supports :
 les poutres treillis sur lesquelles pourra en principe se déplacer le pont font 25 mm de hauteur en N
 le plan de déplacement du pont est à 98 mm du plan de module ce qui implique une hauteur des piliers de circa 77 mm (on peut sans doute descendre de 5 mm ?)
 les éléments constitutifs ont été coulés et montés, la fixation sur le plan de module sera comme celle des piliers de conduite gaz.
 La jonction du haut des piliers avec les plans de roulement se fera par bicylindre dia 8 mm au pilier et 8,5 mm entre les faces des poutres treillis (mesures à peaufiner pour chaque pilier lors de la façon sauf pour le 8,5 supérieur à tendre vers 8,4/8,3 pour tout le monde)
 Quelques temps plus tard  , voici la tête que ce coin du module présente...